Justin Vaïsse : « L’édition 2020 du Forum de Paris sur la Paix a permis de progresser sur certains sujets majeurs »

Visioconférence le 8 février 2021

 

Du 11 au 13 novembre 2020, le Forum de Paris sur la Paix a rassemblé (via une plateforme numérique) plus de 12 000 participants représentant 174 nationalités. Avec quels objectifs et pour quels résultats ? Justin Vaïsse, son fondateur et directeur général, relate la genèse, les méthodes et les actions menées par cet organisme indépendant de gouvernance mondiale.

Le Forum de la Paix est né en 2018 d’une contradiction. De plus en plus de défis et problèmes communs ignorent les frontières : le climat, la santé, la corruption, la gestion des flux migratoires… Mais la coopération internationale décroît : l’ONU est de moins en moins efficace, la montée des populismes fait reculer le multilatéralisme… Les besoins de coopération croissent mais les moyens qui y sont consacrés diminuent.

Restaurer une gouvernance mondiale

L’ambition du Forum de Paris est de consolider les piliers de la paix. Il réunit chaque année les Etats et tous les acteurs de la société civile : ONG, associations, universités, experts, fondations, syndicats…  Il est

  • une rencontre pour avancer sur la coordination internationale : 6000 participants en 2018, plus de 12 000 en 2020 et 174 nationalités représentées ;
  • un acteur qui accompagne des projets sélectionnés : ils apportent des solutions dans les domaines du développement, des nouvelles technologies, de l’économie inclusive, de l’éducation, la culture… 100 projets sont choisis chaque année sur 800 candidatures venues du monde entier. 10 projets font l’objet d’un suivi particulier par le Scale-up Committee.
Deux grands domaines d’action
  • La gestion des espaces communs : l’espace, les océans, les pôles, le climat, la biodiversité, l’espace numérique…
  • L’apport de solutions concrètes aux problèmes communs : migrations, commerce…

La première édition a eu lieu le 11 novembre 2018. L’édition 2020 s’est déroulée via une plateforme numérique ; elle a permis de progresser sur certains sujets majeurs.

  • La distribution des vaccins, déclarés bien public mondial. Toutes les parties prenantes étaient présentes : les Etats, le Wellcome Trust britannique, la fondation Gates, le Gavi (l’Alliance du Vaccin), des laboratoires, le Serum Institute of India (plus gros producteur mondial de vaccins)… Ce fut un moment important pour faire avancer le dispositif de distribution des vaccins (COVAX) et freiner le nationalisme vaccinal.
  • La première rencontre des banques publiques de développement : 400 banques étaient présentes, qui représentent environ 10 % de l’investissement mondial. Elles ont notamment pris des engagements climatiques et sur la santé.
  • Lancement d’une réflexion sur le monde post-covid avec des Etats et le FMI : profiter de la crise pour déboucher sur de nouveaux principes d’action.

En 2021, les questions de santé resteront centrales, ainsi que les questions climatiques : le Forum sera contemporain de la COP26 qui devrait se tenir à Glasgow en novembre.

La gouvernance des espaces communs est aussi d’actualité :

  • la gestion de l’environnement spatial : des centaines de satellites sont lancés chaque année ; il n’existe pas de gouvernance de l’espace ;
  • l’espace numérique doit être régulé : les plateformes créent des dommages à la démocratie, aux ressources fiscales des Etats, au partage des données individuelles et collectives.

Fondateur et Directeur général du Forum de Paris sur la Paix, Justin Vaïsse a dirigé le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du Ministère des Affaires étrangères français pendant six ans, de 2013 à 2019. Auparavant, il était directeur de recherche à la Brookings Institution de Washington (2007-2013) où il travaillait notamment sur les relations transatlantiques et la politique étrangère européenne. Historien spécialiste des Etats-Unis et des relations internationales, il a notamment enseigné à Sciences Po et à SAIS (Johns Hopkins University). Justin Vaïsse est l’auteur de nombreux articles et d’une dizaine d’ouvrages traduits en plusieurs langues. 

Le Forum de la Paix est une association fondée par 10 organisations du Nord et du Sud qui en dessinent la trajectoire, dont 4 françaises : l’Ifri, Sciences Po, l’Institut Montaigne, le Quai d’Orsay. Le budget annuel s’élève 6 millions €. Des fondations partenaires du Forum assument 45 % de ce budget : fondations américaines, allemandes, fondation Calouste Gulbenkian, fondation Chanel… 8 % du budget provient du ministère des Affaires étrangères.

Sophie Cluzel : « Ce qui m’anime, c’est que l’on puisse regarder la personne en situation de handicap
avec une présomption de compétence sur ses choix de vie »

Visioconférence le 11 janvier 2021

Droits au logement, scolarisation en milieu ordinaire, l’emploi, la parentalité…  Sophie Cluzel, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée des Personnes handicapées, mène de front tous ces enjeux d’inclusion. La France progresse à grands pas pour que la personne en situation de handicap soit considérée comme un.e citoyen.ne à part entière et non plus seulement comme un sujet de soins.

J’ai quatre enfants dont la dernière est porteuse de trisomie 21 : c’est la source de mon engagement auprès des personnes en situation de handicap. Dans un premier temps, j’ai choisi de travailler dans des collectifs et fédérations d’associations d’aide aux personnes en situation de handicap car ensemble, nous sommes plus forts. Mon combat est l’accueil à la crèche du quartier, à l’école du quartier, à l’entreprise à côté de chez soi : c’est ainsi que nous faisons monter le degré d’acceptation de la différence.

La loi fondatrice sur la citoyenneté des personnes handicapées et l’égalité des chances date de 2005 : les personnes handicapées sont des citoyens à part entière et non plus des sujets de soins.

Je suis passée de la vie associative à la vie politique en rencontrant le candidat Emmanuel Macron, avec lequel je partage le même regard sur l’inclusion des personnes en situation de handicap : elles sont d’abord et avant tout des citoyens, avec des besoins spécifiques. Pendant des années, elles n’avaient pour seule solution que les établissements médico-sociaux. Depuis 1977, l’Italie a fermé ses établissements médico-sociaux et les enfants en situation de handicap sont scolarisés dans les écoles publiques. Même évolution en Espagne… La désinstitutionalisation a été un vrai mouvement dans les années 1980-90.

En France, par délégation de service public, les grandes associations ont pris soin des personnes en situation de handicap et les ont protégées mais nous n’avons pas encore totalement infléchi la bascule vers une complète diversité de choix de vie. Changement de paradigme politique, mon Secrétariat d’Etat est rattaché au Premier Ministre et non au ministère de la Santé : tous les ministères sont engagés dans cette politique publique des droits des personnes en situation de handicap.

Mère de quatre enfants, dont une fille trisomique, Sophie Cluzel s’engage en 1998 dans le militantisme associatif en faveur du handicap. Elle fonde et préside différentes associations de scolarisation d’enfants handicapés. Elle a été en particulier présidente de la FNASEPH (Fédération Nationale des Associations au Service des Élèves Présentant une Situation de Handicap).

Elle a été administratrice de l’UNAPEI (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis) entre 2011 et 2013. A ce titre, en janvier 2012, elle organise le premier Grenelle de l’intégration des jeunes handicapés dans la société, où près de 50 associations locales ou nationales rédigent une plateforme de mesures qui sont transmises aux candidats à l’élection présidentielle.

Le 17 mai 2017, Sophie Cluzel a été nommée Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des Personnes handicapées.

Simplifier l’accès aux droits

Mon action est basée sur la simplification de l’accès aux droits, en coordination avec les départements qui sont chefs de file des politiques de solidarité : ils gèrent les guichets d’accès aux droits créés par la loi de 2005, les Maisons Départementales des Personnes Handicapées. Les résultats sont très inéquitables sur le territoire. J’ai lancé une feuille de route et un baromètre en octobre 2020 qui visent à améliorer rapidement le service rendu aux personnes.

Depuis 2019, de nombreuses personnes handicapées bénéficient de l’octroi de droits à vie, sans obligation de les renouveler en déposant un dossier tous les 3 ans. A présent, les personnes handicapées majeures protégées sous tutelle ont le droit de voter, de se marier et se soigner, sans en référer au juge de tutelle. J’ai également affirmé le droit à la parentalité pour les personnes en situation de handicap avec une aide spécifique ouverte depuis le 1er janvier.

Sous l’égide du Président de la République, le 11 février 2019 s’est tenue la grande conférence nationale sur le handicap, priorité du quinquennat pour accompagner les personnes handicapées dans leurs choix de vie : habitat, scolarisation, travail.

Droit au logement : beaucoup de projets d’habitat inclusif

Les personnes en situation de handicap peuvent choisir entre l’habitat collectif et vivre seules. Un “entre-deux” émerge avec l’habitat inclusif : la colocation de 5 à 8 personnes avec un service d’accompagnement inconditionnel. C’est un apprentissage à l’autonomie, qui s’effectue au cœur des villes : un vrai sujet de transformation sociétale.

Scolariser en milieu ordinaire

L’école inclusive est en marche et nous devons encore avancer en ce qui concerne la pédagogie adaptée et les moyens humains déployés. Il faut ouvrir la porte aux orthophonistes, aux rééducateurs… Des maternelles accueillent des enfants autistes très encadrés, avec beaucoup de personnel médico-social en appui.

Nous sommes dans un temps de transformation : 80 000 enfants sont encore scolarisés dans les établissements médico-sociaux. L’Education Nationale a fait un bond en avant colossal mais il existe encore des réticences quand l’école se considère incompétente en raison du manque de formation sur la pédagogie adaptée.

La première classe d’Ile-de-France pour enfants polyhandicapés, qui sont les invisibles de la République, est ouverte depuis septembre 2020 dans un village des Yvelines. 6 enfants apprennent au milieu des autres.

Droit à l’emploi : accompagner pour rendre autonome

Emplois protégés, emplois dans les entreprises adaptées, emplois accompagnés en milieu ordinaire : en France, nous avons des dispositifs d’accompagnement très variés. Mais les personnes sont en permanence en rupture de parcours à cause du silotage des politiques publiques. En 2017, nous avons hérité d’un empilement de politiques très spécialisées, qu’il faut à présent simplifier pour sécuriser les parcours.

Un manifeste pour l’inclusion a été signé en 2019 par des entreprises du CAC40, qui s’engagent sur des objectifs très précis. Je crois qu’on ne progresse que sur ce qui se mesure : il faudrait disposer d’un baromètre de l’emploi pour connaître le taux d’emploi direct des personnes en situation de handicap dans les entreprises. Aujourd’hui, les personnes handicapées représentent seulement 3, 7 % des effectifs des entreprises privées ; les entreprises publiques atteignent presque le taux de 6 %.

Je suis favorable à l’accompagnement de l’entreprise plutôt qu’à de nouvelles mesures coercitives : mettre à disposition du matériel, comme des claviers en braille, développer le job coaching qui est gratuit pour les entreprises, améliorer le sourcing des personnes handicapées.

Le DuoDay est un vrai levier de changement de regard, qui lève également l’autocensure des personnes handicapées : une personne handicapée travaille avec une autre personne pendant une journée. Près  de 10 000 duos se sont constitués le 19 novembre 2020. Deux éditions auront lieu en 2021, en mai et en novembre.

Le monde du handicap a démontré une résilience très importante durant cette crise : la fabrication des masques a été lancée par les consortiums d’entreprises adaptées. Les personnes  en situation de handicap sont très volontaires et performantes sur les adaptations, contrairement aux idées reçues. Elles peuvent devenir autonomes parce que bien accompagnées. Ce qui m’anime, c’est que l’on puisse regarder la personne en situation de handicap avec une présomption de compétence sur ses choix de vie et sa volonté de vivre au milieu des autres, comme les autres.

 

Adrien Taquet : « Je crois à un pacte pour l’enfance qui concerne chaque membre de la société »

Visioconférence avec les membres d’Un Esprit de Famille, le 30 novembre 2020

25 000 plaintes pour agression sexuelle sur mineur sont déclarées tous les ans, 5 % des jeunes bénéficiaires de l’Aide Sociale à L’Enfance suivent des études supérieures… Adrien Taquet affronte chaque jour ces réalités et veut faire bouger les lignes par des actions de prévention et de protection : soutien à la parentalité du quatrième mois de l’enfant jusqu’à 2 ans, 22 mesures de luttes contre les violences faites aux enfants, réorganisation de l’Aide Sociale à l’Enfance… Il est sur tous les fronts.

Actuellement en charge de l’enfance et des familles, j’ai toujours à cœur de mêler prévention et protection. La protection passe souvent par un meilleur accompagnement à la parentalité.

Les trois piliers de mon action sont

  1. la prévention : accompagner les 1000 premiers jours de l’enfant,
  2. la lutte contre les violences,
  3. notre système institutionnel de protection : l’aide sociale à l’enfance.

Je crois à un « pacte pour l’enfance » qui concerne chaque membre de la société, l’ensemble des acteurs, dont bien sûr les acteurs privés. Ensemble, nous mettrons en œuvre des solutions.

1. Accompagner les 1000 premiers jours de l’enfant

Nous avons l’ambition d’une politique de la toute petite enfance. Le concept des 1000 premiers jours existe depuis les années 1980 : les neurosciences ont montré que ce qui se passe durant ces 1000 jours a des répercussions toute la vie. Au cours de cette période se forgent les inégalités sociales, de santé, comportementales : il est évidemment préférable de lutter contre les inégalités au moment où elles se forment. Le Président de la République, très attentif à ce sujet, a réuni une commission autour du neuropsychiatre Boris Cyrulnik pour proposer des recommandations. Le rapport de la commission, finalisé en septembre dernier, préconise 4 champs d’action.

  • Développer des messages de santé publique : sur les dangers des écrans, les violences ordinaires… Des études montrent que les parents considèrent qu’il est de plus en plus difficile d’être parent ; ils ont besoin d’être accompagnés.
  • Généraliser l’entretien prénatal précoce : il ne concerne aujourd’hui que 28 % des grossesses.

Adrien Taquet est entré au gouvernement en 2019, après un parcours d’homme de communication. Directeur général d’Euro RSCG (2004-2007), puis directeur-associé chez Leg (2008-2012), il crée et dirige l’agence de publicité Jésus et Gabriel de 2013 à 2017.

Cofondateur d’En marche, il est élu député dans la deuxième circonscription des Hauts-de-Seine en 2017. A l’Assemblée nationale, membre de la commission des affaires sociales, il s’investit particulièrement sur les sujets sociaux, de santé et d’éducation, dans une optique permanente d’émancipation et d’inclusion. Il est nommé secrétaire d’État en charge de la Protection de l’Enfance auprès d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Le 26 juillet 2020, il est nommé secrétaire d’Etat en charge de l’Enfance et des Familles auprès d’Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé.

  • Bâtir un parcours d’accompagnement des parents, qui sera financé dès cette année. Il se déploie dès le quatrième mois de l’enfant, notamment par des visites à domicile post-partum. La dépression post-partum est un vrai sujet de santé publique. Des parcours spécifiques sont prévus pour les parents qui accueillent un enfant en situation de handicap, pour les parents handicapés, pour les enfants prématurés…
  • Permettre aux parents d’être présents : le temps du congé paternité a été doublé, avec une semaine obligatoire, mais il est encore mal vu. Il faut mener une réflexion globale sur les congés parentaux. Les entreprises qui proposent une politique familiale disposent d’un atout certains pour recruter les meilleurs talents.
2. Lutter contre les violences

Il faut s’attaquer urgemment à la question des violences faites aux enfants : 25 000 plaintes parviennent chaque année pour agression sexuelle sur mineur, un chiffre sûrement en dessous de la réalité. 700 000 enfants sont victimes de harcèlement scolaire tous les ans. 6 millions de Français ont été victimes d’inceste. Les violences sont perpétrées dans le cercle intrafamilial.

Il faut aussi savoir que la prostitution infantile explose en France, même dans des écoles huppées. L’acte sexuel est banalisé et dégradé par la pornographie trop facilement accessible.

Les entreprises privées sont réticentes à s’investir sur ces sujets, qui mettent à mal un fondement de notre société : la famille. Mais je crois au rôle de transformation exercé par le secteur privé. Un de mes enjeux est de faire de ce sujet un enjeu : c’est le plus difficile. Il faut que tout le monde s’en empare.

Une commission indépendante sur les violences sexuelles faites aux enfants, pour lever le tabou de l’inceste, sera opérationnelle prochainement.

Le 20 novembre dernier, à l’occasion des 30 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant ont été annoncées les 22 mesures du plan de lutte contre les violences faites aux enfants, dont :

  • renforcer la prévention des violences sexuelles à l’école,
  • expérimenter une ligne d’écoute pour les potentiels auteurs de violences identifiés,
  • durcir les peines contre la pédophilie…

3. L’Aide Sociale à l’Enfance

C’est une compétence départementale mais qui demande une coordination nationale pour être plus efficace. Une décentralisation excessive a nui à cette coordination entre les responsables des institutions. La création du Secrétariat d’Etat en charge de l’Enfance et des Familles prouve que l’Etat s’y investit à nouveau.

340 000 enfants bénéficient de l‘Aide Sociale à l’Enfance. La moitié des ces enfants reste dans sa famille, l’autre moitié est placée dans des foyers ou des familles d’accueil. Ces enfants ont de vraies difficultés dans leur scolarité : seulement 5 % d’entre eux suivent des études supérieures. Nous essayons d’améliorer cet état de fait. Nous avons notamment lancé un appel à projets pour mettre en place du soutien scolaire destiné aux enfants de l’ASE.

Le soutien des fondations familiales à des associations comme Les Apprentis d’Auteuil, La Voix De l’Enfant, L’Enfant Bleu ou à de plus petites structures spécialisées est essentiel pour faire avancer tous ces sujets.

Futurs philanthropes, candidatez pour être accompagnés par le Philantro-Lab !

Le Philanthro-Lab est le premier incubateur de projets philanthropiques. Il accompagne l’émergence, le développement et la pérennisation de projets d’intérêt général, ainsi que l’implication des philanthropes et du grand public.
Le Philantro-Lab lance un nouvel appel à projets destiné à des personnes qui envisagent d’initier une démarche philanthropique et souhaitent bénéficier d’un accompagnement pour structurer leur approche.
 

Le programme d’incubation consiste en une résidence gratuite de 6 mois pour les philanthropes, intégrant

  • un accompagnement individualisé par l’équipe du Philanthro-Lab, des pairs et des mentors,
  • un accès gratuit aux formations et aux conférences,
  • à la mise en relation avec des mécènes, des porteurs de projet et des experts du secteur.
Le formulaire de candidature pour les philanthropes qui souhaitent rejoindre le programme d’incubation est publié sur www.philanthro-lab.org
 
La date limite de réception des candidatures est le 31 décembre 2020 pour un démarrage du programme en février 2021.
 

Le CFF lance la Coalition Française des Fondations pour le Climat

Le Centre Français des Fonds et Fondations a lancé officiellement le 18 novembre la Coalition Française des Fondations pour le Climat. 

Partenaire du CFF, Un Esprit de Famille s’associe pleinement à cette initiative.

Sont notamment intervenus au cours de la visioconférence de lancement Sarah El Haïry, Secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, Valérie Masson-Delmotte, Coprésidente du Groupe 1 du GIEC, Nicolas Hulot, Président d’honneur de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, Hugues Sibille, Président de la Fondation Crédit Coopératif, Erik Orsenna, écrivain, académicien et Président de l’Initiative pour l’Avenir des Grands Fleuves…

Vidéo de l’atelier du CFF du 18 novembre : Agir pour le climat avec la Coalition des Fondations Françaises pour le Climat

L’objectif de cette mobilisation est de montrer que chaque fondation et fonds de dotation, quelle que soit sa taille, son mode opératoire et ses missions peut être acteur dans la prise en compte du changmeent climatique.

Un manifeste est proposé à la signature de toutes les fondations et tous les fonds de dotation en France et en Europe, signifiant l’importance de l’enjeu du climat pour le signataire.

Plus d’informations sur le site du CFF 

LA PHILANTHROPIE FAMILIALE
DANS LES MEDIAS

Les quatre conditions d’une philanthropie climatique efficace 

The Conversation, 16 octobre 2020

Par Éléonore DelanoëChargée de recherche, chaire Philanthropie, ESSEC ;
       Arthur Gautier, Professeur, directeur exécutif de la chaire Philanthropie, ESSEC
       Charles Sellen, Global Philanthropy Fellow, Lilly Family School of Philanthropy, IUPUI

« Malgré des moyens insuffisants pour affronter l’ampleur de la crise climatique, la philanthropie a plusieurs cartes utiles à jouer : intégrer le climat dans l’ensemble des programmes et des causes, investir et agir dans une logique bas carbone, faire levier sur les décideurs publics en réunissant une pluralité d’acteurs autour de la table. »

La philanthropie familiale mobilisée 

Challenges, 18 juin 2020

« L’association Un Esprit de Famille, présidée par Sabine Roux de Bézieux et qui rassemble une centaine de fondations familiales qui versent au total 200 millions d’euros par an à l’intérêt général, a mené l’enquête auprès de ses membres : 45 ont soutenu des actions d’urgence contre le Covid-19, 40 vont augmenter leurs dons. »

Sarah El HaÏry : « Notre pays est profondément engagé et philanthrope »

France Inter, 9 juin 2020

Députée Modem de Loire-Atlantique, Sarah El HaÏry est l’auteure d’un rapport sur la philanthropie. Elle est l’invitée de Mathilde Munos.

« Quand on fait des études sur le mécénat et sur la philanthropie, la fiscalité n’est jamais le premier point, c’est d’abord et avant tout une cause qui vous touche, c’est pour cela qu’une partie des propositions sont sur l’éducation à la philanthropie, je crois à cette culture nationale. »

« La philanthropie est une solidarité consentie, celle qui doit émerger par la propre volonté des citoyens. J’ai voulu que ce mot soit réapproprié par tous. Le premier des philanthropes est le bénévole, celui qui donne de son temps, également de son argent ou de ses compétences. »

La révision du mécénat des particuliers et d’entreprise à l’épreuve de la crise

Le Figaro, 9 juin 2020

Dans leur rapport remis à Édouard Philippe, deux députées appellent à revoir tous les dispositifs existants.

Les députées Sarah El Haïry (MoDem) et Naïma Moutchou (LREM) remettront ce mardi à Édouard Philippe leur rapport sur l’évolution du cadre de la philanthropie en France.
Qualifiée de « dynamique et inventive » dans le document que Le Figaro a pu consulter, la philanthropie joue « un rôle de ciment social et sociétal clé » en France.

Avec la crise, la philanthropie est en première ligne

Le Monde, 5 juin 2020

Après une année 2019 dynamique, le secteur des fondations fait face à nombre d’incertitudes liées à la situation sanitaire et économique.

Pendant la crise, les fondations ont réagi à l’urgence et mobilisé des centaines de milliers d’euros pour la santé, la recherche, le social. Et après ? « Nous incitons nos membres à poursuivre leur générosité envers les plus démunis, sans oublier les domaines parfois délaissés durant la crise, comme la recherche hors Covid-19 et la solidarité internationale  les impacts sociaux du confinement dans certains pays sans filet de sécurité pourraient être importants », explique Benoît Miribel, président du Centre français des fonds et fondations (CFF).