Actualités de la philanthropie Eté 2025

Les actualités d'Un Esprit de Famille

    BIENVENUE

    A CEUX QUI NOUS ONT REJOINT !

    • La fondation Le Rocher Bleu, abritée à la Fondation de France, créé par Brigitte Liberman qui oeuvre pour une société plus durable sur les plans écologique et humain.
    • La fondation Jean-Marc et Nathalie Ollagnier, abritée à la Fondation de France, qui agit pour la jeunesse et l'éducation.
    • La fondation Au nom de Sélène, créée par Bernard et Linda Gervais avec leur fille Tamara, abritée à la Fondation Terre de Liens. Elle agit pour l’agriculture et la santé, particulièrement dans la région Nouvelle Aquitaine.


    SOIREE ANNUELLE UN ESPRIT DE FAMILLE LE 12 SEPTEMBRE 2025

    Thème "Aide Sociale à l'Enfance : quelle place pour la philanthropie familiale ?"


    EVENEMENTS RESERVES A NOS MEMBRES

    ► UN ESPRIT DE FAMILLE OUEST, le 30 septembre
    Intervenante : Marie-Noëlle de Pembrocke, présidente de Pembrocke Family Office

    ► Dans les Hauts-de-France, le 9 octobre
    En partenariat
    avec la Fondation AnBer

    Notre prochain "Regard de Philanthrope", à Paris le 7 octobre
    Avec Vitalie et Pierre-Emmanuel Taittinger 

     

    APPEL DES FONDS ET FONDATIONS POUR L'OCEAN

    Le 22 avril dernier, le Cercle Environnement Un Esprit de Famille lançait le premier Appel des fondations et fonds pour l'océan dans le cadre de l'année de la mer .

    Questions à Alexis Marant, co-animateur du Cercle Environnement, DG du fonds Yes Futur!

    Quel premier bilan dressez-vous de cet Appel ?
    "Une belle satisfaction : avec nos partenaires - le Collectif transition écologique de la Fondation de France, le CFF, la Fondation Terre Solidaire, la Fondation du Patrimoine, Admical - et le soutien de la Fondation de la Mer, nous avons réuni plus de 70 signataires ! A eux tous, ils soutiennent plus de 500 associations environnementales.

    C'est une mobilisation exceptionnelle et une grande fierté d'avoir obtenu un tel succès pour ce premier plaidoyer porté par Un Esprit de Famille."

    Quelle est la prochaine étape ?
    "Nous allons proposer aux signataires de l'Appel qui le souhaitent de travailler ensemble à la création d'un collectif ou d'une coalition de Fonds et Fondations pour l'Océan.
    Il est plus que temps de coopérer pour accroître notre impact en faveur de la mer."


    NOS 7 CERCLES & GROUPES DE REFLEXION

      • Le Cercle Citoyenneté travaille sur des problématiques en lien avec le vivre-ensemble.
      • Le Cercle Culture co-finance un projet autour de la culture et du handicap en partenariat avec le Théâtre National de Bretagne.
      • Le Cercle Environnement est co-animé par le fonds Yes Futur et le fonds Astrolabe.
      • Le Cercle Handicap est co-animé par HappyCap foundation et Ahadi Foundation. 
      • Le Cercle Insertion est co-animé par la fondation Acome et la fondation Cassiopée. Il a pour but d'échanger et de soutenir des associations en France dans le domaine de l'insertion et de la réinsertion par le biais de la formation et l'accompagnement de publics défavorisés ou éloignés de l'emploi.
      • Le Cercle Vulnérabilité approfondit chaque trimestre un sujet.
      • Le Cercle Weber soutient collectivement des associations dans le domaine de l'éducation.
      • Le Groupe New Gen réunit la nouvelle génération de philanthropes dont les perceptions et les formes d'engagement peuvent différer de celles de leurs aînés.

          Les actualités des membres d'Un Esprit de Famille

          • Philanthropes en action #13 : découvrez le parcours et les actions menées par Dominique du Peloux, fondateur de Green Link.

          • PHILANTHROPIE FAMILIALE ET ASSOCIATION : ENSEMBLE POUR L'INTERET GENERAL !Nos TANDEMS engagés pour l'intérêt général :
            • Bénédicte et Lucie Gueugnier, fondation Alter&Care, et Raphaël Culliford, de l'association Parlons Démocratie. En savoir plus
            • Stéphanie Roth, fonds La Rotonde, et Arnaud Bucaille de Maison Daddy. En savoir plus

            Les actualités de l'écosystème

            Consultation citoyenne :
            Le gouvernement lance une consultation sur la stratégie de l'ESS. En savoir plus

            Assises de la Philanthropie 2025 : 
            La prochaine édition se tiendra à Paris le 2 décembre prochain. En savoir plus

            Lire Ecouter Voir

            • Podcast : avant de tirer sa révérence, la Chaire Philanthropique de l'ESSEC a réalisé un dernier podcast à retrouver ICI 
            • Etude : actualisation par Terra Nova de son étude publiée en 2022 sur le thème "Quel rôle et quelle place pour la philanthropie dans une démocratie ?" En savoir plus

            Tandem pour l’intérêt général : Générations Solidaires et Les Ecoles de la Chance

             Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l'intérêt général

            5 questions pour 1 tandem :
            Laurent Repelin (Fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires) et Jean de Dieu Ratzimbazafy (Les Écoles de la Chance)

            Pourquoi avez-vous choisi de soutenir Les Ecoles de la Chance à Madagascar ?

            Laurent REPELIN, Président de la Fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires :

            L’éducation des jeunes dans les pays les plus défavorisés est un des 3 axes de travail de notre Fondation.

            La gratuité totale de l’éducation proposée aux enfants par Les Ecoles de la Chance, la garantie d’un repas 4 fois par semaine et la localisation pour la majorité des 12 écoles dans le sud de Madagascar ont été des critères de choix importants.

             

             

            En quoi ce soutien de la fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires a-t-il été important pour vous ?

            Jean de Dieu RATZIMBAZAFY, Fondateur des Écoles de la Chance :

            Le soutien de la fondation Générations Solidaires a permis d’assurer notre développement. Chaque année les enfants grandissent et de nouvelles classes sont à ouvrir. Cela signifie plus d’enfants à nourrir (7 000 aujourd’hui), plus d’éducateurs nécessaires pour les former et plus d’infrastructures dans nos 12 écoles.


            Qu’est-ce que ce partenariat vous a apporté ?

            Laurent REPELIN, Président de la Fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires :

            Pour notre Fondation, un exercice de « Lâcher-prise » sur une bonne partie de nos processus d’attribution de subventions et un travail en confiance.

            A titre personnel, une expérience de VIE décapante au contact des enfants et des éducateurs.

             

            Quel impact ce partenariat a-t-il eu pour répondre aux enjeux de votre secteur ?

            Jean de Dieu RATZIMBAZAFY, Fondateur des Écoles de la Chance :

            Notre système d’école à mi-temps (l’autre mi-temps étant nécessaire aux travaux familiaux) avec des diplômes reconnus par l’état, permet à une jeunesse sans grand espoir d’accéder à une vie meilleure.

            Leur motivation est forte et le taux de réussite aux examens est exceptionnel.

             

            Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

            Laurent REPELIN, Président de la Fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires :

            La confiance réciproque, un bon reporting et une communication fluide entre nos deux organisations.

            Jean de Dieu RATZIMBAZAFY, Fondateur des Écoles de la Chance :

            La transparence, la confiance réciproque et la tenue des engagements.

            Mais aussi la mise en relation avec d’autres fondations qui sont venus nous soutenir (par exemple BEL ou AXIAN …).

                Tandem pour l’intérêt général : Alter&Care et Parlons Démocratie

                 Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l'intérêt général

                5 questions pour 1 tandem en trio :
                Bénédicte Gueugnier, Lucie Gueugnier (fondation Alter&Care) et Raphaël Culliford (Parlons Démocratie)

                Pourquoi avez-vous choisi de soutenir Parlons Démocratie ?

                Bénédicte et Lucie Gueugnier, présidente et directrice générale de la fondation Alter&Care :

                Nous avons choisi de soutenir Parlons Démocratie dans le cadre d’un nouvel axe de soutien que nous développons depuis 2 ans au sein de notre fondation : la Citoyenneté. 

                Dans une société de plus en plus individualiste, dans laquelle les valeurs collectives ne séduisent plus, il nous semble essentiel de développer la cohésion sociale et d’éduquer – en particulier les jeunes – à la citoyenneté, afin qu’ils deviennent des acteurs responsables et engagés.

                Parlons Démocratie est né en 2020 autour du même constat de l’affaiblissement de nos démocraties (baisse de la participation électorale, montée des discours de rejet des institutions, et méfiance généralisée). Convaincus (comme nous) que l’éducation est le premier rempart contre ces menaces, l’association répond à cet enjeu en sensibilisant des milliers de jeunes chaque année autour de modules pédagogiques pour renforcer l’éducation à la démocratie.


                En quoi ce soutien de la fondation Alter&Care a-t-il été important pour vous ?

                Raphaël Culifford, délégué général de l'association Parlons Démocratie :

                Le soutien de la Fondation Alter&Care a été décisif pour permettre à Parlons Démocratie de répondre à une demande croissante des établissements : accompagner des réécritures participatives - par les élèves - des règlements intérieurs des établissements scolaires.

                C’est un format que nous avions testé, qui montrait de très forts résultats sur les jeunes : une participation accrue, un climat scolaire apaisé, une confiance retrouvée dans leur capacité à agir, et un engagement renforcé dans leurs choix d’orientation et pour l’intérêt général. Ce format intéressait l’Éducation nationale, et nous recevions de nombreuses demandes d’établissements souhaitant s’engager dans cette démarche, sans disposer des moyens pour y répondre.

                La Fondation Alter&Care a pris le risque de nous faire confiance pour le développer à grande échelle, et grâce à leur soutien, près de 10 000 jeunes vont directement bénéficier de cette action, dans une période où il est essentiel de renforcer leurs compétences citoyennes et leur capacité à agir dans leur environnement.

                Il est aujourd’hui très important de les inclure directement dans la réflexion sur les règles qui les concernent, de leur montrer que leur voix compte et qu’elle peut transformer leur quotidien.


                Qu’est-ce que ce partenariat vous a apporté ?

                Bénédicte et Lucie Gueugnier, présidente et directrice générale de la fondation Alter&Care :

                Parlons démocratie fait intervenir des professionnels des institutions publiques dans les établissements scolaires pour contribuer à un enseignement moral et civique captivant. Cette association nous a montré que les élèves, les enseignants et les nombreux intervenants bénévoles étaient très motivés à l’idée de renforcer le pouvoir d’agir citoyen.

                Nous avons assisté à une simulation de débat parlementaire, organisée avec des élèves de sixième, qui se sont vu remettre une proposition de loi fictive sur le vote à 16 ans. Après avoir préparé leurs amendements avec leur professeur, les élèves ont débattu de manière très impliquée et respectueuse. L’envie est donc bien là (dès le plus jeune âge), il faut juste la faire émerger !

                Nous sommes la première fondation privée à avoir accompagné l’association, essentiellement soutenue par les pouvoirs publics. Dans ce cadre, Raphaël a eu à cœur de nous donner régulièrement des nouvelles et de nous impliquer en tant qu’acteur à part entière. Notre collaboration montre que l’alliance du privé et du public peut contribuer à de belles aventures associatives.


                Quel impact ce partenariat a-t-il eu pour répondre aux enjeux de votre secteur ?

                Raphaël Culifford, délégué général de l'association Parlons Démocratie :

                Ce partenariat avec la Fondation Alter&Care a eu un impact structurant pour Parlons Démocratie et, plus largement, pour le secteur de l'éducation à la citoyenneté.

                En nous permettant de déployer à grande échelle une démarche participative innovante, il nous a donné les moyens de répondre concrètement aux besoins des établissements et aux attentes de l’Éducation nationale, tout en maintenant une exigence de qualité et de proximité avec le terrain.

                Grâce à ce soutien, nous avons pu démontrer que des initiatives ambitieuses, centrées sur l’inclusion des jeunes et la valorisation de leur voix, produisent des résultats tangibles : des élèves qui s’impliquent davantage dans la vie collective, qui développent leur esprit critique, qui affinent leur projet d’orientation et qui s’engagent dans l’intérêt général.

                Ce partenariat illustre la capacité des fondations familiales à jouer un rôle pionnier pour l’innovation sociale, en donnant aux associations les moyens de transformer des idées prometteuses en actions à fort impact, au bénéfice direct des jeunes et de la société


                Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

                Bénédicte et Lucie Gueugnier, présidente et directrice générale de la fondation Alter&Care :

                Les clés du succès de notre tandem reposent sur la confiance, sur la transparence et sur les échanges réguliers et non « officiels » (en dehors des rapports d’activités, des comptes annuels etc.) entre l'association et la fondation.

                Nous avons également invité Raphaël à une journée organisée par notre fondation pour les dirigeants d’associations (sans notre présence) afin qu’ils puissent échanger entre pairs avec l’aide d’un coach spécialisé. Ce soutien extra-financier a renforcé les liens avec Raphaël et Parlons Démocratie |, car il permet de sortir du cadre et de la relation financé / financeur.

                Raphaël Culifford, délégué général de l'association Parlons Démocratie :

                Les clés de notre tandem avec la Fondation Alter&Care tiennent d’abord à la confiance mutuelle et à la simplicité de nos échanges, qui nous permettent d’agir ensemble avec efficacité et sincérité. Nous partageons un objectif commun : renforcer la cohésion sociale en donnant aux jeunes les moyens de devenir des citoyens responsables et engagés.

                La Fondation Alter&Care est la première fondation privée à nous avoir soutenus, à un moment où nous étions essentiellement financés par des partenaires publics. À ce titre, cette relation est particulièrement précieuse : leur confiance a inspiré d’autres mécènes et nous a permis de structurer notre développement tout en conservant notre capacité à innover.

                Leur soutien dépasse le cadre financier : ils nous accompagnent par leurs conseils, leurs mises en relation et des moments de réflexion qui nourrissent notre action. La journée de formation qu’ils ont organisée pour les dirigeants associatifs a été, à titre personnel, un moment précieux : elle m’a permis de rencontrer d’autres responsables d’associations, d’échanger sur nos pratiques et de progresser dans mon rôle de dirigeant.

                Cette relation de confiance nous donne la liberté d’expérimenter et d’innover au cœur de notre mission, en sachant que nous avançons ensemble, dans un esprit d’équipe, pour répondre aux défis de notre société.

                 

                    Tandem pour l’intérêt général : La Rotonde et Maison Daddy

                    Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l'intérêt général

                    5 questions pour 1 tandem :
                    Stéphanie Roth (fonds La Rotonde) et Arnaud Bucaille (Maison Daddy)

                    Pourquoi avez-vous choisi de soutenir Daddy ?

                    Stéphanie Roth, co-fondatrice du fonds La Rotonde :

                    Le Covid a mis en lumière le sujet sensible de la solitude et de l’isolement de nombre de nos aînés. L’idée d’intégrer des cafés dédiés aux personnes âgées d’un quartier à des habitats intergénérationnels nous a paru excellente. Les témoignages des locataires ou adhérents de Daddy autant que les chiffres parlaient d’eux même pour en démontrer l’efficience.

                    En valorisant naturellement le souci de l’autre, Daddy recréé du lien, des échanges et de l’attention.
                    Le bénéfice est double car lorsque les plus jeunes prennent soin des plus âgés, cela nourrit également leur propre quête de sens.


                    En quoi ce soutien du fonds La Rotonde a-t-il été important pour vous ?

                    Arnaud Bucaille, fondateur Maison Daddy :

                    Le soutien de La Rotonde a été déterminant dans une phase stratégique de développement. L’implication pionnière dans notre foncière solidaire a permis de déclencher un effet de levier d’investissement x2 à x4, rendant possible notre projet à Douai : un lieu de vie intergénérationnel avec 31 logements (9 étudiants, 22 seniors) et un café associatif Chez Daddy. Ce lieu vise à lutter contre l’isolement, avec une capacité d’accueil de 1 500 à 2 000 adhérents.

                    Ce soutien est arrivé au moment où nous devions prouver la viabilité de notre modèle économique avant un déploiement à l’échelle.

                     

                    Qu’est-ce que ce partenariat vous a apporté ?

                    Stéphanie Roth, co-fondatrice du fonds La Rotonde :

                    Nous avons découvert une forme de philanthropie entrepreneuriale : nous avions initialement envisagé d’accompagner le projet sous la forme classique d’un mécénat, mais Arnaud et Philippe nous ont incité à investir dans une foncière solidaire, créant ainsi une structure économique pérenne pour financer les lieux de vie.

                    La recherche du profit n’est évidemment pas l’objectif poursuivi, mais si le capital est en tout ou partie préservé, il pourra servir à financer d’autres projets par la suite.
                    Ce modèle économique est intéressant lorsqu’il correspond à la philosophie du projet et sert des associations bien gérées comme Daddy.


                    Quel impact ce partenariat a-t-il eu pour répondre aux enjeux de votre secteur ?

                    Arnaud Bucaille, fondateur Maison Daddy :

                    L’un des grands défis de notre société est l’isolement des personnes âgées : en France, près de 40 % des plus de 60 ans sont touchés par la solitude. Le partenariat avec La Rotonde nous aide à apporter une réponse concrète à cet enjeu, en combinant logement inclusif et lien social via nos cafés Chez Daddy.

                    Il renforce notre capacité à démontrer un modèle économique viable / réplicable et à attirer d’autres acteurs solidaires.
                    Exemple concret : grâce à ce soutien, nous finalisons l’acquisition d’un ancien hôtel de 1 200 m² à Douai pour y déployer notre concept.

                    Ce projet fait partie des tout premiers investissements qui nous permettront ensuite d’attirer des montants de fonds plus ambitieux afin de démultiplier notre impact sur le territoire.


                    Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

                    Stéphanie Roth, co-fondatrice du fonds La Rotonde :

                    Au-delà du capital apporté sur un projet spécifique, notre souhait est de pouvoir contribuer à fédérer d’autres philanthropes vers ce projet ambitieux, dont les importants besoins en capitaux nécessaires pour démultiplier son impact sont contrebalancés par un modèle économique visant à une forme d’autonomie.

                    Arnaud Bucaille, fondateur Maison Daddy :

                    Le succès de notre tandem avec La Rotonde repose sur une vision partagée : celle d’une philanthropie entrepreneuriale, tournée vers l’impact durable. Leur engagement, leur regard d’investisseur exigeant et leur réseau nous poussent à viser l’équilibre économique, la réplicabilité, et l’autonomie.

                    Ce partenariat nous aide à poser les fondations d’un modèle solide, où chaque euro introduit sert à construire une solution pérenne et duplicable. Là où beaucoup de dons financent de l’exploitation sans perspective d’élargissement, nous voulons démontrer qu’un investissement bien pensé peut créer de la valeur sociale… et générer de nouvelles capacités d’action.

                        L’homme et la nature, un lien pour se reconstruire. Avec Dominique du Peloux

                         Philanthropes en action #13

                        "Notre conviction : la nature est un lieu privilégié pour mener des actions de reconstruction personnelle, de réinsertion sociale et professionnelle."

                        avec Dominique du Peloux
                        Fondateur de Green Link

                        Le constat : en famille, nous sommes partis du constat que dans les pays développés beaucoup de publics vulnérables vivent éloignés des milieux naturels : urbanisation, maladie, isolement, détention sont autant de situations qui séparent ces personnes d’un contact avec la nature.

                        La vision : Green Link est né de la conviction profonde que la nature est un lieu privilégié pour développer des actions de reconstruction personnelle, de réinsertion sociale et professionnelle en faveur des plus fragiles.

                        La mission : la vocation de Green Link est d’identifier, parfois créer, soutenir, accompagner des projets qui sont tous menés dans le cadre d’un milieu naturel, sauvage ou cultivé, et qui œuvrent auprès de ces publics fragiles pour leur permettre de retrouver le chemin d’une vie personnelle, et professionnelle épanouie.

                        Depuis sa création il y a 10 ans environ, Green Link a soutenu plus d’une centaine de projets associatifs rentrant dans sa mission, et publié 4 Livres Blancs sur des thèmes s’y rapportant.

                          Qu'est-ce qui est à l'origine de votre engagement  ?

                          Dominique du Peloux :

                          Les questions environnementales sont depuis toujours au cœur des préoccupations et engagements familiaux. Aussi lorsque j’ai proposé en famille la création d’un outil philanthropique, les grands thèmes de la biodiversité et de la transition écologique ont bien sûr été considérés, puis abandonnés rapidement pour 3 raisons :

                          1. L’absence d’une légitimité scientifique sur ces sujets au sein de la famille,
                          2. Le sentiment que les moyens à mettre en œuvre pour être actif à grande échelle nous dépassaient,
                          3. L’existence de très belles fondations anglo-saxonnes, mais aussi de plus en plus en France, mieux armées et dotées pour faire bouger les lignes.

                          L’homme est arrivé dans le « paysage » assez rapidement grâce à la fois aux écologistes intégraux qui prônent l’unicité du combat social et de celui de la défense de l’environnement,  et… au Pape François (Laudato Si, 2015) : « une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres » (n.49).

                          La nature mais pas sans l’homme, Green Link était né !

                           

                          Pourquoi avoir choisi de relier la nature et l'humain ?

                              DdP :
                              Ce thème du lien entre l’homme et la nature est en fait d’ordre philosophique mais aussi de plus en plus scientifique : la nature, c’est le vivant. L’homme en fait donc bien partie, mais, selon vos croyances avec, ou non, une place particulière…

                              Sans chercher à répondre à cette question, chez Green Link nous sommes simplement convaincus qu’une vie accomplie n’est pas possible en étant séparé durablement du vivant dont nous sommes issus. Ceci est vrai pour tous, mais aussi particulièrement pour ceux qui en sont éloignés en raison d’un accident de la vie, de questions de santé physique ou psychique, de difficultés d’intégration sociale…

                              Rapprocher ces publics fragiles de la nature ne va pas tout résoudre, mais simplement enclencher un processus d’ordre sensible, émotionnel, physiologique permettant de retrouver estime de soi, responsabilité, sérénité etc.

                              Les travaux scientifiques sur ce sujet se multiplient, depuis la fameuse étude (revue Science, 1984) du professeur Roger Ulrich montrant (sans l’expliquer...) que l’on guérit mieux face à des arbres que devant un mur !

                              Aujourd’hui sont établies des corrélations troublantes entre l’exposition à des milieux naturels et l’amélioration des processus permettant de surmonter des difficultés de tous ordres, y compris sociales. Ces travaux sont magnifiquement mis en lumière et répertoriés par Pascale d’Erm dans son ouvrage « Natura » (2019, éditions LLL).

                              La veille scientifique sur ces sujets fait bien sûr partie de la mission de Green Link.

                              Quels sont les 5 programmes portant l’ambition de Green Link ?

                              DdP :
                              Après avoir soutenu des projets au fil de l’eau, grâce au cabinet de conseil Equanity et …au Covid qui a contraint nos déplacements, nous avons pris le temps de structurer l’action du fonds à la lumière de ses premières années d’activité.
                              Pour l’avenir, se sont alors dégagés assez naturellement 5 Programmes recouvrant les grandes vulnérabilités que nos associations tentent d’adresser.

                              Programme Nature et Prisons

                              Nature et Prisons a pour objectifs d’encourager la présence de nature en prison et de contribuer à la baisse des récidives en favorisant le développement des peines alternatives « vertes ».

                              Exemple : Green Link a créé un partenariat avec le Ministère de la Justice pour organiser un Trophée des plus beaux jardins dans les prisons françaises.

                              Un jury professionnel décerne, chaque année sur un thème différent, 3 prix que nous allons porter dans les établissements lauréats.

                              Photo : le centre de détention de Nantes, lauréat 2022

                              Programme La Nature pour se Construire

                              La Nature pour se Construire s’adresse aux jeunes déscolarisés et fragilisés socialement, en favorisant leur reconnexion à une nature souvent sauvage (mer, montagne, marches en nature), et en soutenant les projets alternatifs de filières éducatives et professionnelles en lien avec la nature.

                              Exemple : Green Link appuie un éducateur passionné de voile pour lancer l’association « Tous en Mer » qui fait découvrir, par des séjours courts, la navigation et la vie sur l’océan à des enfants issus de quartiers difficiles ou porteurs de handicap. Certains n’ont jamais vu la mer auparavant !

                              Photo © Tous en Mer

                              Programme La Nature Retrouvée

                              La Nature Retrouvée remet les publics fragilisés physiquement et psychiquement en lien avec le vivant et les bienfaits de la nature.

                              Exemple : Green Link a aidé l’association « Jardins et Santé », pionnière dans le plaidoyer en faveur des jardins thérapeutiques, existant (ou non !) dans les établissements de soin, à organiser sa transition managériale. La demande des hôpitaux, cliniques, ehpad, IMS, etc. pour la création de ces espaces de nature en faveur des patients, soignants et famille est croissante et pose des questions critiques de financement.

                              Photo © Simon de Cyrène Vanves

                              Programme Insertion et Métiers Verts

                              Insertion et Métiers Verts s'appuie sur des associations contribuant à la transition sociale et écologique en valorisant les filières d’insertion en lien avec la nature.

                              Exemple : la nature offre de beaux métiers pour aider les personnes loin de l’emploi à retrouver le savoir-être et le savoir-faire de la vie au travail. Green Link a soutenu de nombreux Ateliers Chantier d’Insertion présents dans le maraichage, l’entretien d’espaces verts, le génie écologique… En plus, des métiers porteurs !


                              Photo © La Brocante Verte

                              Programme Nature et Cités

                              Nature et Cités : reconnecter les habitants des quartiers prioritaires à la nature en la réintroduisant dans leurs espaces de vie.

                              Exemple : dans ces quartiers difficiles, tout le monde est fragile : Green Link sélectionne des projets qui réintroduisent la nature au coeur de la vie de ces familles en grande précarité, avec des objectifs multiples : apaisement, alimentation, insertion.

                              Photo © Le Paysan Urbain Marseille

                              Ces Programmes ont vocation non seulement à accompagner et mettre en lien des associations qui œuvrent sur le même thème, mais ils ont aussi pour fonction de mettre en lumière les problématiques qui leurs sont propres, parfois à travers la publication de Livres Blancs, ou encore par un travail de réflexion auprès des autorités publiques compétentes.

                              Ces 5 Programmes sont devenus la grille de lecture des projets qui nous sont proposés, ils structurent l’activité de Green Link.

                              En quoi consistent les Trophées Green Link ?

                                DdP :
                                Nos Trophées visent à récompenser les associations pour leur action au quotidien. L’idée est de ne pas être dans une dynamique d’appel à projets. Il n’y a pas d’exigence non plus sur l’allocation du don pour les lauréats.

                                Le Trophée Innovation : « Insertion & Métiers Verts » (en 2023) avait pour objectif de mettre en lumière les innovations, quelles qu’elles soient, au sein des associations qui œuvrent à l’insertion des personnes éloignées de l’emploi à travers des activités en lien avec la nature.

                                En 2025, à l’occasion de l’Année de la Mer, notre nouveau Trophée « Mer & Rivières » a pour ambition de récompenser des associations qui œuvrent à l’insertion sociale & professionnelle et à la reconstruction personnelle de publics fragilisés, à travers des activités en lien avec le milieu aquatique : la mer, les rivières ou les étangs.

                                Vous avez publié récemment un livre blanc sur l’insertion par les métiers verts.
                                Pourquoi un focus particulier sur ce thème ?

                                DdP :
                                A la suite du Trophée que nous avions organisé sur le même thème, compte tenu du nombre et de la qualité des candidats, nous avons décidé de mettre en lumière ces associations dans un Livre Blanc, ceci avec plusieurs objectifs :

                                • Montrer que les activités menées en insertion dans les milieux de nature peuvent être très innovantes : tant sur les publics accompagnés, les techniques employées, que sur l’agilité de leur modèle économique.
                                • Montrer que ces associations partagent les mêmes bienfaits d’une activité menée en milieu naturel mais aussi les mêmes problématiques (mobilité des personnes, météo défavorable, productivité, investissements…). Ce Livre, nous l’espérons contribuera à les rapprocher et les mettre en lien.
                                • Montrer aux fondations privées, familiales et d’entreprises, que l’insertion, contrairement aux idées reçues, a besoin d’eux. Même si l’administration finance les salaires des personnes en insertion, il reste les encadrants, les locaux, les investissements, parfois lourds, qui ne bénéficient pas toujours, loin s’en faut, de l’aide publique.
                                • Montrer enfin aux collectivités locales que la présence d’un chantier d’insertion en maraichage ou entretien d’espaces verts sur leur territoire, est une contribution positive à tous les programmes d’alimentation durables et de retour à l’emploi qu’elles peuvent mettre en place.

                                Mobilisons-nous pour que les 4 000 chantiers d’insertion qui existent en France, environ 800 dans les métiers verts, puissent continuer à mener leurs actions si nécessaires d’accompagnement auprès des personnes les plus éloignées de l’emploi.

                                 

                                 

                                Quelles sont vos priorités pour les années à venir ?

                                DdP :
                                Après 10 ans d’activité, nous nous posons bien sûr des questions pour l’avenir sur l’adéquation de nos moyens financiers, l’efficacité de notre action, la gestion de nos bénévoles et experts, l’élargissement de notre Conseil d’administration, etc. mais il me semble que la réflexion fondamentale que nous devons mener est d’un autre ordre : en accompagnant ces magnifiques projets menés dans toute la France par des dirigeants désintéressés et exceptionnels par leur engagement, Green Link contribue modestement à soigner les symptômes d’une société qui génère des vulnérabilités, de tous ordres.

                                Comment Green Link peut-il demain apporter sa contribution pour remédier aux causes qui sont à l’origine de ces difficultés, sociales en particulier ?

                                Voilà qui pourrait être le programme des années à venir, sans interrompre bien sûr notre travail d’accompagnement de ceux qui tous les jours sont au service des plus fragiles.

                                La prévention et pas seulement le soin, voilà un beau projet !

                                Un Esprit de Famille
                                Résumé de la politique de confidentialité

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