Favoriser le bien-être est fondamental. Avec Gabriel Pacheco, Nouveau Monde

 Philanthropes en action #21

« Favoriser le bien-être est fondamental.
Pour davantage d’équilibre intérieur et de solidarité dans la société. »

Gabriel Pacheco, fondateur du fonds de dotation Nouveau Monde

    Quel a été le déclic de votre engagement philanthropique et pourquoi avoir créé un fonds de dotation familial ?

    Gabriel Pacheco :

    Mon moteur est de rendre à la société ce qu’elle m’a donné.

    J’ai été boursier tout au long de ma scolarité, et d’une certaine manière, j’ai conscience d’avoir été aidé et accompagné par le système méritocratique français.

    Je me sens aussi très privilégié d’avoir eu cette belle réussite entrepreneuriale et financière alors il me semble normal de contribuer en retour à l’échelle sociétale.

    Le fonds de dotation Nouveau Monde, avec l’aide d’une petite équipe opérationnelle, me permet de contribuer à l’intérêt général tout en dirigeant le réseau immobilier SAFTI que j’ai co-fondé il y a plus de 15 ans.

    La dimension familiale du fonds de dotation vient de la proximité avec mes frères et sœurs. J’avais envie de partager ce pan de ma vie avec eux et je les remercie d’avoir accepté de prendre part à cette aventure philanthropique ! Elle résonne beaucoup avec leur engagement : ma sœur est professionnelle de santé, mon frère dans la restauration végane et mon beau-frère a longtemps évolué dans l’agroécologie. J’ai aussi eu envie d’associer à cette belle action Sandra Françonnet, mon associée depuis plus de 20 ans et avec qui j’entretiens une relation de grande confiance.

    Votre fonds était initialement consacré au développement de la méditation. Pourquoi avoir élargi son champ d’action au bien-être mental ?

    Gabriel Pacheco :

    Le nom Nouveau Monde a toujours été pour moi la référence à un nouveau paradigme, un monde où les gens seraient davantage en harmonie avec eux-mêmes et donc avec les autres.

    Depuis le début de ce projet, la méditation nous apparaît comme un outil efficace de bien-être. Nous ne sommes pas les seuls à le penser : le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU que nous soutenons est en train de déployer à grande échelle dans son personnel une formation massive à la pratique de la méditation de pleine conscience afin d’encourager plus de clarté et de résilience dans ses rangs.

    Ma propre pratique méditative m’a beaucoup aidé au cours de ma carrière d’entrepreneur. Elle a contribué à mon ancrage, me permet de voir les choses plus clairement, d’être dans la relation avec les autres… C’est un facteur d’équilibre et de performance. Je pense vraiment que la méditation peut aider tout un chacun à être plus heureux dans sa vie et à apporter sa pierre à l’édifice.

    Mais après 2 ans d’accompagnement de projets basés sur le développement de la pratique de la méditation pleine conscience, nous avons compris sur le terrain qu’il existait d’autres pratiques tout aussi pertinentes pour améliorer le bien-être mental des personnes.

    Nous avons donc élargi la mission du fonds de dotation pour soutenir la diffusion de pratiques de régulation émotionnelle et relationnelle, principalement auprès des jeunes et des plus vulnérables.

    Scholavie, qui développe le bien-être et la réussite scolaire à l’école grâce aux compétences psychosociales, ou Propolis, qui utilise l’art du récit pour soigner des jeunes atteints de douleurs chroniques, en sont des exemples parmi d’autres que nous soutenons depuis le début d’année 2026.


     © Crédit photo : Propolis

     

    Vous dites que le bien-être mental est fondamental. Qu’est-ce qui freine aujourd’hui son accessibilité ?

    Gabriel Pacheco :

    Le bien-être mental est une composante essentielle de la santé, définie par l’OMS comme un état complet de bien-être total et pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité. Il est essentiel partout, tout le temps, pour chaque individu et pour vivre en société.

    Mais certains n’ont pas conscience qu’il y a des pratiques qui peuvent les aider à aller mieux. Ils n’ont pas connaissance de leur simplicité et de leur impact. Il y a parfois une forme de déterminisme, un manque d’ouverture à d’autres manières de vivre, notamment dans les milieux d’affaire ultra cartésiens. C’est aussi pour beaucoup un sujet de moyens, car on n’apprend pas à l’école à trouver son équilibre intérieur.

    Pour que des pratiques préventives soient largement diffusées, il manque également une prise de conscience collective des coûts de santé publique qu’elles permettent d’éviter.

    Notre budget annuel de l’ordre d’un million d’euros par an représente déjà un bel engagement. Mais les besoins sont immenses et nous ne sommes que peu de financeurs sur les questions de prévention en matière de bien-être mental.

    Beaucoup de projets ciblent les jeunes. Pourquoi en avoir fait une priorité ?

    Gabriel Pacheco :

    Les jeunes, c’est l’avenir de notre société. Un jeune sur 4 présente des symptômes de dépression : il est donc important d’aider au mieux cette population particulièrement exposée qu’il s’agisse de stress, d’éco anxiété, de problématiques relatives aux réseaux sociaux…

    C’est pour cela que nous avons soutenu des groupes de parole pour jeunes éco-anxieux et que nous sommes partenaires de l’Hôpital Robert Debré à Paris pour prévenir le risque de rechute suicidaire chez l’enfant et l’adolescent grâce à une thérapie basée sur la méditation de pleine conscience.

    Découvrir des ressources pour s’équilibrer dès le plus âge permet de mieux traverser la vie, ses crises individuelles et collectives, avec davantage de robustesse. Quand on comprend la polycrise vers laquelle nous tendons, il apparaît très urgent de considérer les questions de régulation émotionnelle et relationnelle des jeunes.

    Comment le « prendre soin » s’applique dans votre relation aux associations ?

    Gabriel Pacheco :

    Dans une relation d’accompagnement que nous souhaitons qualitative et personnalisée, Nouveau Monde est vraiment une ressource clé à destination des associations pour les aider, pour œuvrer à leur développement, pour accompagner et soutenir leurs représentants.

    Je pense à titre d’exemple aux ateliers collectifs proposés sur différentes thématiques comme les RH ou la communication, au cycle de Co-Développement entre dirigeants associatifs ou aux missions flashs destinées à aider les associations sur des sujets opérationnels.

    Très rapidement, nous avons souhaité créer et développer une communauté Nouveau Monde. Cela passe notamment par la proposition d’un événement annuel, célébration collective d’une journée ou plus chaque mois de septembre.


    Photo : Evénement annuel avec les associations

     

    Pouvez-vous nous citer quelques projets coup de cœur que vous avez soutenus ?

    Gabriel Pacheco :

    Nous avons soutenu 24 associations depuis 2024. Certaines de façon ponctuelle, d’autres dans la durée, une partie sur des montants conséquents et d’autres sur des soutiens plus modestes selon le niveau de besoin et de maturité de chaque structure.

    L’exemple le plus évocateur pour moi est certainement celle de l’association qui amène la pratique de l’attention en classe dans les quartiers prioritaires. De cette initiative émane actuellement une nouvelle structure dédiée au bien-être mental en milieu digital, Euneos.

    Les Eclaireuses et Eclaireurs de la Nature sont également emblématiques. Il s’agit d’un scoutisme autour de la proximité avec la nature, son respect et la méditation de pleine conscience grâce à des temps spirituels laïques de grande qualité.


     © Crédit photo : Eclaireuses et éclaireurs de la nature

    L’association Des enfants et des arbres qui renforce l’autonomie et la confiance des élèves en leur faisant planter des arbres à grande échelle sur des exploitations agricoles, est aussi un projet que j’aime beaucoup car il reconnecte les enfants à la terre, les agriculteurs aux écoles, le savoir à l’expérience.


     © Crédit photo : Jean-Luc Perreard 

     

    Pour conclure, comment voyez-vous les défis majeurs du bien-être mental des prochaines années et comment souhaitez-vous y répondre ?

    Gabriel Pacheco :

    En se projetant vers l’avenir il y a évidemment beaucoup de défis, en France et ailleurs. Avec Nouveau Monde, nous voulons y répondre avec beaucoup d’enthousiasme, d’envie de faire, d’aider, d’accompagner… Bref, d’apporter notre pierre à l’édifice !

    Nous ne sommes qu’au début de l’aventure, le fonds est en activité depuis à peine 3 ans et il y a encore énormément de choses à développer. Nous lançons d’ailleurs notre premier appel à projets à l’été 2026 pour identifier des pépites qui prennent soin du bien-être mental des jeunes et des plus vulnérables.

    J’espère du fond du cœur que davantage de philanthropes vont s’intéresser à ce sujet du bien-être mental car il est central pour atténuer les violences et mieux vivre ensemble.

     

     

    Tandem pour l’intérêt général : Anyama et France Répit

     Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l’intérêt général

    5 questions pour 1 tandem :
    Audrey Schmitt (fondation Anyama) et Laure de la Cotardière (France Répit)

    Qu’est-ce qui vous a convaincu Anyama de soutenir France Répit ?

    Audrey Schmitt, fonds de dotation Anyama :

    L’enjeu des proches aidants représente un défi sociétal et démographique majeur, malheureusement souvent invisibilisé. Ce qui nous a immédiatement convaincus chez France Répit, c’est la pertinence de leur modèle et leur capacité à penser le répit de manière globale, en intégrant les dimensions médicale, psychologique, sociale et environnementale.

    Au sein d’Anyama, nous sommes particulièrement attentifs au lien entre la santé et la nature. France Répit a su démontrer que l’environnement et les espaces d’accueil jouent un rôle thérapeutique fondamental pour les familles épuisées. D’autre part, nous avons été marqués par la solidité de leur vision stratégique et leur volonté de fédérer divers acteurs de terrain pour transformer durablement l’accompagnement des aidants.

    Qu’est-ce qui fait la force de votre partenariat avec Anyama ?

    Laure de la Cotardière, France Répit :

    La force de notre partenariat réside dans sa dimension globale et dans la posture singulière qu’adopte Anyama. Nous ne sommes pas dans une relation asymétrique entre un mécène et un bénéficiaire, mais dans une véritable dynamique de collaboration.

    Anyama comprend les réalités du terrain et accepte de s’engager sur le temps long, ce qui est rare et précieux. Le conseil d’administration d’Anyama et son équipe opérationnelle s’impliquent activement à nos côtés à travers un accompagnement extra-financier qui s’adapte à nos besoins. Ce soutien intellectuel nous offre un espace de réflexion sécurisant.

    C’est un partenariat exigeant mais qui respecte notre identité et notre propre rythme de développement institutionnel.

    Qu’avez-vous appris au contact de cette association ?

    Audrey Schmitt, fonds de dotation Anyama :

    Au contact de France Répit, nous avons compris qu’un soutien purement financier, s’il est indispensable, reste insuffisant pour garantir la pérennité d’un projet de cette envergure. Cela a renforcé notre conviction quant à l’importance de l’accompagnement extra-financier. Chez Anyama, nous essayons de nous positionner non plus comme de simples financeurs, mais comme de véritables partenaires, capables d’apporter une expertise en matière de gouvernance, de ressources humaines ou de structuration juridique.

    Pouvez-vous donner un exemple de ce que ce soutien a rendu possible ?

    Laure de la Cotardière, France Répit :

    Le soutien d’Anyama a été déterminant dans une phase charnière de notre évolution. Plutôt que de financer exclusivement des projets visibles du grand public, Anyama a accepté de soutenir notre structuration interne, un besoin vital mais souvent très difficile à faire financer. Leur appui nous a permis de consolider notre équipe et d’améliorer nos outils de gestion et de communication.


    Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

    Audrey Schmitt, fonds de dotation Anyama :

    La confiance mutuelle, l’exigence et la notion de temps long. Notre partenariat repose sur un dialogue transparent, où les difficultés peuvent être abordées sans crainte.

    Pour une fondation familiale, la clé n’est pas nécessairement d’apporter des montants colossaux, mais d’intervenir au bon moment et sur les bons leviers. Un financement ciblé, même modeste, couplé à un appui stratégique, offre un effet de levier considérable. Nous acceptons de financer ce qui est souvent délaissé par les subventions classiques : le fonctionnement, la structuration interne et le temps de coordination.

    C’est cette acceptation du risque structurel et cette volonté de construire une vision partagée, dans un cadre exigeant mais bienveillant, qui font aujourd’hui la réussite de notre tandem.

    Laure de la Cotardière, France Répit :

    La transparence, la proximité et la capacité d’adaptation. Avec Anyama, nous avons la liberté de partager nos doutes, nos vulnérabilités et nos ajustements stratégiques sans craindre de remettre en cause notre financement. Cette honnêteté intellectuelle est la clé de voûte de notre relation.

    De plus, la souplesse inhérente à une fondation familiale leur permet d’ajuster leur soutien à nos besoins réels, plutôt que de nous imposer un cadre rigide. Ils ont compris qu’une aide financière, même lorsqu’elle n’est pas assortie de montants démesurés, devient extrêmement puissante dès lors qu’elle est ciblée et assortie d’un accompagnement extra-financier.

    C’est cette alliance entre agilité, soutien structurel et exigence partagée qui garantit la pérennité de notre action commune.

    Tandem pour l’intérêt général : Tout Pour Etre Heureux et Plus Fort

     Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l’intérêt général

    5 questions pour 1 tandem à 3 :
    Jérôme Adam (fondation Tout Pour Être Heureux), Guénaëlle Pérelle et Sandrine Lamétairie (association Plus Fort)

    Qu’est-ce qui vous a convaincu de soutenir Plus fort ?

    Jérôme Adam, fondateur de la fondation Tout Pour Être Heureux  :

    Plus Fort est une pépite pour laquelle nous avons eu un gros coup de cœur.

    Depuis 17 ans, l’association agit pour renforcer la santé mentale, prévenir les comportements à risques et favoriser la réussite éducative et sociale, avec déjà 100 000 enfants et adolescents accompagnés et 2 000 adultes formés.

    Depuis neuf ans, elle déploie le programme « Plus forts ensemble » auprès des 6-11 ans, en mobilisant à la fois les professionnels de l’enfance, les parents et les enfants à l’échelle d’un quartier, entendu comme une école et son environnement. Cette approche systémique, encore rare, permet une action en profondeur et durable. Les professionnels formés deviennent autonomes et peuvent déployer le programme, notamment s’ils viennent à changer de quartier. Enfin, son impact se mesure aussi à son appropriation par les familles : il est aujourd’hui demandé par les parents eux-mêmes, et pas seulement par les écoles.

    Qu’est-ce qui fait la force de votre partenariat avec Tout pour être heureux ?

    Guénaëlle Pérelle et Sandrine Lamétairie co-directrices de l’association Plus Fort :

    La force de notre partenariat repose avant tout sur une confiance solide et une réelle liberté d’action accordée par la Fondation, qui nous permet de déployer nos initiatives au plus près du terrain.

    Nous partageons également une vision profondément commune : placer l’humain, l’éducation et le bien-être mental au cœur de chaque action.

    Grâce à ce socle, Plus Fort peut intervenir avec précision et pertinence, en s’appuyant sur une connaissance fine des besoins et des réalités vécues par les enfants, les familles et les professionnels de l’éducation à Marseille.

    Qu’avez-vous appris au contact de cette association ?

    Jérôme Adam, fondateur de la fondation Tout Pour Être Heureux  :

    Pendant deux ans, j’ai sillonné la France avec le film documentaire « Tout pour être heureux ? », à travers plus de 150 ciné-débats réunissant 18 000 spectateurs. Au-delà du constat alarmant sur notre jeunesse (un jeune sur quatre en situation de vulnérabilité psychique), j’ai mesuré le rôle clé des programmes de développement des compétences psychosociales (CPS) pour prévenir les comportements à risque (harcèlement, addictions…) et favoriser la réussite des jeunes. Encore insuffisamment soutenus en France, ces programmes sont souvent portés soit par le champ de la santé, soit par celui de l’éducation.

    L’association Plus Fort se distingue en créant un véritable pont entre ces deux univers, habituellement cloisonnés. La permanence psychologique intégrée au programme « Plus forts ensemble » en est une illustration forte : elle renforce la prévention, accompagne les jeunes et leurs familles, et favorise un dialogue essentiel entre éducation et santé.

    Pouvez-vous donner un exemple de ce que ce soutien a rendu possible ?

    Guénaëlle Pérelle et Sandrine Lamétairie co-directrices de l’association Plus Fort :

    Ce soutien nous a permis de répondre concrètement aux besoins exprimés par les familles du quartier Belle de Mai à Marseille, en déployant le programme « Plus Fort ensemble ». Porté par les psychologues de l’association sur trois ans, ce dispositif vise à renforcer les compétences psychosociales des enfants.

    En complément du soutien de la Cité éducative, l’appui de la Fondation nous permet aujourd’hui d’accompagner l’ensemble de l’école Cadenat ainsi que le centre social Belle de Mai.

    Au total, ce sont 400 enfants et leurs familles, ainsi que 30 professionnels, qui bénéficient de cet accompagnement structurant.


    Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

    Jérôme Adam, fondateur de la fondation Tout Pour Être Heureux :

    S’il ne fallait en retenir qu’une, ce serait l’alignement parfait entre la mission de la fondation et le programme « Plus forts ensemble »

    Ce programme couvre en effet les trois piliers d’intervention de la fondation :

    1. Le jeune, avec ses terrains de vulnérabilité : stress, angoisse, troubles…
    2. Son environnement, notamment ses deux premiers cercles de socialisation : la famille et l’école)
    3. Ses connaissances sur les comportements à risque et le développement de ses compétences psychosociales : confiance en soi, liberté de jugement, sécurisation affective.

    A cela s’ajoute une relation fondée sur une confiance et une transparence totale, aussi bien dans nos réussites que dans nos difficultés.
    Enfin, une conviction partagée : lorsque l’impact est là, il faut savoir rester agile. Éviter les lourdeurs inutiles pour concentrer l’énergie là où elle compte vraiment.

    Guénaëlle Pérelle et Sandrine Lamétairie co-directrices de l’association Plus Fort :

    1. Une vision commune forte
      Nous partageons la même ambition : agir simultanément et concrètement pour le mieux-être des enfants, des parents et des professionnels.
    2. Une complémentarité naturelle
      L’association Plus Fort apporte l’ancrage terrain, la proximité et la connaissance des besoins. La fondation apporte les moyens, la structuration et la capacité à donner de l’ampleur aux actions.
    3. Une relation de confiance
      Au fil du temps, nous avons construit une collaboration fluide, fondée sur l’écoute, la transparence et le respect des rôles de chacun.
    4. Une capacité à co-construire
      Les idées, les projets et les réussites ou les déceptions sont partagés, ce qui renforce le sentiment d’unité et d’utilité.

    En résumé, Notre succès repose sur un bel équilibre : des valeurs communes, des forces complémentaires et une relation humaine authentique.

    Actualités de la philanthropie Avril 2026

    Les actualités d'Un Esprit de Famille

    Les collectifs un Esprit de Famille : ce sont nos membres qui en parlent le mieux  !

    Découvrez notre vidéo de témoignages.

     

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    Un Esprit de Famille et Changer Par Le Don
    Les gouvernances d’Un Esprit de Famille et de Changer Par Le Don se sont rencontrées en vue d’un éventuel rapprochement entre les deux structures.
    Animées par la même volonté de développer la culture du don, un tel rapprochement apporterait encore plus d’impact à la philanthropie familiale en France.

    Un Esprit de Famille auditionné par le Sénat
    Le Sénat a créé une commission d’enquête sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droit privé et des risques en matière d’influence, d’absence de transparence financière et d’entrave au fonctionnement de la démocratie.
    Cette commission est présidée par Sonia de La Provôté et Colombe Brossel en est la rapporteure.
    Dans ce cadre, Un Esprit de Famille, représentée par sa présidente Sabine Roux de Bézieux, sa déléguée générale Guénola Désveaux, et un de ses membres Philippe Le Squeren (fonds de dotation Kiléma), ont été auditionnés le 17 avril dernier.
    Cette commission rendra ses conclusions dans un rapport qui sera publié courant 2026.

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    Ils nous ont rejoint !

    Bienvenue à :

    • Arnaud Fihol dont le fonds de dotation en cours de création se dédie aux causes de la santé et de l’entrepreneuriat.
    • Le fonds de dotation Gérard et Bernadette Mulliez qui œuvre dans les secteurs de la santé en lien avec l’alimentation et de la formation / l’accompagnement aux associations.

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    EVENEMENTS RÉSERVÉS A NOS MEMBRES A PARIS

    ► Mardi 19 mai (webinaire)
    Acteurs de Terrain : découverte de 5 associations
    Chaque année, Un Esprit de Famille donne la parole à des associations soutenues par ses membres.

    ► Mardi 26 mai (à l’initiative du Cercle Education Weber)
    « Les filles et les sciences : comprendre les freins, ouvrir les parcours »
    Chercheuses et actrices de terrain croiseront leurs regards pour décrypter les mécanismes de sous-représentation et identifier des leviers d’action concrets, notamment pour les acteurs de l’éducation et de la philanthropie.

    • Intervenantes :
      • Laure de Saint-Raymond – Mathématicienne, membre de l’Académie des sciences, professeure à l’ENS de Lyon
      • Charlotte Jacquemot – Chercheuse au CNRS, directrice du département d’études cognitives de l’ENS-PSL, auteure de l’étude « Ressenti et discriminations de genre : ce qui freine la féminisation des filières scientifiques »
      • Fatima Bakhti – Présidente de l’Association Femmes Ingénieures
      • Isabelle Huet – Directrice générale d’Elles bougent

      ► Mardi 2 juin
      « Transmettre un avenir souhaitable : quel engagement philanthropique pour les générations futures ? » 
      Une conférence inspirante organisée en partenariat avec la Fondation Caritas France

      • Intervenants :
        • François et Cybèle Lemarchand : Co-fondateurs de la Fondation Lemarchand et entrepreneurs engagés, François Lemarchand et sa fille Cybèle ont construit un projet philanthropique à l’intersection de la nature et de l’humain, articulé avec leur holding familiale. Ils témoigneront de leur démarche de transmission intergénérationnelle.
        • Niels de Fraguier : Entrepreneur, auteur, conférencier, co-fondateur de Vivøices, Niels de Fraguier incarne une nouvelle génération d’acteurs engagés pour un modèle économique et social régénératif.
        • Sylvain et Thomas Breuzard : Fondateur de Norsys et inventeur du concept de « Permaentreprise », Sylvain Breuzard, accompagné aujourd’hui de son fils Thomas, a bâti un écosystème d’engagement (entreprise, fondation actionnaire et réseau associatif) au service d’un numérique responsable et d’une société plus juste.

      ► Mardi 16 juin  (webinaire à l’initiative du Cercle Vulnérabilités)
      Etat des lieux et analyse du rapport des Français à la vulnérabilité 
      Résultats du Baromètre VULNERABLE 2024 réalisé par Advens avec l’IFOP

      RENCONTRES EN REGION RÉSERVÉES A NOS MEMBRES

      ► Prochaines réunions dans le nord :
      Jeudi 11 juin
      à Lille sur le thème de la philanthropie et l’insertion professionnelle.
      Lundi 15 juin à Lille sur le thème de la transmission intergénérationnelle.

      ► Prochaine réunion dans l’ouest :
      Lundi 1er juin et mardi 2 juin
      à Saint-Malo sur le thème des relations intergénérationnelles au sein des fondations.

      ► Prochaine réunion dans le sud :
      Mercredi 27 mai
      à Marseille, table ronde Un Esprit de Famille avec Sabine Roux de Bézieux, en partenariat avec La Provence.

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      NOS CERCLES & GROUPES DE REFLEXION

      • Le Cercle Citoyenneté travaille sur des problématiques en lien avec le vivre-ensemble.
      • Le Cercle Culture co-finance un projet autour de la culture et du handicap en partenariat avec le Théâtre National de Bretagne.
      • Le Cercle Environnement est co-animé par le fonds Yes Futur et le fonds Astrolabe.
      • Le Cercle Handicap est animé par HappyCap foundation
      • Le Cercle Insertion est co-animé par la fondation Acome et la fondation Cassiopée. Il a pour but d’échanger et de soutenir des associations en France dans le domaine de l’insertion et de la réinsertion par le biais de la formation et l’accompagnement de publics défavorisés ou éloignés de l’emploi.
      • Le Cercle Vulnérabilité approfondit chaque trimestre un sujet.
      • Le Cercle Weber soutient collectivement des associations dans le domaine de l’éducation.
      • Le Groupe New Gen réunit la nouvelle génération de philanthropes dont les perceptions et les formes d’engagement peuvent différer de celles de leurs aînés.
      • Le Cercle Santé – Bien-être est en train de se constituer

      Les actualités des membres d'Un Esprit de Famille

      ►► NOS INTERVIEWS DE PHILANTHROPES EN ACTION

      Philanthropes en action #20 : Promouvoir l’égalité des chances en faveur des filles et des femmes, avec Catherine Aiello Vernière et Fabrice Vernière, fonds de dotation Horizon(s).
      Découvrez leur interview

      ► Le fonds KILEMA a inauguré Kiléma Le Lieu, le premier tiers-lieu culturel pensé pour et avec des personnes en situation de handicap, et toutes les autres. Kiléma Le Lieu abrite une librairie accessible, un café inclusif, un espace de travail partagé et une programmation culturelle ouverte à tous.

      ► La fondation Hippocrène a remis ses 4 Prix Inspiring Young Europeans le 7 avril dernier. L’occasion d’annoncer le lancement d’un nouveau prix : Le Prix de la Citoyenneté développé avec le Cercle Citoyenneté Un Esprit de Famille.
       
      ► Le fonds Dapat a organisé la 5ème édition des Prix Dapat qui récompense celles et ceux qui agissent au quotidien pour rendre visibles les invisibles.

      ► Le fonds EGAL ACCES a organisé un webinaire sur la prévention et la lutte contre le harcèlement scolaireLien du replay (à partir de 4m30) 

      Les actualités de l'écosystème

      ► Premières Rencontres des Fondations Actionnaires organisées par Prophil et sa communauté De Facto
      Sabine Roux de Bézieux interviendra dans le cadre de cet événement qui se tiendra le 9 juin de 9h à 18h au ministère de l’Economie et des Finances.
      Pour s’inscrire

      ► Exilés, quel espace pour un regard chrétien ?
      Le 18 mai de 19h30 à 21h à l’Espace Bernanos – 4 rue du Havre – 75009 Paris
      Intervenants : Claire Dognin, déléguée générale de la Fondation Caritas France, Didier Fassin, professeur au Collège de France et Xavier Malle, évêque de Gap.
      Echanges animés par Jean-François Rambicur, président de la fondation Arceal, vice-président d’Un Esprit de Famille.
      Plus d’informations et inscription

      Lire Ecouter Voir

      • Philanthropie, la voie de l’optimisme :  témoignage de Sophie Lacoste dans cette vidéo, aux côtés de Sabine de Soyres. 
      • Changeons de cadre : c’est le titre de cet article de la Fondation de France qui invite à réfléchir au cadre fiscal et juridique de l’intérêt général pour une meilleure prise en compte des spécificités associatives. 
      • La philanthropie dans un temps de chaos : ou apprendre à naviguer sans boussole dans un monde de forte turbulences. Lire l’article paru dans Défis Humanitaires.

      Actualités de la philanthropie Mars 2026

      Les actualités d'Un Esprit de Famille

      Les collectifs un Esprit de Famille : ce sont nos membres qui en parlent le mieux  !

      Découvrez notre vidéo de témoignages.

       

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      Ils nous ont rejoint !

      Bienvenue à :

      • Frédéric et Géraldine Bardeau, cofondateurs du fonds de dotation Join Forces, abrité Roi Baudoin, dont la mission est de soutenir la convergence, la coordination et la consolidation des associations et des ONG.
      • Christophe Winckler, fondateur du fonds de dotation La Poule Rousse dont les 4 piliers d’action sont : Encourager l’écologie – Préserver la biodiversité – Renforcer le lien social – Prévenir les exclusions

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      EVENEMENTS RÉSERVÉS A NOS MEMBRES

      ► Le 10 mars
      Webinaire : La gouvernance des petites et moyennes fondations / fonds de dotation – Bonnes pratiques et témoignages 

      • Avec le témoignage de Didier Berthelemot (Le Chant des Etoiles), Cyril et Margot Maury (Après-Demain), Fabrice Vernière (Horizons).
      • Echange animé par Marie-Stéphane Maradeix, Chaire innovation sociale de l’ESSEC.

      ► Le 24 mars
      Webinaire : Comment mieux accompagner les associations ? Du simple soutien au véritable partenariat.

      • Intervenants : Suzanne Chami, Directrice de l’Institut IDEAS, Danielle et Patrick de Giovanni, fondateurs du fonds DAPAT et de DAPAT Tisseurrs de lien, Philippe Mobbs, responsable associé du programme bénévolat de gouvernance de Passerelles et Compétences, Sandra Barba de l’association Vivre Femmes.
      • Echange animé par Stéphane Godlewski, co-délégué UEDF Sud et DG Fondaher.

      ► Le 26 mars
      Webinaire : Mieux comprendre l’Aide Sociale et en décrypter l’actualité

      • Intervenant : Cécile Fara, Break Poverty
      • Echange animé par Mariane Gay-Wibaux, présidente exécutive de la fondation Cassiopée.

      ► Le 7 avril
      Webinaire : Découverte des lauréats Acteurs de Terrain 2026

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      NOS CERCLES & GROUPES DE REFLEXION

      • Le Cercle Citoyenneté travaille sur des problématiques en lien avec le vivre-ensemble.
      • Le Cercle Culture co-finance un projet autour de la culture et du handicap en partenariat avec le Théâtre National de Bretagne.
      • Le Cercle Environnement est co-animé par le fonds Yes Futur et le fonds Astrolabe.
      • Le Cercle Handicap est animé par HappyCap foundation
      • Le Cercle Insertion est co-animé par la fondation Acome et la fondation Cassiopée. Il a pour but d’échanger et de soutenir des associations en France dans le domaine de l’insertion et de la réinsertion par le biais de la formation et l’accompagnement de publics défavorisés ou éloignés de l’emploi.
      • Le Cercle Vulnérabilité approfondit chaque trimestre un sujet.
      • Le Cercle Weber soutient collectivement des associations dans le domaine de l’éducation.
      • Le Groupe New Gen réunit la nouvelle génération de philanthropes dont les perceptions et les formes d’engagement peuvent différer de celles de leurs aînés.

      Les actualités des membres d'Un Esprit de Famille

      ►► NOS INTERVIEWS DE PHILANTHROPES EN ACTION

      Philanthropes en action #18 : Soutenir l’innovation sociale et les alliances éducatives, avec Dorothée et Olivier Camino, fondation Altitudes. 
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      Philanthropes en action #19 : Accompagner la grande vulnérabilité, avec Didier Berthelemot, fonds de dotation Le Chant des Etoiles.
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      Philanthropes en action #20 : Promouvoir l’égalité des chances en faveur des filles et des femmes, avec Catherine Aiello Vernière et Fabrice Vernière, fonds de dotation Horizon(s).
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      ► Pour la 18ème année, la Fondation Feuilhade lance un appel à candidatures pour le Prix de la Solidarité de Proximité©.
      Le thème 2026 est « l’entraide face à la maladie ». N’hésitez pas à partager si vous connaissez des petites associations qui travaillent sur ce sujet. 
      Date limite de réception des candidatures : Vendredi 1er mai 2026 à minuit.

      Les actualités de l'écosystème

      Institut IDEAS : lancement du MÉTHODO IDEAS, un outil en accès libre pour aider les associations, fonds de dotation et fondations à mettre en œuvre, en autonomie, les 90 pratiques de gouvernance, finance, pilotage et évaluation, du Guide IDEAS. 

      Sénat : création d’une Commission d’enquête sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droit privé. Les auditions ont commencé en février 2026.

      France Générosités : décryptage de la loi de finance 2026.

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      Etude « Les temps de l’action philanthropique » 
      Réalisée par l’Observatoire Philanthropie & Société de la Fondation de France, cette étude met en lumière la diversité des approches adoptées par les fondations pour gérer différentes temporalités, entre soutien financier à court terme et action à long terme.

      Promouvoir l’égalité des chances en faveur des filles et des femmes. Avec Catherine Aiello Vernière et Fabrice Vernière, Horizon(s)

       Philanthropes en action #20

      « Pour faire progresser l’égalité des chances, il faut agir simultanément sur les représentations, les parcours et les organisations. »

      Catherine Aiello Vernière et Fabrice Vernière, co-fondateurs du fonds de dotation Horizon(s)

        Notre réflexion de philanthropie a germé dans notre esprit à partir de fin 2021.

        Rapidement, nous avons imaginé d’associer nos enfants à ce projet. Pour leur parler de cette idée, nous avons saisi l’opportunité, en juin 2022, d’un voyage en famille avec nos deux filles, notre nièce et leurs conjoints. Nous leur avons proposé de participer à notre aventure philanthropique et leur avons exposé les raisons de ce choix, que chacun, chacune était libre d’accepter. Quelques mois plus tard, en avril 2023, nous avons choisi collectivement les causes que nous souhaitions soutenir.

        La première s’est imposée naturellement : les Troubles du Neurodéveloppement.
        Notre fille aînée, Léa, est dyspraxique et nous avons vécu à ses côtés les défis liés aux adaptations nécessaires, notamment dans son parcours scolaire mais aussi dans la vie quotidienne de la famille. Soutenir et aider les familles confrontées aux TND est ainsi devenu le premier pilier de notre engagement.

        La seconde cause est née d’un constat partagé.
        Les conjoints de nos filles et de notre nièce, tous trois professionnels du numérique, soulignaient, tout en le regrettant,  la faible présence de femmes dans leurs métiers. Un constat que nous avions également fait dans le monde de l’entreprise. De cette réflexion est née notre volonté d’agir pour l’égalité des chances des filles et des femmes, de l’éducation à la vie professionnelle.

        Nous avons ensuite créé le fonds de dotation Horizon(s) en décembre 2023. Après plusieurs mois de structuration (gouvernance, logo, site internet,etc…), nous avons lancé nos premiers appels à projets sur les deux causes en septembre 2024. Entre les deux, nous avons rejoint le collectif Un Esprit de Famille pour pouvoir partager notre expérience avec des « pairs».

        Dans votre parcours, vous avez été témoins d’inégalités hommes – femmes dans le monde de l’entreprise. Vous êtes par ailleurs parents de deux filles. Comment ces deux réalités – professionnelle et familiale – ont-elles convergé pour donner naissance au fonds Horizon(s) ?

        Catherine Aiello Vernière et Fabrice Vernière :

        Le sujet de l’égalité femmes-hommes a toujours été central dans notre couple.

        Tous les deux Directeurs Financiers dans des entreprises de la Tech, nous avons veillé à organiser notre vie familiale et professionnelle de manière équilibrée. Cette logique d’équipe nous a d’ailleurs conduits à travailler au sein des mêmes entreprises sans difficulté. Nous avons naturellement transmis cette culture de l’égalité à nos deux filles. En leur rappelant qu’aucun métier ni aucune responsabilité n’est assigné à un genre, et que chacun doit pouvoir choisir librement sa voie.

        Voir aujourd’hui nos filles et notre nièce engagées dans leurs parcours professionnels et familiaux a renforcé notre conviction qu’il fallait agir plus largement. La création du fonds Horizon(s) s’inscrit dans la continuité de nos engagements personnels et professionnels.

        Nous avons abordé ce projet avec une ambition presque entrepreneuriale, tout en restant attentifs à préserver l’équilibre familial. C’est dans cet esprit que nous nous sommes faits accompagner afin de structurer notre démarche sans perdre ce qui en fait la force : sa dimension familiale.

        Le fonds Horizon(s) est une aventure philanthropique familiale. En quoi le regard et l’engagement de la nouvelle génération ont-ils influencé vos choix et vos actions ?


        Catherine Aiello Vernière et Fabrice Vernière :

        Nous aimons parler de la place de nos “jeunes” au sens large. Le fonds est gouverné de manière pleinement collégiale. Nous sommes huit administrateurs, chacun avec le même droit de vote.

        Nous sommes des participants à la fois actifs et intéressés de voir comment les jeunes générations appréhendent les sujets de philantrophie.

        Passée la surprise de s’être vus proposer de participer à cette aventure, nous pouvons constater qu’ils ont tous maintenant intégré cette dimension dans leur quotidien.

        Pour les projets 2025, tous les dossiers ont été étudiés et notés individuellement. Puis un top 5 a été retenu avant une analyse approfondie en binômes et une validation collective. Le processus, très participatif, s’est révélé exigeant en temps.

        Pour 2026, nous avons fait évoluer l’organisation avec la création d’un comité de sélection, chargé d’identifier les projets prioritaires avant leur examen par des binômes dédiés.

        L’engagement de nos jeunes est réel. Mais leurs vies professionnelles et familiales sont naturellement prenantes. Nous sommes donc dans une phase d’ajustement, afin de construire ensemble une philanthropie familiale durable, équilibrée et fidèle à notre ambition commune.

        De la scolarité à la vie professionnelle, vous accompagnez les filles et les femmes tout au long de leur parcours long. Quels sont les leviers sur lesquels vous avez choisi d’agir en priorité, et pourquoi ?

        Catherine Aiello Vernière et Fabrice Vernière :

        Les réponses à nos appels à projets nous ont confirmé qu’il fallait agir à plusieurs moments du parcours.

        Au-delà de l’orientation et de l’accès à l’emploi, il nous est apparu essentiel de traiter le sujet à la racine : les stéréotypes de genre, qui influencent très tôt les choix et les ambitions.

        Nous soutenons donc des actions dès l’école sur les représentations, puis au collège et au lycée pour favoriser notamment l’accès des filles au numérique.

        Nous accompagnons également des dispositifs de reconversion vers les métiers de l’informatique, ainsi que des initiatives promouvant l’entrepreneuriat et le leadership féminin.

        Concrètement, quels sont les projets que vous avez décidé de soutenir et comment viennent-il promouvoir l’égalité des chances en faveur des filles et des femmes ?

        Nous soutenons aujourd’hui six associations engagées en faveur de l’égalité des chances des filles et des femmes. Notre accompagnement peut être à la fois financier, ponctuel ou pluriannuel, et opérationnel, via du mécénat de compétences, y compris sur des sujets structurants.

        Nous accompagnons par exemple Becomtech dans son développement national, notamment sur le déploiement d’un CRM, et DesCodeuses dans le renforcement de son pilotage financier.

        Nous soutenons également Action’Elles sur un programme dédié au leadership et à l’entrepreneuriat féminin, ainsi que Les Pilotes sur un programme de rôle-modèles 100 % féminin.

        En amont, nous intervenons aussi sur la sensibilisation aux stéréotypes de genre, avec Pépite Sexiste et une initiative portée par la Région Normandie autour d’une fresque de la diversité de la mixité.

        Notre conviction est simple : pour faire progresser l’égalité des chances, il faut agir simultanément sur les représentations, les parcours et les organisations.

        Pour conclure, quels sont selon vous, les principaux enjeux pour faire réellement bouger les lignes ?

         

        Catherine Aiello Vernière et Fabrice Vernière :

        Nous sommes convaincus que soutenir des projets concrets qui luttent contre les inégalités de chances est indispensable. Chaque initiative compte et contribue à faire évoluer les trajectoires individuelles.

        Mais nous mesurons aussi que le véritable changement est sociétal. Il suppose d’agir en profondeur sur les stéréotypes de genre, sur les représentations, sur ce qui façonne très tôt l’idée que chacun se fait de sa place dans la société. C’est un travail de long terme, plus systémique, qui doit venir en complément des actions ponctuelles.

        Notre réflexion s’oriente aujourd’hui vers cette dimension : comment contribuer à ancrer durablement l’évidence que les femmes et les hommes doivent avoir les mêmes accès au sport, aux métiers, aux fonctions, aux mêmes rémunérations, etc ?

        Faire que les filles et les femmes disposent des moyens de réaliser pleinement leurs aspirations au même titre que les hommes n’est pas seulement une question d’équité. Cela rendra notre société plus juste, plus innovante et plus équilibrée, où chacun peut déployer son potentiel.

        Nous croyons en la force du collectif.
        C’est à cette ambition que nous souhaitons contribuer, humblement mais résolument.

        Un Esprit de Famille
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