L’homme et la nature, un lien pour se reconstruire, avec Dominique du Peloux

 Philanthropes en action #13

« Notre conviction : la nature est un lieu privilégié pour mener des actions de reconstruction personnelle, de réinsertion sociale et professionnelle. »

avec Dominique du Peloux
Fondateur de Green Link

Le constat : en famille, nous sommes partis du constat que dans les pays développés beaucoup de publics vulnérables vivent éloignés des milieux naturels : urbanisation, maladie, isolement, détention sont autant de situations qui séparent ces personnes d’un contact avec la nature.

La vision : Green Link est né de la conviction profonde que la nature est un lieu privilégié pour développer des actions de reconstruction personnelle, de réinsertion sociale et professionnelle en faveur des plus fragiles.

La mission : la vocation de Green Link est d’identifier, parfois créer, soutenir, accompagner des projets qui sont tous menés dans le cadre d’un milieu naturel, sauvage ou cultivé, et qui œuvrent auprès de ces publics fragiles pour leur permettre de retrouver le chemin d’une vie personnelle, et professionnelle épanouie.

Depuis sa création il y a 10 ans environ, Green Link a soutenu plus d’une centaine de projets associatifs rentrant dans sa mission, et publié 4 Livres Blancs sur des thèmes s’y rapportant.

    Qu’est-ce qui est à l’origine de votre engagement  ?

    Dominique du Peloux :

    Les questions environnementales sont depuis toujours au cœur des préoccupations et engagements familiaux. Aussi lorsque j’ai proposé en famille la création d’un outil philanthropique, les grands thèmes de la biodiversité et de la transition écologique ont bien sûr été considérés, puis abandonnés rapidement pour 3 raisons :

    1. L’absence d’une légitimité scientifique sur ces sujets au sein de la famille,
    2. Le sentiment que les moyens à mettre en œuvre pour être actif à grande échelle nous dépassaient,
    3. L’existence de très belles fondations anglo-saxonnes, mais aussi de plus en plus en France, mieux armées et dotées pour faire bouger les lignes.

    L’homme est arrivé dans le « paysage » assez rapidement grâce à la fois aux écologistes intégraux qui prônent l’unicité du combat social et de celui de la défense de l’environnement,  et… au Pape François (Laudato Si, 2015) : « une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres » (n.49).

    La nature mais pas sans l’homme, Green Link était né !

     

    Pourquoi avoir choisi de relier la nature et l’humain ?

        DdP :
        Ce thème du lien entre l’homme et la nature est en fait d’ordre philosophique mais aussi de plus en plus scientifique : la nature, c’est le vivant. L’homme en fait donc bien partie, mais, selon vos croyances avec, ou non, une place particulière…

        Sans chercher à répondre à cette question, chez Green Link nous sommes simplement convaincus qu’une vie accomplie n’est pas possible en étant séparé durablement du vivant dont nous sommes issus. Ceci est vrai pour tous, mais aussi particulièrement pour ceux qui en sont éloignés en raison d’un accident de la vie, de questions de santé physique ou psychique, de difficultés d’intégration sociale…

        Rapprocher ces publics fragiles de la nature ne va pas tout résoudre, mais simplement enclencher un processus d’ordre sensible, émotionnel, physiologique permettant de retrouver estime de soi, responsabilité, sérénité etc.

        Les travaux scientifiques sur ce sujet se multiplient, depuis la fameuse étude (revue Science, 1984) du professeur Roger Ulrich montrant (sans l’expliquer…) que l’on guérit mieux face à des arbres que devant un mur !

        Aujourd’hui sont établies des corrélations troublantes entre l’exposition à des milieux naturels et l’amélioration des processus permettant de surmonter des difficultés de tous ordres, y compris sociales. Ces travaux sont magnifiquement mis en lumière et répertoriés par Pascale d’Erm dans son ouvrage « Natura » (2019, éditions LLL).

        La veille scientifique sur ces sujets fait bien sûr partie de la mission de Green Link.

        Quels sont les 5 programmes portant l’ambition de Green Link ?

        DdP :
        Après avoir soutenu des projets au fil de l’eau, grâce au cabinet de conseil Equanity et …au Covid qui a contraint nos déplacements, nous avons pris le temps de structurer l’action du fonds à la lumière de ses premières années d’activité.
        Pour l’avenir, se sont alors dégagés assez naturellement 5 Programmes recouvrant les grandes vulnérabilités que nos associations tentent d’adresser.

        Programme Nature et Prisons

        Nature et Prisons a pour objectifs d’encourager la présence de nature en prison et de contribuer à la baisse des récidives en favorisant le développement des peines alternatives « vertes ».

        Exemple : Green Link a créé un partenariat avec le Ministère de la Justice pour organiser un Trophée des plus beaux jardins dans les prisons françaises.

        Un jury professionnel décerne, chaque année sur un thème différent, 3 prix que nous allons porter dans les établissements lauréats.

        Photo : le centre de détention de Nantes, lauréat 2022

        Programme La Nature pour se Construire

        La Nature pour se Construire s’adresse aux jeunes déscolarisés et fragilisés socialement, en favorisant leur reconnexion à une nature souvent sauvage (mer, montagne, marches en nature), et en soutenant les projets alternatifs de filières éducatives et professionnelles en lien avec la nature.

        Exemple : Green Link appuie un éducateur passionné de voile pour lancer l’association « Tous en Mer » qui fait découvrir, par des séjours courts, la navigation et la vie sur l’océan à des enfants issus de quartiers difficiles ou porteurs de handicap. Certains n’ont jamais vu la mer auparavant !

        Photo © Tous en Mer

        Programme La Nature Retrouvée

        La Nature Retrouvée remet les publics fragilisés physiquement et psychiquement en lien avec le vivant et les bienfaits de la nature.

        Exemple : Green Link a aidé l’association « Jardins et Santé », pionnière dans le plaidoyer en faveur des jardins thérapeutiques, existant (ou non !) dans les établissements de soin, à organiser sa transition managériale. La demande des hôpitaux, cliniques, ehpad, IMS, etc. pour la création de ces espaces de nature en faveur des patients, soignants et famille est croissante et pose des questions critiques de financement.

        Photo © Simon de Cyrène Vanves

        Programme Insertion et Métiers Verts

        Insertion et Métiers Verts s’appuie sur des associations contribuant à la transition sociale et écologique en valorisant les filières d’insertion en lien avec la nature.

        Exemple : la nature offre de beaux métiers pour aider les personnes loin de l’emploi à retrouver le savoir-être et le savoir-faire de la vie au travail. Green Link a soutenu de nombreux Ateliers Chantier d’Insertion présents dans le maraichage, l’entretien d’espaces verts, le génie écologique… En plus, des métiers porteurs !


        Photo © La Brocante Verte

        Programme Nature et Cités

        Nature et Cités : reconnecter les habitants des quartiers prioritaires à la nature en la réintroduisant dans leurs espaces de vie.

        Exemple : dans ces quartiers difficiles, tout le monde est fragile : Green Link sélectionne des projets qui réintroduisent la nature au coeur de la vie de ces familles en grande précarité, avec des objectifs multiples : apaisement, alimentation, insertion.

        Photo © Le Paysan Urbain Marseille

        Ces Programmes ont vocation non seulement à accompagner et mettre en lien des associations qui œuvrent sur le même thème, mais ils ont aussi pour fonction de mettre en lumière les problématiques qui leurs sont propres, parfois à travers la publication de Livres Blancs, ou encore par un travail de réflexion auprès des autorités publiques compétentes.

        Ces 5 Programmes sont devenus la grille de lecture des projets qui nous sont proposés, ils structurent l’activité de Green Link.

        En quoi consistent les Trophées Green Link ?

          DdP :
          Nos Trophées visent à récompenser les associations pour leur action au quotidien. L’idée est de ne pas être dans une dynamique d’appel à projets. Il n’y a pas d’exigence non plus sur l’allocation du don pour les lauréats.

          Le Trophée Innovation : « Insertion & Métiers Verts » (en 2023) avait pour objectif de mettre en lumière les innovations, quelles qu’elles soient, au sein des associations qui œuvrent à l’insertion des personnes éloignées de l’emploi à travers des activités en lien avec la nature.

          En 2025, à l’occasion de l’Année de la Mer, notre nouveau Trophée « Mer & Rivières » a pour ambition de récompenser des associations qui œuvrent à l’insertion sociale & professionnelle et à la reconstruction personnelle de publics fragilisés, à travers des activités en lien avec le milieu aquatique : la mer, les rivières ou les étangs.

          Vous avez publié récemment un livre blanc sur l’insertion par les métiers verts.
          Pourquoi un focus particulier sur ce thème ?

          DdP :
          A la suite du Trophée que nous avions organisé sur le même thème, compte tenu du nombre et de la qualité des candidats, nous avons décidé de mettre en lumière ces associations dans un Livre Blanc, ceci avec plusieurs objectifs :

          • Montrer que les activités menées en insertion dans les milieux de nature peuvent être très innovantes : tant sur les publics accompagnés, les techniques employées, que sur l’agilité de leur modèle économique.
          • Montrer que ces associations partagent les mêmes bienfaits d’une activité menée en milieu naturel mais aussi les mêmes problématiques (mobilité des personnes, météo défavorable, productivité, investissements…). Ce Livre, nous l’espérons contribuera à les rapprocher et les mettre en lien.
          • Montrer aux fondations privées, familiales et d’entreprises, que l’insertion, contrairement aux idées reçues, a besoin d’eux. Même si l’administration finance les salaires des personnes en insertion, il reste les encadrants, les locaux, les investissements, parfois lourds, qui ne bénéficient pas toujours, loin s’en faut, de l’aide publique.
          • Montrer enfin aux collectivités locales que la présence d’un chantier d’insertion en maraichage ou entretien d’espaces verts sur leur territoire, est une contribution positive à tous les programmes d’alimentation durables et de retour à l’emploi qu’elles peuvent mettre en place.

          Mobilisons-nous pour que les 4 000 chantiers d’insertion qui existent en France, environ 800 dans les métiers verts, puissent continuer à mener leurs actions si nécessaires d’accompagnement auprès des personnes les plus éloignées de l’emploi.

           

           

          Quelles sont vos priorités pour les années à venir ?

          DdP :
          Après 10 ans d’activité, nous nous posons bien sûr des questions pour l’avenir sur l’adéquation de nos moyens financiers, l’efficacité de notre action, la gestion de nos bénévoles et experts, l’élargissement de notre Conseil d’administration, etc. mais il me semble que la réflexion fondamentale que nous devons mener est d’un autre ordre : en accompagnant ces magnifiques projets menés dans toute la France par des dirigeants désintéressés et exceptionnels par leur engagement, Green Link contribue modestement à soigner les symptômes d’une société qui génère des vulnérabilités, de tous ordres.

          Comment Green Link peut-il demain apporter sa contribution pour remédier aux causes qui sont à l’origine de ces difficultés, sociales en particulier ?

          Voilà qui pourrait être le programme des années à venir, sans interrompre bien sûr notre travail d’accompagnement de ceux qui tous les jours sont au service des plus fragiles.

          La prévention et pas seulement le soin, voilà un beau projet !

          Actualités de la philanthropie Mai 2025

          Les actualités d'Un Esprit de Famille

            ASSEMBLEE GENERALE

            L’Assemblée Générale un Esprit de Famille se tiendra mercredi 11 juin à 18h.

            EVENEMENTS RESERVES A NOS MEMBRES

            ► UN ESPRIT DE FAMILLE OUEST, en visio, mardi 3 juin
            Invitée : Fanny Lepoivre, déléguée générale de la Fondation Territoriale 44.

            ► UN ESPRIT DE FAMILLE SUD, en présentiel (en juin)
            Intervenant : 
            Matthieu Leduc, notaire chez Excen. 

            En présentiel à Paris et en visio, mardi 27 mai  
            « Comprendre les enjeux de l’IA pour la philanthropie, notamment dans le secteur de l’éducation ».

            Intervenants :
            Guilhem Ménard, co-fondateur de Share it et Manon Léger, co-fondatrice de Latitudes.

            ► En visio, mardi 24 juin
            2ème session Acteurs de Terrain 2025 avec la mise en lumière de 5 nouvelles associations lauréates.

            ► A Paris, jeudi 3 juillet : « Regard de philanthrope ».
            > IntervenantAlexandre Fayeulle, Président et Fondateur d’Advens & Advens for People and Planet, initiateur de la coalition « Vulnérables » et soutien des skippers Thomas Ruyant et Sam Goodchild pour le Vendée Globe 2024.

            SAVE THE DATE

            A Paris, lundi 22 septembre : Soirée annuelle Un Esprit de Famille, un rendez-vous important de l’écosystème.

            APPEL DES FONDS ET FONDATIONS POUR L’OCEAN

            Le 22 avril dernier, le Cercle Environnement Un Esprit de Famille lançait le premier Appel des fondations et fonds pour l’océan dans le cadre de l’année de la mer et dans la perspective du sommet de l’UNOC (conférence des Nations unies pour l’océan) à Nice en juin prochain.

            Cet Appel, soutenu par Admical, le Centre Français des Fonds et Fondations, le collectif transition écologique de la Fondation de France, la Fondation du patrimoine, la Fondation Terre Solidaire et la Fondation de la Mer, a déjà rassemblé plus de 40 signataires.

            Et vous ? Pour manifester votre soutien et signer l’Appel, c’est ICI.


            NOS CERCLES & GROUPES DE REFLEXION

              • Le Cercle Citoyenneté travaille sur des problématiques en lien avec le vivre-ensemble.
              • Le Cercle Culture co-finance un projet autour de la culture et du handicap en partenariat avec le Théâtre National de Bretagne.
              • Le Cercle Environnement est co-animé par le fonds Yes Futur et le fonds Astrolabe.
              • Le Cercle Handicap est co-animé par HappyCap foundation et Ahadi Foundation. 
              • Le Cercle Insertion est co-animé par la fondation Acome et la fondation Cassiopée. Il a pour but d’échanger et de soutenir des associations en France dans le domaine de l’insertion et de la réinsertion par le biais de la formation et l’accompagnement de publics défavorisés ou éloignés de l’emploi.
              • Le Cercle Vulnérabilité approfondit chaque trimestre un sujet.
              • Le Cercle Weber soutient collectivement des associations dans le domaine de l’éducation.
              • Le Groupe New Gen réunit la nouvelle génération de philanthropes dont les perceptions et les formes d’engagement peuvent différer de celles de leurs aînés.

                  Les actualités des membres d'Un Esprit de Famille

                  Les actualités de l'écosystème

                   Chaire philanthropique de l’ESSEC :
                  Le 5 juin à 18h, rencontre avec Jérôme Kohler à l’occasion de la sortie de son livre « La main qui donne : Philanthropie, contrat social et démocratie ».
                  En savoir plus

                   Ateliers des fondations du CFF : 
                  19ème édition du 30 juin au 2 juillet. En savoir plus

                  Lire Ecouter Voir

                  • Etude : Comment les associations intègrent la transition écologique dans leur projet ? Quels sont les obstacles ? Quelles solutions pour mieux les accompagner ?
                    La Fondation Terre Solidaire a mené une étude nationale pour répondre à ces questions. En savoir plus
                  • Enquête : le Mouvement associatif, le Réseau National des Maisons des Associations (RNMA) et Hexopée ont mené avec l’Observatoire Régional de la Vie Associative (ORVA) des Hauts-de-France une enquête auprès des dirigeants associatifs pour évaluer l’impact des baisses de financement public sur le secteur associatif. En savoir plus

                  Donner le goût de l’Europe aux jeunes européens, avec Dorothée Merville

                   Philanthropes en action #12

                  « Donner le goût de l’Europe aux jeunes européens. »

                  avec Dorothée Merville

                  Directrice de la fondation HIPPOCRENE

                  Pour les jeunes qui peuvent profiter de la mobilité européenne, l’Europe est concrète et plus facile à appréhender.

                  Pour les autres, il est compliqué de se figurer le rôle important que l’Union européenne peut avoir sur notre quotidien. En particulier quand on est éloigné des grandes villes et que son environnement local, familial et scolaire ne permet pas cette ouverture.

                  Et pourtant, cela crée une inégalité de plus car face aux enjeux actuels, l’échelle européenne constitue un véritable levier de réflexion et d’action.

                  C’est tout l’objet de la mission de la Fondation Hippocrène : permettre de vivre une expérience européenne concrète, en donnant le goût de l’Europe aux jeunes, à tous les jeunes, afin de leur donner des clés supplémentaires pour leur avenir.

                  Depuis sa création, la Fondation Hippocrène a soutenu environ :

                  • 1200 projets associatifs au bénéfice direct de plus de
                  • 150 000 jeunes ayant touché plus de
                  • 8 millions de personnes à travers les media et les réseaux sociaux.

                    Quelle est l’origine de la fondation HIPPOCRENE  ?

                    Dorothée Merville :
                    La genèse de la Fondation Hippocrène est assez atypique. Elle a été créée en 1992 par mes grands-parents, Jean et Mona Guyot, avec un statut de FRUP (fondation reconnue d’utilité publique) et pour mission de « Donner le goût de l’Europe aux jeunes ». Ma tante Michèle Guyot-Roze a pris la suite de la présidence en 2006, puis mon frère Alexis Merville en 2016, ma mère Nicole Merville étant Vice-présidente.

                    C’est le parcours professionnel de mon grand-père qui l’a conduit à ce projet qui était novateur il y a une trentaine d’années. En tant que proche collaborateur de Jean Monnet au moment de la création de la CECA (Communauté européenne du Charbon et de l’Acier), il a été marqué par la philosophie Monnet tout au long de sa carrière de banquier chez Lazard. Il a appliqué cette méthode du concret, de la coopération entre plusieurs pays, des petits-pas, à la création de la Fondation Hippocrène.

                    Quant au nom de la Fondation, il fait référence à l’histoire du cheval Pégase dans la mythologie, Hippocrène (source du cheval en Grec) étant le nom de la source qui a jailli sous son sabot et qui a inspiré les poètes et les muses.
                    En tant qu’homme discret, il ne souhaitait pas associer directement son nom à celui de la fondation mais Hippocrène fait référence à ses deux passions : l’équitation et la poésie.

                    Qu’est-ce qui vous a motivée à rejoindre cette aventure familiale ?

                      DM :
                      En tant que 3ème génération, les circonstances sont différentes que lorsque l’on fait partie du processus de création. C’est à un moment de transition professionnelle que j’ai commencé par « donner un coup de main ». Puis je me suis progressivement passionnée pour ce projet familial qui s’est avéré à la fois structurant, inspirant et plein de sens. Cela fait maintenant 15 ans que c’est devenu mon activité principale.

                      Comment votre action philanthropique soutient-elle les initiatives qui promeuvent la citoyenneté européenne ?

                      DM :
                      Notre conviction est qu’il faut un déclencheur pour se sentir citoyen européen.

                      C’est la raison pour laquelle nous soutenons des projets qui donnent le goût de l’Europe aux jeunes, un préalable au fait de s’ouvrir au sentiment de citoyenneté européenne.

                      Nos soutiens sont donc prioritairement fléchés sur des projets qui permettent aux jeunes de vivre l’Europe, en réalisant leur projet en coopération avec des jeunes d’autres pays de l’UE. L’Europe n’est donc pas traitée comme une thématique mais de manière transversale au sein de la mise en œuvre et la pédagogie du projet. Nous partons des thématiques d’engagement des jeunes, et l’Europe est vécue comme un moyen de renforcer l’impact des projets.

                      Cela nous amène à soutenir des projets très variés qui ont tous pour point commun les thématiques jeunesse et les valeurs européennes.

                      Quel est le projet que vous soutenez depuis le plus longtemps ?

                        DM :
                        Nous soutenons 40 à 50 projets chaque année dont certains depuis leurs débuts.

                        Nous sommes très fiers de suivre sur la durée deux associations qui œuvrent chacune à leur manière au développement de la citoyenneté européenne des jeunes par les jeunes : le Parlement européen des Jeunes et les Jeunes Européens-France, que nous suivons depuis plus de 25 ans et avec lesquels nous avons construit une véritable relation de confiance au fil des années et des équipes.

                        Cette possibilité de suivre sur le temps long fait partie de la grande force d’une fondation comme la nôtre.

                        Quels sont les programmes que vous avez mis en place ?

                        DM :
                        Nous avons développé 3 programmes que nous avons développés en complément de notre action de fondation redistributrice.

                        Le prix Hippocrène de l’éducation à l’Europe

                        Nous avons lancé en 2010 le Prix Hippocrène de l’éducation à l’Europe en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale. Ce prix, qui s’adresse aux établissements du primaire et du secondaire, a pour objectif de donner envie d’Europe dès l’école, en récompensant des projets scolaires réalisés en partenariat avec des classes d’autres pays d’Europe. Les prix sont remis au Parlement européen de Strasbourg par des députés européens et après un passage par l’hémicycle lors d’une séance de votes. Cela permet de faire le lien entre un projet de classe et la citoyenneté européenne.

                        Inspiring Young Europeans

                        En 2020, nous avons initié l’écosystème d’engagement de la jeunesse européenne « Inspiring Young Europeans » avec 19 organisations. Porté par la Fondation Hippocrène, IYE est composé actuellement de 23 organisations qui informentsensibilisent et engagent la Jeunesse sur tous les enjeux qui les concernent. En favorisant l’entraide et la coopération entre ses membres, IYE a pour mission de démultiplier leur impact en mutualisant leurs compétences et leurs expériences et en construisant des projets communs avec des partenaires européens.

                        En 2023 nous avons lancé, ensemble, le Prix Inspiring Young Europeans qui a pour objectif d’encourager les associations à s’approprier l’échelle européenne grâce à une dotation financière et un accompagnement sur mesure par les membres de l’écosystème. Les dotations sont apportées par des partenaires qui apportent également leurs réseaux et leurs expertises sur des thématiques en lien avec les valeurs européennes et la jeunesse.

                         L’Ode à la Joie

                        Nous avons également à cœur de développer des projets culturels européens. Depuis 2024 nous travaillons avec le Centre européen de Musique pour valoriser l’Ode à la Joie de Beethoven dans le cadre d’activités artistiques et citoyennes, afin que les citoyens européens puissent se réapproprier leur hymne européen. Un challenge est notamment en cours jusqu’au 21 juin 2025. 

                        Vous êtes membre active du Cercle Citoyenneté Un Esprit de Famille. En quoi ce dernier vient-il nourrir votre réflexion ?

                        DM :
                        Donner le goût de l’Europe aux jeunes, notre mission, a pour objectif d’ancrer les jeunes à travers une expérience européenne afin qu’ils puissent se sentir pleinement citoyens européens.

                        Ma participation au Cercle Citoyenneté Un Esprit de Famille est particulièrement enrichissante par rapport à notre action à plusieurs niveaux : nous avons une approche « terrain » au sein du Cercle Citoyenneté qui nous conduit à aller à la rencontre des associations et de bénéficiaires.

                        Partager ces expériences entre fondations est encore plus pertinent car cela nous permet de partager nos visions et nos expertises.

                        C’est d’autant plus intéressant sur cette thématique qui est très transversale et finalement intrinsèque à beaucoup de fondations.

                        D’un point de vue très pragmatique, cela me permet de m’informer sur les méthodes et axes choisis par les associations françaises pour promouvoir la citoyenneté chez les jeunes. Cela me fait gagner en expertise et m’aide également à identifier les éventuelles associations qui pourraient s’intéresser à la citoyenneté européenne.

                        Quel est, selon vous, l’un des principaux enjeux de l’Europe dans le contexte actuel ?

                        DM :
                        J’ai traversé 17 années d’aventure européenne avec la Fondation Hippocrène, aux côtés de Michèle Guyot-Roze, ma tante, Présidente de 2006 à 2016 et depuis avec mon frère Alexis Merville, l’actuel Président. Le projet est en constante évolution même si la mission reste identique et semble également de plus en plus pertinente dans le contexte actuel.

                        L’Union européenne a été créée en réaction à la guerre et sa première valeur, c’est la paix. La démocratie a permis de construire et de développer l’Union Européenne.

                        Avec les défis que nous devons relever, l’Union européenne représente une force bienveillante, riche de ses valeurs et de son unité dans la diversité.  

                        Entreprendre pour vaincre le cancer, avec Jérôme Majoie

                         Philanthropes en action #11

                        « Nos projets ont un seul objectif : accélérer l’accès à des solutions concrètes pour les patients qui souffrent du cancer. »

                        avec Jérôme Majoie

                        Président de la fondation FOURNIER-MAJOIE

                        Le cancer continue de bouleverser des millions de vies chaque année. En Europe, un homme sur deux et une femme sur trois seront touchés par cette maladie au cours de leur vie.

                        Même si la recherche scientifique progresse, trop d’innovations restent encore bloquées dans les laboratoires, faute de financement ou de soutien pour passer du concept à la réalité.

                        C’est à cette charnière que s’inscrit la mission de la Fondation Fournier-Majoie :
                        « Pour sauver des vies, nous identifions, finançons et accompagnons les chercheurs afin que leurs découvertes scientifiques bénéficient aux personnes souffrant d’un cancer. »

                          Quelle est l’origine de la fondation FOURNIER-MAJOIE ?

                          En 1966, mon père, Bernard Majoie, docteur en pharmacie, a consacré sa vie à l’innovation au service de la santé. À seulement 27 ans, il crée le département R&D des Laboratoires Fournier et trouve un médicament contre l’excès de cholestérol. Il propulse cette entreprise familiale vers les sommets de l’industrie pharmaceutique. De 400 à plus de 4.000 collaborateurs, il transforme cette PME en acteur mondial, toujours guidé par la volonté d’améliorer la vie des patients.

                          Fort de ce succès et animé par la volonté de renvoyer l’ascenseur, il crée en 2007 la Fondation Fournier-Majoie avec une ambition forte : aider les chercheurs à devenir des entrepreneurs contre le cancer. Au fil de son parcours entrepreneurial, il a pu se rendre compte que de nombreuses recherches prometteuses en cancérologie n’aboutissaient pas aux patients, faute d’un accompagnement financier et managérial adéquat. « Un bon scientifique n’est pas forcément un bon entrepreneur ! » Il lui tenait à cœur de donner à ces innovations une chance d’aboutir jusqu’aux patients.

                          Emporté par un cancer, notre Fondateur s’est éteint en décembre 2021. Mais son empreinte, profondément humaniste et innovante, continue de guider chacune de mes actions et celles de mon équipe.

                          Quelles sont les bases de la philanthropie entrepreneuriale sur laquelle vous vous appuyez ?

                            La philanthropie entrepreneuriale, c’est d’abord une combinaison : celle de l’altruisme, de l’absence d’enrichissement personnel, et d’un engagement professionnel empreint de rigueur, d’ambition et de recherche d’impact qui caractérisent les entrepreneurs.

                            Nous agissons comme des « philanthropreneurs ». Cela signifie que nous apportons aux porteurs de projets non seulement un soutien financier (pouvant aller jusqu’à 2,5M par projet), mais aussi un accompagnement stratégique rigoureux basé sur un réseau d’experts scientifiques et techniques. Sans oublier l’accès à un réseau d’investisseurs privés et publics dans le cadre de la levée de fonds.

                            D’autre part, chaque lauréat qui bénéfice de l’aide de la Fondation va indirectement aider de futurs chercheurs si son initiative aboutit positivement. Les fonds générés reviennent à la Fondation qui va les réutiliser en finançant d’autres projets. D’Aidé, il devient ainsi Aidant et contribue à la formation d’un cercle vertueux qui caractérise la Fondation.

                            C’est cette approche hybride, entre la bienveillance du philanthrope et la rigueur de l’entrepreneur, qui fait notre singularité.

                            Au-delà de ce modèle unique, 100 % des dons reçus sont intégralement alloués aux projets. Aucun centime n’est utilisé pour le fonctionnement de la Fondation. Celui-ci est pris en charge par une dotation distincte, issue du capital transmis par mon père, Bernard Majoie. Cela permet aux donateurs de savoir exactement où va leur générosité.

                            Quels types de projets soutenez-vous ? 

                            La Fondation Fournier-Majoie soutient des projets thérapeutiques innovants en oncologie qui ont déjà validé une preuve de concept et peuvent démontrer un impact potentiel clair pour les patients. Selon le modèle « best in class, first in class », nous sélectionnons rigoureusement les lauréats qui proposent de mettre sur le marché les meilleurs produits d’une catégorie de médicament ou des produits totalement nouveaux quant à leur mode d’action.

                            Notre intervention se situe à un moment crucial du parcours scientifique : juste après la preuve de concept, lorsque le chercheur a démontré la faisabilité et l’efficacité initiale de sa découverte, mais avant que le projet ne rentre dans les phases cliniques. C’est à cette étape clé que la Fondation intervient, en apportant à la fois des moyens financiers scientifiques et un accompagnement entrepreneurial pour développer le projet.

                            Afin de garder une proximité avec nos lauréats, nous souhaitons qu’ils soient situés à 2h30 de vol de Bruxelles, me permettant ainsi de faire l’aller-retour dans la journée.

                            Quel est l’impact de vos actions pour les patients ?

                              L’impact de notre action est au cœur de chaque projet que nous soutenons.

                              Tous les projets sélectionnés par la Fondation ont un seul objectif : accélérer l’accès à des solutions concrètes pour les patients qui souffrent du cancer. Le cancer est une course contre la montre.

                              Notre rôle est de catalyser le passage de la recherche à la réalité clinique, en accompagnant des découvertes prometteuses qui peuvent transformer les traitements existants ou en créer de nouveaux.

                              Si l’ensemble des projets que nous avons soutenus devait atteindre les patients, nous pourrions avoir un impact vital auprès de 7 millions de personnes. Cela témoigne de l’envergure de notre engagement et de notre ambition : chaque projet représente une avancée potentielle dans la lutte contre le cancer, avec des solutions qui peuvent toucher des millions de vies.

                              Chaque avancée, chaque innovation, peut signifier un diagnostic plus précoce, un traitement plus ciblé, ou une meilleure chance de rémission

                              Quels sont les projets dont vous êtes le plus fier ?

                              Il y en a plusieurs. Je pense notamment à un projet que nous avons accompagné jusqu’en phase clinique et qui illustre parfaitement l’idée du cercle vertueux, chère à mon père. Notre projet « la cape d’invisibilité », porté par la société Mablink Bioscience.

                              Le porteur de projet, Jean-Guillaume Lafay, est arrivé avec une idée prometteuse : une plateforme technologique et quelques prémisses de preuve de concept. Ensemble, nous avons retravaillé son plan de développement et ciblé des indications précises pour renforcer l’attractivité du projet. Une équipe solide s’est formée autour de lui et très vite, nous avons perçu que cette société disposait d’une technologie véritablement innovante. Cette intuition s’est confirmée lorsque la société a été rachetée par Eli Lilly, une grande entreprise pharmaceutique. Le retour sur mission dont nous avons bénéficié a permis à la Fondation d’accompagner d’autres projets prometteurs contre le cancer. Mais au-delà de la réussite de l’opération, ce dont je suis le plus fier est l’impact humain que nous avons créé.

                              Grâce à l’accompagnement de la Fondation et à l’équipe extraordinaire derrière ce projet, 30 patients ont déjà bénéficié de ce nouveau traitement et entrevoient le chemin de la rémission.

                              Quelles sont les différentes façons, pour le public, de soutenir la Fondation ?

                              Il y en a beaucoup ! Chacun peut contribuer à sa manière, selon ses moyens, ses envies, ses idées. La première manière, bien sûr, c’est le don direct, qui est fiscalement déductible à partir de 40 € par an en Belgique. C’est un geste simple mais essentiel, parce qu’il permet d’alimenter concrètement les projets que nous soutenons.

                              Mais on peut aussi créer une collecte personnalisée, que ce soit à l’occasion d’un défi sportif, d’un anniversaire, d’un mariage, ou même en mémoire d’un proche. J’aime beaucoup ces initiatives, car elles partent du cœur et mobilisent l’entourage autour d’un élan de solidarité.

                              Il y a aussi celles et ceux qui choisissent de participer à nos événements, comme notre gala annuel, les Voiles du Zoute, ou encore intégrer notre équipe lors des 20 km de Bruxelles. Ce sont des moments forts, festifs et engagés, où se rencontrent des personnes qui partagent la même volonté de faire avancer les choses.

                              Enfin, les entreprises ont un rôle clé à jouer. Nous collaborons avec des partenaires qui intègrent notre cause dans leur politique RSE, qui sponsorisent nos événements ou qui mobilisent leurs collaborateurs autour de notre mission. C’est une belle manière de donner du sens à l’activité économique et de créer de l’impact à grande échelle.

                              En résumé : chaque geste compte, et chacun peut trouver une façon qui lui ressemble de rejoindre le combat contre le cancer.

                              Enjeux et perspectives

                              Les enjeux sont immenses. Avec le vieillissement de la population, l’incidence du cancer va continuer d’augmenter. Nous devons donc soutenir une recherche plus rapide, plus agile, plus centrée sur les besoins réels des patients.

                              Malgré les progrès scientifiques immenses que connaît notre époque, trop de découvertes innovantes peinent encore à atteindre les patients. Notre ambition est de continuer à combler ce fossé, en jouant ce rôle de passeur entre la recherche et la réalité clinique. Nous croyons fermement que l’accès des patients à des solutions thérapeutiques innovantes pourra être accéléré en soutenant de jeunes projets à fort potentiel, avec une approche originale qui combine empathie et efficacité entrepreneuriale.

                              Mais nous ne pouvons pas le faire seuls. C’est pourquoi nous faisons appel à des entrepreneurs philanthropes engagés – que nous avons baptisé les Philanthropreneurs – qui partagent notre vision : celle où l’innovation sauve des vies, et où chaque geste de solidarité contribue à créer un effet papillon pour faire éclore des avancées décisives dans la lutte contre le cancer.

                              Actualités de la philanthropie Mars – Avril 2025 

                              Les actualités d'Un Esprit de Famille

                                BIENVENUE A NOS NOUVEAUX MEMBRES

                                • Pascal et Anne Moutaux de la la fondation Pro Bono, abritée par Caritas.
                                  Axes d’action : l’insertion, l’environnement et l’éducation.
                                • Julien Cohen qui a créé le fonds de dotation GRAZIE avec ses parents, Bernard et Marie-France, ainsi que ses frères, Benoit et Thomas.
                                  Axes d’action : l’éducation à Madagascar, la transition agricole et alimentaire, et la revitalisation des territoires ruraux.
                                • Olivier Camino et Dorothée Dalaine ont créé la fondation ALTITUDES, abritée par Caritas.
                                  Axes d’action : promouvoir l’égalité des chances éducatives et lutter contre le décrochage scolaire en France.

                                EVENEMENTS RESERVES A NOS MEMBRES

                                ► A Paris, mercredi 2 avril : « Regards croisés de philanthropes ».
                                > IntervenantsJean-Philippe Courtois, ex Président de Microsoft, Président du fonds Live For Good et Cédric Sellin, investisseur, entrepreneur de la tech, mécène.

                                ► En visio, mercredi 9 avril  : Acteurs de Terrain mettra en lumière les 5 associations lauréates de cette 6ème édition.

                                A Marseille, mardi 22 avril : « En immersion dans les quartiers » avec l’association Le Rocher et la fondation Brageac, en compagnie de ceux qui agissent pour plus de solidarité et de fraternité.

                                A Paris et en visio, mardi 27 mai : « IA et philanthropie ». avec Share It et Latitudes.

                                A Paris, mercredi 11 juin : Assemblée Générale

                                ► En visio, mardi 24 juin  : Acteurs de Terrain mettra en lumière 5 nouvelles associations lauréates de cette 6ème édition.

                                ► A Paris, jeudi 3 juillet : « Regard de philanthrope ».
                                > IntervenantAlexandre Fayeulle, Président et Fondateur d’Advens & Advens for People and Planet, initiateur de la coalition « Vulnérables » et soutien des skippers Thomas Ruyant et Sam Goodchild pour le Vendée Globe 2024.


                                LANCEMENT DE L’APPEL DES FONDS ET FONDATIONS POUR L’OCEAN

                                A l’occasion de l’Année de la Mer et du sommet des Nations Unies sur les Océans qui aura lieu à Nice du 8 au 13 mai prochain, les fonds de dotation et fondations françaises se mobilisent.
                                6 partenaires à l’initiative de cet appel : Un Esprit de Famille, Admical, le Centre Français des Fonds et Fondations, le collectif transition écologique de la Fondation de France, la Fondation du patrimoine et la Fondation Terre Solidaire.

                                Rejoignez notre Appel à Agir plus significativement pour répondre à l’urgence de défendre et de protéger les écosystèmes marins et côtiers sur la plateforme dédiée. Plus d’informations.


                                NOS CERCLES & GROUPES DE REFLEXION

                                  • Le Cercle Citoyenneté travaille sur des problématiques en lien avec le vivre-ensemble.
                                  • Le Cercle Culture co-finance un projet autour de la culture et du handicap en partenariat avec le Théâtre National de Bretagne.
                                  • Le Cercle Environnement est co-animé par le fonds Yes Futur et le fonds Astrolabe.
                                  • Le Cercle Handicap est co-animé par HappyCap foundation et Ahadi Foundation. 
                                  • Le Cercle Insertion est co-animé par la fondation Acome et la fondation Cassiopée. Il a pour but d’échanger et de soutenir des associations en France dans le domaine de l’insertion et de la réinsertion par le biais de la formation et l’accompagnement de publics défavorisés ou éloignés de l’emploi.
                                  • Le Cercle Vulnérabilité approfondit chaque trimestre un sujet.
                                  • Le Cercle Weber soutient collectivement des associations dans le domaine de l’éducation.
                                  • Le Groupe New Gen réunit la nouvelle génération de philanthropes entre 25 et 40 ans dont les perceptions et les formes d’engagement peuvent différer de celles de leurs aînés.

                                      Les actualités des membres d'Un Esprit de Famille

                                      Les actualités de l'écosystème

                                       Décryptage loi de finance 2025 :
                                      Focus sur le cadre fiscal des dons par Delphine Apostoly, ingénieure patrimoniale à la Banque Transatlantique.

                                       Webinaire France Générosité : 
                                      « Générosité privée et associations : vers de nouvelles relations » : voir le replay

                                       Formation du CFF : le Centre français des Fonds et Fondations propose une offre de formations dédiées au secteur, ses enjeux, ses métiers. Prochaines sessions sur la mesure d’impact social et le changement d’échelle. Informations auprès du CFF

                                       Conférence du PhilanthroLab : le 20 mai prochain sur les alliances et fusions dans le secteur associatif. Plus d’infos

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                                      • Dans les médias : retrouvez l’interview de Guénola Désveaux, déléguée générale d’Un Esprit de Famille et Lucie Gueugnier, déléguée générale de la Fondation Alter & Care, dans Décideurs Magazine. 
                                      • Baromètre : la Fondation de France vient de publier le Baromètre de la philanthropie 2025.
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