Créer, faire vivre et dynamiser une fondation familiale

Family Business Network France (FBN France) a tenu sa réunion pleinière le 29 novembre au Philanthro-Lab sur ce thème. Six fondatrices ou membres de familles fondatrices adhérentes d’Un Esprit de Famille ont témoigné ce jour-là de leur expérience.

Philippe Grodner, président du FBN France, et Philippe Journo, président du Philanthro-Lab, ont ouvert les débats. Les deux tables rondes qui ont suivi étaient animées par Stéphane Godlewski, président de DoYouPhil et délégué général de Fondaher.

  • Construire et pérenniser sa fondation familiale

Les intervenantes (de gauche à droite sur la photo) :

  •  Faire vivre et transmettre une fondation familiale

Les intervenantes (de gauche à droite sur la photo) :

Dossier Jurisassociations : fondateurs de fondations

« Philanthrope et bâtisseur, le fondateur de fondation apporte incontestablement sa pierre à l’édifice de l’intérêt général. » Jurisassociations, bimensuel destiné aux organismes à but non lucratif, aborde dans son édition du 1er novembre tous les aspects du statut de fondateur.

Ce dossier très complet rappelle les aspects juridiques de la figure du fondateur, personne physique ou morale. Le projet philanthropique permet au fondateur de structurer son patrimoine en bénéficiant des nombreux dispositifs juridiques et fiscaux destinés à encourager la philanthropie.

Vous pouvez lire des témoignages de fondateurs qui illustrent la diversité des approches et des structures : choisir la forme juridique appropriée pour porter un projet d’intérêt général est essentiel.

Sabine Roux de Bézieux, présidente d’Un Esprit de Famille, appelle à « libérer la philanthropie en France » : « Pour doter la France d’un régime compétitif et incitatif, il est temps de rendre plus simples, lisibles, flexibles et transparentes les modalités de création des structures philanthropiques, leur gouvernance, leur suivi, leur financement. »

Naïma Moutchou, députée du Val-d’Oise et co-auteur du rapport La philanthropie à la française (2020) conclut : « Le statut du fondateur mérite que l’on s’y penche sérieusement parce qu’il est au cœur du modèle français de la philanthropie. »

Cliquez sur l’image pour accéder au dossier

Fonds et fondations, signez le Manifeste pour le Climat !

Visioconférence le 10 mai 2021

Lancée en 2020, la Coalition française des fondations pour le Climat (CffC) rassemble les acteurs de l’intérêt général dans un objectif commun : lutter contre le dérèglement climatique. Cet enjeu majeur concerne tous les fonds et fondations, quel que soit leur objet social. Les acteurs et les signataires de la CffC présentent sa genèse, sa gouvernance et ses actions.

Sabine Roux de Bézieux, présidente d’Un Esprit de Famille : « Un point qui me tient à cœur est le lien entre climat et pauvreté. Les dérèglements climatiques ont plus d’impact sur les populations les plus pauvres de la planète que sur les pays développés dans lesquels nous vivons. C’est une réalité qui doit encourager les fondations qui s’intéressent aux questions sociales et humanitaires à participer à cet engagement sans faille pour le climat. »

Benoît Miribel, président du Centre Français des Fondations : « Nous sommes tous concernés par le changement climatique dans nos façons d’agir. 87 fonds et fondations ont rejoint cette Coalition pour faire évoluer leurs pratiques. Au lien entre climat et pauvreté, on peut ajouter le lien entre climat et santé : l’évolution climatique agit sur la santé de la terre et des hommes. En décarbonant, on lutte contre la pauvreté et en faveur d’une santé durable pour tous. »

Marie-Stéphane Maradeix, déléguée générale de la Fondation Daniel et Nina Carasso, responsable du comité de pilotage de la CffC, rappelle la genèse de la CffC. « En 2019, seulement 3 % des fondations en France s’intéressaient aux causes environnementales, selon l’Observatoire de la Philanthropie… Je me suis dit qu’il fallait lancer un Manifeste qui ne soit pas trop engageant mais qui permette de créer une communauté de pratiques. Ce « réveil climat » est arrivé au bon momentum. Il faut y aller ensemble. »

Béatrice de Montleau, responsable de la CffC, détaille le fonctionnement et les actions de la CffC. Deux groupes de travail agissent actuellement :

  • le groupe ODD : mieux appréhender l’ensemble des ODD dans les actions des fonds et fondations ;
  • le groupe Finance et Climat : comprendre les enjeux climatiques dans l’investissement, référencer les instruments financiers qui les prennent en compte.

 

Guillaume Decitre, président fondateur du Fonds de Dotation Decitre, et Dorothée Merville, déléguée générale de la Fondation Hippocrène, apportent leur témoignage en tant que signataires du Manifeste.

La course au changement du bateau LinkedOut (visioconférence)

Visioconférence le 3 mai 2021

Porté par l’association Entourage, LinkedOut est un programme de partage de réseau professionnel avec ceux qui n’en ont pas. Voici un exemple de stratégie d’alliance gagnante : un dispositif de remise à l’emploi innovant, une entreprise engagée et un sportif de haut niveau. Les protagonistes nous font partager cette expérience qui a reçu un trophée Sporsora du marketing sportif.

Jean-Marc Potdevin, président et fondateur d'Entourage

Jean-Marc Potdevin, président et fondateur d’Entourage 

Le bateau LinkedOut est la rencontre de 3 hommes et 3 univers : l’entreprise, le sport et l’action sociale.

Entourage permet à chacun d’agir pour les personnes exclues en créant du réseau autour d’elles. Concrètement, Entourage est aussi une application mobile qui connecte les voisins avec les sans-abris afin de les relancer dans un chemin de vie.

Un certain nombre de personnes sans-abri ont la capacité et la motivation pour travailler. Le programme LinkedOut leur donne la visibilité pour accéder à des opportunités d’emploi par la viralisation des CV et l’accompagnement par des coaches bénévoles. Ouvrir des postes à des personnes exclues (SDF, jeunes sortant de l’ASE, primo-arrivants en France…) est une richesse pour l’entreprise et ses équipes. La première promotion d’une quinzaine de personnes en 2019 a eu un beau succès.

Nous réflechissions au modèle économique de LinkedOut : le Vendée Globe a une grande exposition médiatique et donne de la visibilité.

J’ai rencontré Alexandre Fayeulle qui s’est emparé du sujet, ainsi que son entreprise Advens. Nous nous sommes rendus au Havre avec 5 membres du Comité de la Rue d’Entourage (SDF ou anciens SDF) pour rencontrer le skipper Thomas Ruyant : pouvaient-ils se reconnaître dans ce projet ? L’un d’eux, Eric, nous a convaincus : « Pour une fois, on va nous donner le plus beau, le meilleur pour notre cause, pour faire entendre notre voix. »

Nous avons décidé de tout miser sur la remise en emploi de nos candidats en mettant en valeur la marque LinkedOut sur le bateau.

En 2020, 200 entreprises ont envoyé des offres d’emplois pour nos 80 candidats. 32 d’entre elles ont recruté 44 candidats. En 2021, LinkedOut se donne l’objectif ambitieux de 150 candidats à Lyon, Lille et Paris.

Aux couleurs de LinkedOut, le bateau va participer prochainement au Tour de l’Europe. Une promotion de jeunes sortant de l’Aide Sociale à l’Enfance suivre avec attention ce Tour réalisé par Thomas.

Alexandre Fayeulle, président et fondateur d'Advens,

Alexandre Fayeulle, président et fondateur d’Advens, leader français de la cybersécurité, et sponsor du bateau LinkedOut 

En particiapant au Souffle du Nord en 2016, qui a financé la participation d’un bateau au Vendée Globe pour mettre en avant le projet Imagine, j’ai compris la formidable alchimie entre un événement sportif et une association.

Avec Thomas Ruyant, nous avons monté un projet sportif très performant pour le Vendée Globe 2020. Nous voulions recréer sa dimension sociétale pour offrir à une association toute la puissance médiatique et mobilisatrice du Vendée Globe. L’impact sociétal est ma raison d’être personnelle et la raison d’être d’Advens, qui fédère les 250 collaborateurs.

J’ai découvert LinkedOut qui rend l’inclusion accessible à tous, grâce à des outils très simples. Avec Thomas Ruyant, nous avons validé le naming du bateau pour LinkedOut à la place d’Advens.

Nous avons pris conscience des enjeux de l’exclusion et sensibilisé les collaborateurs d’Advens. Près de 10 % d’entre eux se sont mobilisés pour devenir coaches des candidats LinkedOut. Nous avons aussi mobilisé nos clients. Nous cherchons à rendre certains métiers de la cybersécurité accessibles à des personnes exclues.

Ce modèle de sponsoring innovant a eu beaucoup d’écho. Les entreprises et les marques ont aujourd’hui l’obligation de donner du sens à leurs activités, avec sincérité, si elles veulent continuer à attirer les talents et les consommateurs. C’est un mouvement de fond dans l’économie et tout le monde est gagnant.

Alexandre Fayeulle, président et fondateur d'Advens,

Alexandre Fayeulle, président et fondateur d’Advens, leader français de la cybersécurité, et sponsor du bateau LinkedOut 

En particiapant au Souffle du Nord en 2016, qui a financé la participation d’un bateau au Vendée Globe pour mettre en avant le projet Imagine, j’ai compris la formidable alchimie entre un événement sportif et une association.

Avec Thomas Ruyant, nous avons monté un projet sportif très performant pour le Vendée Globe 2020. Nous voulions recréer sa dimension sociétale pour offrir à une association toute la puissance médiatique et mobilisatrice du Vendée Globe. L’impact sociétal est ma raison d’être personnelle et la raison d’être d’Advens, qui fédère les 250 collaborateurs.

J’ai découvert LinkedOut qui rend l’inclusion accessible à tous, grâce à des outils très simples. Avec Thomas Ruyant, nous avons validé le naming du bateau pour LinkedOut à la place d’Advens.

Nous avons pris conscience des enjeux de l’exclusion et sensibilisé les collaborateurs d’Advens. Près de 10 % d’entre eux se sont mobilisés pour devenir coaches des candidats LinkedOut. Nous avons aussi mobilisé nos clients. Nous cherchons à rendre certains métiers de la cybersécurité accessibles à des personnes exclues.

Ce modèle de sponsoring innovant a eu beaucoup d’écho. Les entreprises et les marques ont aujourd’hui l’obligation de donner du sens à leurs activités, avec sincérité, si elles veulent continuer à attirer les talents et les consommateurs. C’est un mouvement de fond dans l’économie et tout le monde est gagnant.

Découvrir la Fondation du Patrimoine avec Guillaume Poitrinal (visioconférence)

Guillaume Poitrinal : « La Fondation du Patrimoine est déjà intervenue dans plus d’une commune sur deux en France »

Visioconférence le 29 mars 2021

L’incendie de Notre-Dame a mis en lumière la Fondation du Patrimoine, qui a recueilli les deux tiers des fonds collectés : c’est le plus grand mouvement de philanthropie jamais connu. Mais la Fondation organise actuellement 1700 collectes sur son site Internet pour restaurer un patrimoine non classé certes moins prestigieux, mais qui contribue à la fierté locale et à l’attractivité du territoire. Guillaume Poitrinal, président de la Fondation du Patrimoine, nous présente ses actions et ses enjeux actuels.

La Fondation du Patrimoine a sauvé le magnifique théâtre à l’italienne de ma ville natale, Châtellerault, qui était resté fermé pendant 15 ans. C’est ainsi que j’ai découvert cette formidable institution, créée par Jacque Chirac en 1996. Auparavant, aucune institution ne prenait en charge le patrimoine vernaculaire, non classé, de nos campagnes.

Les fondateurs sont des grandes entreprises du CAC40 ; la Fondation rassemble 70 salariés et un réseau de 700 bénévoles à travers toute la France. Bien que de caractère privé, ses statuts sont inscrits dans une loi de 1996.

 

Deux modes d’action
  • Délivrer des labels pour que les propriétaires puissent déduire de leurs impôts les travaux qu’ils réalisent sur des monuments non classés d’intérêt patrimonial.
  • Organiser des collectes de fonds : 1700 collectes pour le patrimoine sont ouvertes sur le site de la Fondation, notamment pour restaurer des églises que les maires n’ont plus les moyens d’entretenir. Nous menons ces collectes en partenariat avec de petites associations ou fondations qui nous demandent de l’aide. La fondation du Patrimoine participe et attire d’autres donateurs, publics et privés.

Les bâtiments à restaurer sont des églises, moulins, théâtres, ponts, vieilles locomotives, vieux avions, maisons d’auteurs (Victor Hugo à Guernesey)…, ainsi que le patrimoine naturel, le patrimoine industriel.

Nous sauvons 120 bâtiments par an mais recevons 3000 dossiers : les besoins sont énormes.

 

Nos enjeux actuels
  • Recruter des bénévoles : la Fondation est déjà intervenue dans plus d’une commune sur deux en France. Les bénévoles de terrain sont essentiels, qui montent une association pour sauver un patrimoine local et bénéficient de l’aide de la fondation du Patrimoine pour y parvenir. Nous cherchons actuellement des bénévoles plutôt féminins et en activité pour diversifier les profils. Il faut savoir que le National Trust en Angleterre, équivalent de la fondation du Patrimoine, rassemble 30 000 bénévoles.
  • Etre plus présents sur le numérique, les réseaux sociaux.

Un budget en forte croissance

Le budget de la fondation s’élevait à 30 millions € en 2017. Je me suis donné pour objectif de doubler ce budget en 4 ans. La fondation est affectataire des successions en déshérence, qui sont en diminution. Nous recevons des legs, donations, mécénats d’entreprise. Nos ressources ont été diversifiées : le loto du Patrimoine est un tirage supplémentaire du loto, qui fonctionne bien, ainsi que des jeux de grattage. Un projet par département et un projet par région chaque année bénéficient chaque année de ce loto.

La collecte après l’incendie de Notre-Dame nous a permis de progresser. Nous pouvons être plus efficaces dans la gestion des collectes et la fidélisation des donateurs. Les dons que nous recevons s’étendent de 50 centimes à 100 millions €. Mais la crise sanitaire à réduit de 20 % notre en 2020.

Guillaume Poitrinal est chef d’entreprise. Il a débuté sa carrière chez Morgan Stanley avant de rejoindre Unibail-Rodemco qu’il dirige de 2005 à 2013. Il démissionne pour créer Woodeum puis WO2, deux promoteurs immobiliers spécialisés dans la construction bas carbone et le bois. Dans le même temps il lance le fonds d’investissement ICAMAP, spécialisé dans l’immobilier bas carbone. Il est président de la Fondation du patrimoine depuis 2017 ; son mandat vient d’être renouvelé pour 4 ans.

A quoi sert la Fondation du Patrimoine ? 

Quelle place donnez-vous à l’inclusion sociale dans les projets de restauration du patrimoine ? 

Je crois à la collaboration public-privé : les DRAC (Directions régionales de l’Action culturelle) nous apportent beaucoup de dossiers. Le secteur public ne veut pas intervenir sur des bâtiments privés, dont la restauration bénéficie à un individu ou à une entreprise. Il faut se prendre en mains et arrêter de tout attendre de l’Etat ! Le sujet du patrimoine s’y prête bien.

Justin Vaïsse : « L’édition 2020 du Forum de Paris sur la Paix a permis de progresser sur certains sujets majeurs »

Visioconférence le 8 février 2021

 

Du 11 au 13 novembre 2020, le Forum de Paris sur la Paix a rassemblé (via une plateforme numérique) plus de 12 000 participants représentant 174 nationalités. Avec quels objectifs et pour quels résultats ? Justin Vaïsse, son fondateur et directeur général, relate la genèse, les méthodes et les actions menées par cet organisme indépendant de gouvernance mondiale.

Le Forum de la Paix est né en 2018 d’une contradiction. De plus en plus de défis et problèmes communs ignorent les frontières : le climat, la santé, la corruption, la gestion des flux migratoires… Mais la coopération internationale décroît : l’ONU est de moins en moins efficace, la montée des populismes fait reculer le multilatéralisme… Les besoins de coopération croissent mais les moyens qui y sont consacrés diminuent.

Restaurer une gouvernance mondiale

L’ambition du Forum de Paris est de consolider les piliers de la paix. Il réunit chaque année les Etats et tous les acteurs de la société civile : ONG, associations, universités, experts, fondations, syndicats…  Il est

  • une rencontre pour avancer sur la coordination internationale : 6000 participants en 2018, plus de 12 000 en 2020 et 174 nationalités représentées ;
  • un acteur qui accompagne des projets sélectionnés : ils apportent des solutions dans les domaines du développement, des nouvelles technologies, de l’économie inclusive, de l’éducation, la culture… 100 projets sont choisis chaque année sur 800 candidatures venues du monde entier. 10 projets font l’objet d’un suivi particulier par le Scale-up Committee.
Deux grands domaines d’action
  • La gestion des espaces communs : l’espace, les océans, les pôles, le climat, la biodiversité, l’espace numérique…
  • L’apport de solutions concrètes aux problèmes communs : migrations, commerce…

La première édition a eu lieu le 11 novembre 2018. L’édition 2020 s’est déroulée via une plateforme numérique ; elle a permis de progresser sur certains sujets majeurs.

  • La distribution des vaccins, déclarés bien public mondial. Toutes les parties prenantes étaient présentes : les Etats, le Wellcome Trust britannique, la fondation Gates, le Gavi (l’Alliance du Vaccin), des laboratoires, le Serum Institute of India (plus gros producteur mondial de vaccins)… Ce fut un moment important pour faire avancer le dispositif de distribution des vaccins (COVAX) et freiner le nationalisme vaccinal.
  • La première rencontre des banques publiques de développement : 400 banques étaient présentes, qui représentent environ 10 % de l’investissement mondial. Elles ont notamment pris des engagements climatiques et sur la santé.
  • Lancement d’une réflexion sur le monde post-covid avec des Etats et le FMI : profiter de la crise pour déboucher sur de nouveaux principes d’action.

En 2021, les questions de santé resteront centrales, ainsi que les questions climatiques : le Forum sera contemporain de la COP26 qui devrait se tenir à Glasgow en novembre.

La gouvernance des espaces communs est aussi d’actualité :

  • la gestion de l’environnement spatial : des centaines de satellites sont lancés chaque année ; il n’existe pas de gouvernance de l’espace ;
  • l’espace numérique doit être régulé : les plateformes créent des dommages à la démocratie, aux ressources fiscales des Etats, au partage des données individuelles et collectives.

Fondateur et Directeur général du Forum de Paris sur la Paix, Justin Vaïsse a dirigé le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du Ministère des Affaires étrangères français pendant six ans, de 2013 à 2019. Auparavant, il était directeur de recherche à la Brookings Institution de Washington (2007-2013) où il travaillait notamment sur les relations transatlantiques et la politique étrangère européenne. Historien spécialiste des Etats-Unis et des relations internationales, il a notamment enseigné à Sciences Po et à SAIS (Johns Hopkins University). Justin Vaïsse est l’auteur de nombreux articles et d’une dizaine d’ouvrages traduits en plusieurs langues. 

Le Forum de la Paix est une association fondée par 10 organisations du Nord et du Sud qui en dessinent la trajectoire, dont 4 françaises : l’Ifri, Sciences Po, l’Institut Montaigne, le Quai d’Orsay. Le budget annuel s’élève 6 millions €. Des fondations partenaires du Forum assument 45 % de ce budget : fondations américaines, allemandes, fondation Calouste Gulbenkian, fondation Chanel… 8 % du budget provient du ministère des Affaires étrangères.