Pierre Siquier : “faire reconnaître la générosité comme un complément de la solidarité”

Pierre Siquier :
notre objectif est de “faire reconnaître la générosité comme un complément de la solidarité”

Syndicat professionnel des associations et des fondations, France Générosités s’est donné pour mission de défendre, promouvoir et développer les générosités en France. Son président, Pierre Siquier, s’est exprimé le 23 juin devant les membres d’Un Esprit de Famille sur les combats qu’il mène actuellement : accroître la déduction fiscale des dons en 2020, développer les pistes ouvertes dans le récent rapport des députées Sarah El HaÏry et Namia Moutchou sur “la philanthropie à la française”.
 Défiscaliser tous les dons à 75 % en 2020

Au cours du deuxième trimestre 2020, les dons en France n’ont pas diminué en volume mais ont été fléchés essentiellement vers le Covid19. Les dons destinés à d’autres causes comme la recherche sur le cancer, le sida ou même l’environnement ont baissé.

Avec 87 représentants de fondations et d’associations, nous avons publié une tribune dans Le Parisien le 21 juin  où nous proposons des mesures incitatives pour prolonger l’élan généreux qu’ont demontré les Français pendant la période de confinement.

L’année dernière, les dons pour la reconstruction de Notre-Dame ont été défiscalisés à 75 % par le gouvernement, alors que n’avions rien demandé. Nous ne voudrions pas qu’en termes de fiscalité, il y ait de bons et de mauvais secteurs. Nous demandons donc que tous les dons soient défiscalisables à 75 % en cette année du Covid19 où les besoins sont immenses. J’avoue ne pas être très optimiste sur le fait que nous serons entendus…

                                         
                                                  Biographie

Dès sa sortie de l’Ecole Centrale de Paris, Pierre Siquier se lance dans la communication industrielle, qui deviendra la communication B to B. Il dirige pendant 20 ans sa propre agence, qui passera dans le giron de Publicis. En 2000, il crée, avec deux associés, l’un des premiers sites de recherche d’emploi sur Internet : Keljob, qui appartient aujourd’hui à Figaro classified. Parallèlement à ses activités professionnelles, il s’engage avec Nicolas Hulot, dès la création de sa fondation en 1992. Il en reste vice-président puis président jusqu’en 2012.

Pierre Siquier est également administrateur et membre du bureau de l’ONG Plan International. Il est nommé président de France Générosités en 2018.

Le rapport des députées Sarah El HaÏry et Naïma Moutchou sur “la philanthropie à la française”

C’est la première fois qu’un rapport propose une synthèse assez complète sur “la philanthropie à la française” dont on avait, jusqu’à présent, une image fragmentée. Je voudrais revenir sur quelques points essentiels.

1. Définir l’intérêt général
Obtenir un agrément fiscal pour l’intérêt général passe par le Conseil d’Etat et le ministère de l’Intérieur pour les FRUP (Fondations Reconnues d’Utilité Publique), par les préfectures pour les fonds de dotation… Et c’est le ministère des Finances  qui a le dernier mot pour définir l’intérêt général. Nous voudrions que des acteurs du débat participent à cette définition : la vision ne doit pas être uniquement fiscale. Le rapport soulève cette aberration.

2. Créer un organisme représentatif du secteur
Les décisions et le “paysage” de la philanthropie sont actuellement trop morcelés. La philanthropie et le mécénat ne sont pas représentés auprès du gouvernement ni au niveau interministériel : il faut discuter avec Bercy, le Conseil d’Etat, les ministères de la Culture, de l’Environnement, les préfectures…  Ce Conseil national de le philanthropie représenterait les donateurs, les opérateurs et les organismes de contrôle comme Don en confiance et IDEAS. Il pourrait être garant de l’intérêt général pour sortir du carcan fiscal actuel. Dans ce cadre seront débattus tous les problèmes qui concernent la philanthropie.

La constitution de cet organisme serait une reconnaissance de notre place dans la société : que l’Etat reconnaisse la philanthropie comme un élément complémentaire de l’action de l’Etat, la générosité comme un complément de la solidarité.

3. Eduquer à la philanthropie
Il faudrait que la philanthropie soit enseignée dès le plus jeune âge. En France, nous avons un effort très important à faire dans ce sens. Au Canada par exemple, le programme des collèges comprend 20 h annuelles obligatoires sur les thèmes non profit, ainsi que des actions individuelles à réaliser.

4. Motiver de nouveaux donateurs
Les donateurs en France sont relativement âgés, il faut aller chercher de nouveaux donateurs plus jeunes. Ils sont sensibles à de nouveaux outils, comme les médias digitaux mais aussi le face à face par la collecte de rue.

Les 30 à 50 ans sont dans la vie active et pris par le temps mais je suis convaincu qu’il n’y a pas assez d’apprentissage à la philanthropie. Plus on informe tôt les enfants, mieux la philanthropie se portera.

Il existe aussi un défaut de communication sur la mission sociale des associations et fondations, sur leur rôle d’innovation sociale dans des domaines comme la fin de vie ou la sortie de prison.

 

Geoffroy Roux de Bézieux : “Il y a des fractures dans la société française mais le dialogue est aussi bien présent” 

Geoffroy Roux de Bézieux :
“Il y a des fractures dans la société française mais le dialogue est aussi bien présent” 

Quelles premières leçons (prudentes) tirer de la crise du Covid-19 pour en réduire les conséquences économiques et sociales ? Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, a exprimé son point de vue aux membres d’Un Esprit de Famille le 19 juin, en insistant sur l’humilité qu’il faut garder face aux interprétations d’une crise aussi inédite et d’une telle ampleur.
 Des signes prometteurs

La crise du Covid-19 ne ressemble à aucune autre. Depuis le début du capitalisme, nous avons connu des bulles spéculatives qui ont éclaté dans un secteur ou un pays donné et contaminé ensuite toute l’économie, de la crise des tulipes en Hollande au XVIIIe siècle à celle des subprimes en 2008.

Actuellement, nous sommes face à l’inconnu, après la décision coordonnée et volontaire des Etats d’arrêter l’économie puis de la réouvrir progressivement. Même les économistes ne savent pas vers quoi nous allons… Cependant, depuis mi-mai, des signaux microéconomiques sont plus positifs que prévu, en France et dans le monde.

  • Les créations d’entreprises en France en mai ont rebondi, ce qui témoigne d’une vraie foi en l’avenir.
  • Depuis début juin, les ventes de voitures repartent fortement ; même stimulées par la prime à la casse, c’est un bon indicateur de reprise et de confiance des consommateurs.

Il y a des fractures dans la société française mais le dialogue est aussi bien présent : par exemple, 5 500 protocoles d’accords ont été signés pour la reprise du travail dans les entreprises. J’ai l’impression que les acteurs qui essaient d’avancer sont plutôt encouragés par l’opinion, c’est ce que je sens et ce que j’espère.

                                         
                                                  Biographie

Diplômé de l’Essec, grand sportif, capitaine de vaisseau de réserve, Geoffroy Roux de Bézieux démontre un goût prononcé pour le risque et l’entrepreneuriat. Cofondateur de The Phone House en 1996, il vend l’entreprise en 2000 mais en garde la direction générale jusqu’en 2004. En 2008, il est cofondateur du fonds d’investissement des entrepreneurs de l’Internet ISAI, notamment actionnaire de Blablacar. Il est président du fonds Notus Technologies depuis 2015. Il a été président de CroissancePlus de 2005 à 2008, de l’Unedic de 2008 à 2010. Il est élu président du Medef en 2018.

Des points saillants de la crise du Covid-19
  1. L’énorme aversion au risque des sociétés occidentales : or, le risque est consubstantiel de l’économie de marché ; une aversion également à ce risque qu’est la mort. En 1968, l’épidémie de grippe de Hong Kong a provoqué 3 millions de morts dans le monde et personne ne s’en souvient ; nos civilisations occidentales privilégient le prolongement de la vie, c’est un choix collectif sans discussion ni débat. Cette crise va marquer profondément la façon dont nous allons gérer le risque.
  2. Le couple liberté/responsabilité sur lequel reposent les démocraties occidentales a migré vers la norme/le contrôle de la norme : très peu de gens ont protesté contre les contrôles pour sortir de chez eux.
  3. L’Etat a développé une présence massive : nous n’en avons pas connu de telle depuis 1945. 500 000 entreprises ont demandé un prêt garanti par l’Etat ; au pic de l’épidémie, 8 millions de salaires ont été nationalisés : “L’Etat va tout faire” (Bruno Le Maire).
  4. Le lien entre global et local : l’aspiration est forte à retrouver une souveraineté locale mais avec des injonctions contradictoires car les citoyens veulent consommer localement mais ne veulent pas en payer le prix.
  5. Les injonctions contradictoires se multiplient : produire des masques en France pendant qu’on en achète en Chine ; décarboner l’économie et repenser les chaînes de production mais à bas coût…
A la reconquête de la souveraineté économique 

“Démondialiser” consiste à sortir du modèle low cost, il faut donc changer notre modèle de consommation. Je ne crois pas que “la sobriété heureuse” corresponde aux aspirations des citoyens. En revanche, on peut réfléchir à consommer moins d’unités de valeur avec plus de valeur ajoutée. C’est ce que nous  parvenons à réaliser dans l’agriculture biologique. Au Medef, nous poussons à un affichage pour informer du contenu carbone du produit : cela peut faire évoluer les modèles de consommation et de production. Je crois à l’incitation, pas à l’écologie punitive. Mais la fiscalité en France ne nous rend pas compétitifs.

Améliorer le partage de la valeur dans les entreprises

Nulle part il n’existe autant d’outils qu’en France pour partager la valeur, avec la participation et l’intéressement. En réalité, la valeur dans les entreprises n’est pas partagée entre deux acteurs, mais trois : les salariés, les actionnaires et l’Etat. Selon les chiffres de l’INSEE, le partage de la valeur dans les entreprises entre salaires et capital en France reste identique, la seule part qui ait augmenté depuis dix ans est celle de l’Etat.

Comment intégrer la RSE dans la performance de l’entreprise ?

Ce sujet prend de plus en plus de place dans les directions des entreprises. L’étape suivante est la comptabilité en triple capital : faire en sorte que les externalités négatives soient prises en compte. Il faut changer les normes comptables pour y introduire la RSE mais la concurrence doit suivre. Des réflexions intéressantes sont menées en Europe sur la taxonomie qui classe les entreprises en fonction de leur production de CO2. Je crois que la bonne solution est dans l’évolution des normes comptables et la création de nouvelles grilles de lecture pour changer de paradigme.

LA PHILANTHROPIE FAMILIALE
DANS LES MEDIAS

LA PHILANTHROPIE FAMILIALE
DANS LES MEDIAS

La philanthropie familiale mobilisée 

Challenges, 18 juin 2020

“L’association Un Esprit de Famille, présidée par Sabine Roux de Bézieux et qui rassemble une centaine de fondations familiales qui versent au total 200 millions d’euros par an à l’intérêt général, a mené l’enquête auprès de ses membres : 45 ont soutenu des actions d’urgence contre le Covid-19, 40 vont augmenter leurs dons.”

Sarah El HaÏry : “Notre pays est profondément engagé et philanthrope”

France Inter, 9 juin 2020

Députée Modem de Loire-Atlantique, Sarah El HaÏry est l’auteure d’un rapport sur la philanthropie. Elle est l’invitée de Mathilde Munos.

« Quand on fait des études sur le mécénat et sur la philanthropie, la fiscalité n’est jamais le premier point, c’est d’abord et avant tout une cause qui vous touche, c’est pour cela qu’une partie des propositions sont sur l’éducation à la philanthropie, je crois à cette culture nationale. »

« La philanthropie est une solidarité consentie, celle qui doit émerger par la propre volonté des citoyens. J’ai voulu que ce mot soit réapproprié par tous. Le premier des philanthropes est le bénévole, celui qui donne de son temps, également de son argent ou de ses compétences.”

La révision du mécénat des particuliers et d’entreprise à l’épreuve de la crise

Le Figaro, 9 juin 2020

Dans leur rapport remis à Édouard Philippe, deux députées appellent à revoir tous les dispositifs existants.

Les députées Sarah El Haïry (MoDem) et Naïma Moutchou (LREM) remettront ce mardi à Édouard Philippe leur rapport sur l’évolution du cadre de la philanthropie en France.
Qualifiée de “dynamique et inventive” dans le document que Le Figaro a pu consulter, la philanthropie joue “un rôle de ciment social et sociétal clé” en France.

Avec la crise, la philanthropie est en première ligne

Le Monde, 5 juin 2020

Après une année 2019 dynamique, le secteur des fondations fait face à nombre d’incertitudes liées à la situation sanitaire et économique.

Pendant la crise, les fondations ont réagi à l’urgence et mobilisé des centaines de milliers d’euros pour la santé, la recherche, le social. Et après ? « Nous incitons nos membres à poursuivre leur générosité envers les plus démunis, sans oublier les domaines parfois délaissés durant la crise, comme la recherche hors Covid-19 et la solidarité internationale  les impacts sociaux du confinement dans certains pays sans filet de sécurité pourraient être importants », explique Benoît Miribel, président du Centre français des fonds et fondations (CFF).

Jean-Jacques Aillagon : “Il faut garantir aux citoyens une part de responsabilité dans l’intérêt général”

Jean-Jacques Aillagon
“Il faut garantir aux citoyens une part de responsabilité dans l’intérêt général”

La loi du 1er relative au mécénat, aux associations et aux fondations, dite “loi Aillagon”, est le texte fondateur du mécénat et de la phlanthropie “à la française”. Jean-Jacques Aillagon s’est adressé en visioconférence le 3 juin aux membres d’Un Esprit de Famille : il a rappelé les contexte et les principes essentiels de cette loi et a exprimé ses espérances pour l’avenir de la philanthropie et de la culture.

 

Le contexte de la loi de 2003

“J’avais dirigé des établissements culturels, comme le Centre Pompidou, et mesuré à quel point la loi n’était pas incitative pour les soutenir financièrement.

Etant alors ministre de la Culture, j’avais cependant conscience que la loi ne devait pas encadrer seulement le mécénat culturel mais embrasser toute la philanthropie : la recherche médicale, la solidarité, la santé, l’alimentation d’urgence… tout ce qui concerne le développement de l’intérêt général.

J’ai souhaité aussi que les dispositions fiscales de la loi soient d’une très grande simplicité, d’où le choix de la réduction d’impôt plutôt que la déduction d’impôt. Le taux universel de réduction était de 60 %. Ce taux pour les particuliers a été porté à 66 %, ce qui est bénéfique mais s’éloigne de la simplicité initiale.”

                                          Biographie

Ancien ministre de la Culture sous la présidence de Jacques Chirac, Jean-Jacques Aillagon avait, auparavant, dirigé les Affaires culturelles de la Ville de Paris et présidé le Centre Pompidou. Il a, depuis lors, présidé TV5 Monde, installé la collection Pinault à Venise et dirigé Palazzo Grassi, présidé le Château de Versailles et les Arts décoratifs. Jean-Jacques Aillagon est, depuis 2014, président de la mission pour l’inscription de Nice sur la Liste du patrimoine mondial. Il est également conseiller de François Pinault dans ses activités artistiques et culturelles et directeur général de la Collection Pinault.

Les principes fondateurs de la loi de 2003

“Je n’ai cessé de vouloir affirmer certains principes :

  • le mécénat ne doit pas être « la jambe de bois » d’un Etat ou de collectivités publiques défaillants ; il ne justifie pas le désengagement budgétaire de l’Etat : les actions d’initiative privée sont légitimes à côté des actions publiques ;
  • il faut garantir aux citoyens une part de responsabilité dans l’intérêt général. Nous avions imaginé que seul l’Etat était garant de l’intérêt général, avec les collectivités publiques ; or, il appartient à chacun d’entre nous et aux entreprises de prendre une part de responsabilité, dans une fondation, une association, la participation à un parti politique… Une entreprise ou un individu n’aurait pas suffisamment de discernement pour évaluer de façon incontestable ce qui appartient à l’intérêt général ? C’est une façon de penser que je trouve incompatible avec la démocratie.
  • Le mécénat n’est pas une niche fiscale : il y a une part de générosité pure dans les dons, la loi invite les citoyens à payer un impôt supplémentaire, une sorte de don gratuit. Celui qui ne donne rien dépense toujours moins que celui qui donne.”
A propos des fondations familiales

« Les fondations familiales sont l’expression d’une des structures qui constituent la société. La famille a semblé se déliter au cours des dernières décennies. Or, on s’aperçoit que, dans des périodes de crise comme celle que nous vivons, elle fait office de socle protecteur. La famille est un cadre de stabilité, constitutif de nos sociétés. Il faut donc lui reconnaître ce rôle, et d’autant plus quand elle déploie des solidarités à l’extérieur d’elle-même à travers une fondation au service de l’intérêt général. »

L’évolution du mécénat et de la philanthropie 

Sabine Roux de Bézieux, Présidente d’Un Esprit de Famille : Un Esprit de Famille a entrepris une démarche de plaidoyer pour « la Fondation du 21e siècle » : une refonte des statuts des fondations vers plus de simplification et de souplesse. Croyez-vous des évolutions possibles ?

 Jean-Jacques Aillagon : la création des fonds de dotation, au statut très souple, a démontré que des évolutions importantes sont possibles. Il y a là un grand enjeu politique qui mérite un engagement fort de la part du gouvernement. La loi des finances 2020 a plafonné à 2 millions d’euros la capacité de mécénat des grandes entreprises. On essaie de raboter plutôt qu’encourager cette grande chance qu’est le mécénat pour la société… En 2003, le Président Jacques Chirac était lui-même très engagé. Aujourd’hui, l’Etat manque d’une doctrine et d’une vision globale de la philanthropie et de son avenir.

L’évolution de la culture après le confinement 

Tessa Berthon, deléguée générale d’Un Esprit de Famille : je m’adresse à l’homme de culture, comment voyez-vous l’évolution des entreprises culturelles après la crise dramatique qu’elles viennent de vivre ?

Jean-Jacques Aillagon : l’activité culturelle s’est quasiment interrompue pendant le confinement mais la culture ne s’est pas arrêtée. Chacun de nous a continué à exister en tant qu’être culturel. Une formidable créativité a émergé. Nous nous tournons vers l’Etat et les collectivités locales pour qu’ils prennent la mesure du problème, qu’ils financent la réouverture et la remise en fonctionnement des entreprises culturelles.

Coronavirus : UEDF se mobilise

Coronavirus : UEDF se mobilise

 

UEDF s’engage en faveur d’associations et de fondations qui oeuvrent pour ceux qui sont directement ou indirectement les plus touchés par le Covid-19 : maladie, solitude, précarité, éducation…

   

SynLab

SynLab accompagne les enseignants, les cadres et les formateurs à développer leurs potentiels

Contact : Florence Rizzo

Site web : Synlab

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L’arrêt du système éducatif, lié à la guerre sanitaire actuelle, aura des répercussions principalement pour les enfants issus des familles les plus défavorisées, ceux qui ont le plus besoin de leurs professeurs. Il y a donc un besoin urgent de répondre à la demande et contribuer à la continuité éducative.

Fondation AP-HP

L’AP-HP compte 39 hôpitaux en Île-de-France, emploie 100 000 salariés et reçoit neuf millions de patients par an.

Contact : Rodolphe Gouin

Site web : Fondation AP-HP

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Le fonds d’urgence lancé pour faire face à la situation actuelle a initialement été créé pour soutenir la recherche : d’abord pour le traitement de la maladie, puis pour trouver un vaccin. Aujourd’hui la question du soutien aux équipes médicales émerge. Or l’argent public ne pourra pas tout.

 

Entourage

Agit auprès des SDF, population particulièrement impactée par le Covid-19.

Contact : Jean-Marc Potdevin

Site web : Entourage

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Redonner un réseau à ceux qui n’ont plus de réseau : il s’agit de redonner leur dignité à la fois aux personnes de la rue et aux habitants en les intégrant dans un réseau citoyen. Entourage développe une technologie à rebours des réseaux sociaux traditionnels : centrale pour relier les individus mais qui s’efface au moment de la vraie relation humaine.

 

Empreintes

Empreintes accompagne les personnes en deuil. Dans le contexte sanitaire de surmortalité liée au Covid-19, son action est essentielle.

Contact : Marie Tournigand

Site web : www.empreintes-asso.com

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Être écouté, se sentir moins seul, avoir des repères sur le deuil, favoriser les rituels en contexte de confinement, telles sont les urgences. Via sa ligne d’écoute téléphonique gratuite et via les entretiens en visioconférence, Empreintes participe au relais des soignants et des services funéraires. Aujourd’hui et dans les années à venir, l’action d’Empreintes vise à prévenir durablement les risques de complication sanitaires, sociaux, économiques, familiaux liés au deuil.

Le Rocher Oasis des Cités

Actions éducatives, sociales, culturelles et d’insertion professionnelles auprès des habitants des quartiers urbains en difficulté. (éducation, soutien à la parentalité, insertion sociale et professionnelle).

Contact : Jean-François Morin

Site web : www.assolerocher.org

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La crise sanitaire et sociale que nous vivons aggrave de façon dramatique les inégalités sociales et économiques. Cette crise sanitaire, qui est aussi une crise humaine et sociale, frappe d’abord les plus fragiles. Nous devons repenser immédiatement et pour les semaines, les mois à venir, notre façon d’aider ces personnes et préparer l’après-crise. Plus largement, c’est l’occasion de réinventer notre action pour renforcer durablement le lien qui nous unit. 60% de nos équipes (responsables d’antenne, adjoint, volontaires du Service civique et stagiaires) sont restés habiter dans les 9 quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Le Soliguide par Solinum

Soliguide oriente efficacement les personnes en situation de précarité vers les services de première nécessité.

Contact : Victoria Mandefield (fondatrice et directrice de l’association)

Site web : www.soliguide.fr

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Action spécifique proposée pour faire face à l’urgence :

  • La plateforme Soliguide a pour mission de faciliter l’accès aux services de première nécessité et à la réinsertion, en apportant une information de qualité à tous ceux qui en ont besoin. Depuis le début de la crise, le service a été plus utile et a multiplié par 7 son utilisation. Face à la demande exceptionnelle provoquée par les mesures de confinement, la fermeture de nombreux dispositifs et l’isolement aggravé des personnes en situation d’exclusion, ils ont mis en place un plan d’action, qui implique :
  • La mise à jour complète des informations répertoriées et un investissement complet de leurs équipes pendant la durée de la crise pour rassembler, mettre à jour et diffuser les informations nécessaires,
  • Le développement de fonctionnalités spécifiques pour une coordination flexible et rapide avec les structures sociales qui utilisent nos données.
  • L’élargissement du référencement à toute la France (au-delà des 9 territoires déjà cartographiés) grâce à l’ouverture exceptionnelle d’un formulaire d’ajout collaboratif, la mise en place d’une stratégie de communication d’urgence, et la modération des structures ainsi ajoutées.

 

Pour assurer tous ces développements spécifiques et renforcer leur action pour répondre au mieux à l’urgence, ils ont besoin de 90K€.

Clubhouse France

Clubhouse vise à réintégrer socialement, civiquement et professionnellement les membres de nos clubs, personnes souffrant de troubles psychiques.

Contact : Philippe Charrier

Site web : www.clubhousefrance.org

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Avec le confinement dû a la crise sanitaire, les membres sont particulièrement touchés et en risque car les 3 clubs existants ont dû fermer physiquement.

Nous avons donc développé en urgence un “e-Clubhouse” via un dispositif comprenant des plateformes collaboratives, contacts téléphoniques et par Internet favorisant les échanges quotidiens et la cogestion entre membres – valeur centrale à Clubhouse pour leur réintégration, et les staff. Aujourd’hui près de 200 membres sont actifs sur Slack.

Cette crise sanitaire nous aura donc donné l’occasion de lancer un e-Clubhouse qui doit se structurer! Nous poursuivons aussi certaines sensibilisations et formations à distance, et nous mobilisons pour la sauvegarde financière des clubs.

Bergeries de Berdine

Accueil et inclusion de personnes fragilisées et marginalisées.

Contact : Vinciane Zelverte

Site web : www.berdine.fr

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L’accueil continue d’être assuré pour des bénéficiaires fortement à risque (santé, âge, condition physique…). La production agricole et artisanale n’est pas stoppée mais toutes les ventes, et donc les revenus associés, sont suspendus pendant la période du confinement. La présence d’un médecin bénévole sur place est de l’ordre du miracle ! Le ralentissement économique risque d’impacter notre soutenabilité économique et notre taux d’autofinancement. Les personnes accueillies sont confinées et ne peuvent plus s’ouvrir à l’extérieur comme précédemment (en allant sur les marchés, en livrant le bois…), ce qui a un impact moral et sur le ressenti d’isolement. Les parcours de chaque personne sont en suspens : annulation/report des rdv par les professionnels de santé, démarches administratives et sociales en attente… Notre public est pour la très grande majorité à risque. Nous avons en particulier des personnes âgées, malades (notamment de cancers), et des personnes dont le passif d’addiction rend la santé fragile. De manière générale, le public que nous accueillons depuis 45 ans à la Bergerie de Berdine est très touché, avec parmi notamment les personnes qui sont isolées, sans emploi, parfois sans domicile fixe et souvent hors des réseaux de suivi santé. La crise renforce notre volonté d’améliorer nos conditions d’accueil pour notre public : avoir plus de chambres propices à l’accueil de personnes très fragilisées. La crise fait aussi apparaître, à nouveau, notre chance d’avoir l’appui d’un médecin bénévole sur notre site.

IKAMBERE

Prise en charge globale des femmes en situation de précarité, vivant avec le VIH

Contact : Fatem-Zahra Bennis, directrice adjointe

Site web : www.ikambere.com

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Ikambere a dû fermer son accueil de jour aux femmes en grande précarité, atteintes par le VIH, particulièrement vulnérables au COVID 19. L’association continue de s’assurer que les logements de ses bénéficiaires sont adaptés au confinement, qu’elles aient de quoi se nourrir et qu’elles ne souffrent pas d’isolement et de discriminations. La fermeture du centre d’accueil de jour a un impact direct sur le suivi et le soutien que nous apportons quotidiennement aux femmes. Au sein du centre d’accueil, elles pouvaient bénéficier d’un repas complet et gratuit ainsi que de nombreuses activités favorisant le lien social et l’entraide mutuelle. Les femmes que nous accompagnons vivent avec une maladie chronique qui nécessite la prise d’un traitement quotidien. Du fait de cette pathologie, elles sont particulièrement vulnérables au COVID et nous devons tenter de nous assurer qu’elles ont accès à un repas afin de prendre leur traitement. La crise sanitaire accentue les besoins que nous observons au quotidien comme celui de lieux d’hébergement adaptés aux femmes vivant avec une pathologie chronique qui sont trop insuffisants ou encore le grand isolement et discriminations auxquels elles sont confrontées. Le modèle d’IKAMBERE repose en grande partie sur l’accueil physique inconditionnel. La crise nous oblige à repenser notre accompagnement et nos outils de suivi lorsque ceux-ci sont mis en œuvre à distance. Quels moyens (financiers et/ou humains) sont nécessaires pour apporter vos réponses à ces besoins nouveaux ? Financiers : la mise à l’abri et les aides financières.

Break Poverty Foundation

Opération « 10 000 ordinateurs. 100% de votre don sera affecté à l’achat et à l’acheminement des ordinateurs.

Site web : www.breakpoverty.com

En savoir plus
Alors que la pandémie du Covid-19 progresse en France, force est de constater que les familles les plus fragiles font déjà les frais d’une double peine : confrontées elles-mêmes à une perte de revenus, leurs enfants font souvent face à un défi insurmontable : continuer d’apprendre, sans en avoir ni les moyens, ni le soutien parental. Afin d’assurer la poursuite de l’enseignement, les écoles proposent le plus souvent des solutions numériques : visioconférence, mise à disposition de cours en ligne, etc. Mais pour beaucoup, cet accès à l’école à distance restera une cruelle utopie car il n’y a pas d’ordinateur ou de connexion à internet chez eux. Pour faire face à cette urgence, et permettre à ces jeunes de poursuivre leurs études à la maison, Break Poverty Foundation, Emmaüs Connect et le collectif mentorat se mobilisent pour fournir dans les plus brefs délais un ordinateur personnel à 10 000 jeunes afin qu’ils puissent se connecter à l’école à distance. Il est urgent d’agir ! Car pour un grand nombre de jeunes défavorisés, les risques de décrochage sont importants. Pour soutenir l’opération « 10 000 ordinateurs », rendez-vous sur www.breakpoverty.com 100% de votre don sera affecté à l’achat et à l’acheminement des ordinateurs. Un grand merci pour votre soutien !

Siel Bleu à distance

Une offre solidaire pour faire face au COVID 19.
Les conséquences du confinement sont préoccupantes pour toute la société : tous les travailleurs confinés ou au chômage partiel, leurs familles, les soignants ainsi que toutes les personnes fragilisées et leurs proches aidants…

Dans ce contexte, Siel Bleu s’engage pour que :

  • Le lien social perdure : c’est le fondement du collectif et un élément essentiel à notre santé,
  • Chacun continue à se sentir actif et acteur : Bouger et se mobiliser quand on est confiné est primordial pour conserver sa forme et son autonomie sur le long terme, éviter les douleurs et fragilités physiques mais aussi se sentir acteur de son quotidien !

Contact : Jean-Michel (06.88..16.82.02.) ou Floriane

Site web : www.sielbleu.org

En savoir plus

LE PROJET Siel Bleu, c’est habituellement 700 professionnels de l’activité physique adaptée qui accompagnent chaque semaine 140 000 personnes fragilisées (par l’âge, une maladie, un han- dicap, …). Durant le confinement, on vous propose à vous aussi des solutions pour maintenir le lien social et bouger. Tous ces outils vous sont proposés gratuitement car la santé ou le lien so- cial ne sont pas à vendre et, depuis toujours, notre mission sociale est de les rendre accessible au plus grand nombre. Nous voulons, en cette période difficile, continuer à adoucir le quotidien et changer les esprits sur le long terme. Comme nous l’avons toujours dit, l’activité physique nous permet de reprendre confiance, d’aller de l’avant et de créer des liens au-delà de toute barrière. Alors bienvenue à bord !
LES PROGRAMMES PROPOSES
1. Des séances d’activité physique à visionner en live (ou différé) chaque jour à 14h : www.facebook.com/ GroupeAssociatifSielBleu (accessible sans compte facebook)
2. Des séances vidéos accessibles en ligne : activité physique, diététique, détente, … des ateliers et défis à faire de façon autonome seul ou en famille chez soi, en groupe à distance avec vos amis et collègues, sur les lieux d’accueil de personnes fragiles. Ceci avec des contenus adaptés à vos conditions de pratique, vos capacités et vos besoins (postures en télétravail, bouger en confinement, activités adaptés aux publics fragiles, …).

3. Des fiches exercices pour composer son propre atelier : activité physique, idées recettes, … adaptées à chaque public. Tout est à votre disposition pour prendre soin de vous, de vos proches ou des personnes que vous accompagnez au quotidien. Tous ces outils sont disponibles sur le site de Siel Bleu : https://www.sielbleu.org/bouger-en-confinement

POUR SOUTENIR CETTE DÉMARCHE

Tout cela vous est proposé gratuitement. Pour nous permettre de continuer à accompagner des personnes fragiles après la crise, vous pouvez faire un don

L’atelier des artistes en exil

l’atelier des artistes en exil aae) se propose d’identifier des artistes en exil de toutes origines, toutes disciplines confondues, de les accompagner en fonction de leur situation et de leurs besoins, de leur offrir des espaces de travail et de les mettre en relation avec des professionnels (réseau français et européen), afin de leur donner les moyens d’éprouver leur pratique et de se restructurer.
L’atelier des artistes en exil développe également son propre festival pluridisciplinaire, Visions d’exil, en co-construction avec des lieux partenaires.

Contact : contact@aa-e.org

Site web : www.aa-e.org

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En février 2020, l’aa-e lançait une campagne de financement participatif pour financer sa classe de français « apprendre le français par l’art » et l’aménagement de ses nouveaux locaux… La situation exceptionnelle a fait changer l’orientation de sa campagne. En raison du confinement, l’aa-e fait face à une situation financière temporaire particulièrement alarmante entre ses subventions en attente pour 2020 et ses recettes habituelles (cessions et ateliers) annulées jusqu’à nouvel ordre : de nombreux artistes se retrouvent sans aucune possibilité de revenus et ne peuvent pas bénéficier des dispositifs de solidarité ou de chômage partiel mis en place par l’Etat et d’autres organismes. L’atelier a plus que jamais besoin de votre aide en attendant le redémarrage de ses projets… Soutenez, relayer la campagne de l’aa-e !

Intermèdes Robinson

Eveil éducatif, social et culturel pour enfants et familles en situation de grande précarité (bidonvilles, hôtels sociaux, cités)

Site web : www.intermedes-robinson.org

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Action spécifique proposée pour faire face à l’urgence : Veille alimentaire et sociale auprès des familles et enfants en grande précarité, visite et suivi systématique des hôtels sociaux et bidonvilles du territoire, aide alimentaire et matériel adapté à la petite enfance, persistance du lien et assistance au confinement (plus de 300 familles)

ANAK-Tnk

Venir en aide aux enfants les plus défavorisés de Manille : enfants des rues,  enfants avec handicap, enfants chiffonniers,  enfants des bidonvilles dans les domaines de l’éducation,  la santé, la nutrition et la protection.

Contact :   contact@anak-tnk.org

Site web : www.anak-tnk.org

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Ce confinement entraîne, à ce jour, deux types de dépenses supplémentaires :

1/ Augmentation des dépenses alimentaires

  • Augmentation du nombre de personnes à nourrir (beaucoup d’employés sont confinés H24, 7/7 dans nos centres)
  • Inflation du prix des denrées alimentaires

2/ Augmentation des charges salariales :

  • Rémunérer de très nombreuses heures supplémentaires pour les employés qui vont rester H24, 7/7 dans nos centres
  • Maintenir le salaire de ceux qui ne peuvent plus accéder à nos centres et que nous ne pouvons décemment pas arrêter de payer (l’état ne les aidera pas comme en France)

Budget : Estimation à ce jour: autour de 30-40 K€ environ
Budget amené à évoluer de façon exponentielle en fonction d’éventuels cas de covid19 à la fondation (dépenses médicales pourront alors être immenses), de l’évolution du prix des denrées alimentaires et de la durée du confinement

Le Théâtre du Cristal

Le Théâtre du Cristal a pour mission de garantir aux personnes en situation de handicap vivant dans la Val d’Oise un accès facilité à l’art et à la culture.

Contact : Olivier Couder contact@theatreducristal.com

Site web : www.theatreducristal.com

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Notre compagnie est composée de quatorze comédiens en situation de handicap. Ce que nous savons faire, c’est jouer, chanter, danser, toutes choses indispensables en temps d’épidémie mais difficilement exploitables en cette période forcée de repli et d’isolement. La vie de troupe est aujourd’hui à l’arrêt, le confinement rendant impossible toute rencontre physique et travaux en face à face. Les comédiens handicapés trouvent le temps long et il est urgent de leur proposer un projet fédérateur pour éviter le développement de la dépression et de l’angoisse. Nous pensons également à nos partenaires, les établissements médicosociaux, avec lesquels les projets artistiques dans le cadre du Pôle Art et Handicap, se sont arrêtés. Nous nous proposons de relever le défi, de briser l’isolement forcé dans lequel nous nous trouvons toutes et tous,  de maintenir ces temps de travail et d’échange et d’en faire un tremplin pour renouer avec notre public. Avec les outils existants, visioconférence, enregistrements ave un ordinateur, téléphone, nous souhaitons mener un travail à distance pour produire un travail artistique autour du théâtre et de l’épidémie. ‘Et si le théâtre était un virus, que nous apprendrait il de la situation dans laquelle nous nous trouvons ? Et qu’est-ce que l’épidémie peut nous apprendre du théâtre ?’ Le virus nous confronte à l’imprévu qui surgit sans crier gare, à l’impensable que l’on croyait à jamais proscrit. Et nous avons collectivement besoin de chercher du sens, nous nous interrogeons sur nos vies, sur la mort, sur la marche du monde.

Utopia 56

Aide alimentaire / hébergement / migrant / mise à l’abri des MNA. L’association UTOPIA 56 vient en aide aux réfugiés avec des actions 24h/24 et 7j/7 sur le terrain. Plus de 150 bénévoles sont mobilisés chaque jour pour des maraudes de distributions, des maraudes d’informations et de l’hébergement solidaire, à Calais, Lille, Paris, Rennes, Toulouse et Tours.

Contact :  Yann Manzi –  yann.manzi56@gmail.com – 06 29 48 54 45

Site web : www.utopia56.com/fr

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Très peu d’associations sont toujours actives aujourd’hui, Utopia 56 essaie de compenser cette pénurie de soutien auprès des populations les plus démunies.

  • Des maraudes de jour et de nuit, 7 jour / 7 : distribution de repas et de produits de première nécessité.
  • Accompagnement individuel pour trouver des solutions pérennes de logement.
  • Suivi des familles hébergeant des mineurs isolés via le dispositif ACCUEILLONS en collaboration avec Médecins Sans Frontières.
  • Mise à l’abri et suivi de familles et femmes isolé.e.s, à Paris, grâce à des paroisses et des cryptes qui ouvrent leurs portes.
  • Travail remarquable de recensement et de plaidoyer pour faire remonter la situation aux pouvoirs publics.

L’association repose essentiellement sur des bénévoles (un seul salarié par antenne) mais a besoin de dons car ils achètent des tentes, distribuent des repas, accompagnent des personnes à l’hôpital, ont besoin d’essence et de véhicules, payent des consultations médicales, … Et des PV pour “non respect du confinement” !

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Coronavirus : appel aux dons

 

COVID-19 – Faire face à l’urgence pour les plus démunis : Le Secours Catholique et la Fondation Caritas France lancent un appel au don

 
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Le virus fait des victimes sans distinction de couleur, de sexe, d’âge ou de position sociale.
Mais ceux qui vivent à la rue, dans des hébergements provisoires (hôtels sociaux), de fortune (squats, bidonvilles,…) ou sans ressources sont sans solution de protection face à cette pandémie.

Pour faire face à l’urgence de ceux qui n’ont rien le Secours Catholique – Caritas France et la Fondation Caritas France lancent un appel au don afin de :

  • Acheter des chèques services qui permettront aux familles démunies de faire leurs courses dans les magasins actuellement ouverts
  • Soutenir les acteurs associatifs qui accompagnent les plus démunis en cette période de crise sanitaire exceptionnelle

“Un grand geste de solidarité européen serait soutenu par l’opinion publique”

Jean-Dominique Giuliani :
“Un grand geste de solidarité européen serait soutenu par l’opinion publique”

Jean-Dominique Giuliani, Président de la fondation Robert Schuman, s’est adressé par visioconférence aux membres d’Un Esprit de Famille le 19 mai. Après avoir brossé un tableau synthétique sur le thème “D’où vient l’Europe ?”, il a résumé les principaux défis qu’elle rencontre acutellement.

 

Créée en 1991, la fondation Robert Schuman œuvre en faveur de la construction européenne. Elle développe des études sur l’Union européenne, ses politiques, et en promeut le contenu partout dans le monde. Elle provoque, enrichit et stimule le débat européen et apporte une aide concrète aux nouvelles démocraties.

Jean-Dominique Giuliani rappelle que l’Europe est un petit continent : 4 millions de km². Avec près de 500 millions d’habitants, l’Europe reste cependant la première puissance commerciale et le premier PIB de la planète.

D’où vient l’Europe ?

5 ans après l’arrêt des combats de la Seconde guerre mondiale, les bases de l’Union europénne ont rompu avec le cours de l’histoire guerrière du continent, qui était hérissé de murs et de frontières.

L’idée de Jean Monnet, portée par Robert Schuman, alors ministre des Affaires étrangères, était d’endiguer les logiques nationales, voire nationalistes. L’acte fondateur de l’Europe est la création de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA), en 1951. Puis la Communauté Economique Européenne fut créée en 1957 avec 6 membres.

La vision de Robert Schuman et Jean Monnet était de mettre en commun quelques intérêts économiques pour que, petit à petit, le partage de ces intérêts crée une union politique. Nous venons d’une Europe essentiellement économique : le marché unique puis la monnaie unique. Par 11 traités successifs, l’Europe s’est intégrée progressivement.

Cette union économique arrive au seuil de de l’intégration politique. Des chantiers à venir très importants touchent au domaine du régalien.

L’Europe, c’est le temps long…

Les défis de l’UE pour exister dans la rivalité entre la Chine et le USA et la montée en puissance de l’Afrique
  • Pour compter dans cette compétition, l’Europe a besoin d’un nouveau pas d’intégration économique. L’euro est devenu la deuxième monnaie de référence du monde mais loin derrière le dollar. Nous aurions besoin d’un Trésor européen, d’un politique monétaire plus agressive.
  • La deuxième priorité est sécuritaire : l’Europe s’est reconstruite pour la paix. Nous aurions besoin d’une armée européenne et en sommes très loin, même si un début de cooperation s’est esquissé.
  • Il manque une dimension politique que nos élites refusent de franchir. Il n’existe pas de sentiment d’appartenance européenne, les institutions européennes sont trop lointaines et compliquées.

Un grand geste serait soutenu par l’opinion publique. Mais chaque fois, les technostructures ou les dirigeants présentent cela comme quelque chose en moins. Le génie de l’Europe doit être d’additionner, de donner des possibilités supplémentaires.

La solidarité européenne a régressé du fait de l’élargissement car il est réalisé sur des critères économiques et non politiques. Le caractère inachevé de l’Europe n’est pas dû à son élargissement mais au défaut de discours politique. La fondation Robert Schuman travaille sur ces sujets.