Tandem pour l’intérêt général : Anyama et France Répit

 Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l’intérêt général

5 questions pour 1 tandem :
Audrey Schmitt (fondation Anyama) et Laure de la Cotardière (France Répit)

Qu’est-ce qui vous a convaincu Anyama de soutenir France Répit ?

Audrey Schmitt, fonds de dotation Anyama :

L’enjeu des proches aidants représente un défi sociétal et démographique majeur, malheureusement souvent invisibilisé. Ce qui nous a immédiatement convaincus chez France Répit, c’est la pertinence de leur modèle et leur capacité à penser le répit de manière globale, en intégrant les dimensions médicale, psychologique, sociale et environnementale.

Au sein d’Anyama, nous sommes particulièrement attentifs au lien entre la santé et la nature. France Répit a su démontrer que l’environnement et les espaces d’accueil jouent un rôle thérapeutique fondamental pour les familles épuisées. D’autre part, nous avons été marqués par la solidité de leur vision stratégique et leur volonté de fédérer divers acteurs de terrain pour transformer durablement l’accompagnement des aidants.

Qu’est-ce qui fait la force de votre partenariat avec Anyama ?

Laure de la Cotardière, France Répit :

La force de notre partenariat réside dans sa dimension globale et dans la posture singulière qu’adopte Anyama. Nous ne sommes pas dans une relation asymétrique entre un mécène et un bénéficiaire, mais dans une véritable dynamique de collaboration.

Anyama comprend les réalités du terrain et accepte de s’engager sur le temps long, ce qui est rare et précieux. Le conseil d’administration d’Anyama et son équipe opérationnelle s’impliquent activement à nos côtés à travers un accompagnement extra-financier qui s’adapte à nos besoins. Ce soutien intellectuel nous offre un espace de réflexion sécurisant.

C’est un partenariat exigeant mais qui respecte notre identité et notre propre rythme de développement institutionnel.

Qu’avez-vous appris au contact de cette association ?

Audrey Schmitt, fonds de dotation Anyama :

Au contact de France Répit, nous avons compris qu’un soutien purement financier, s’il est indispensable, reste insuffisant pour garantir la pérennité d’un projet de cette envergure. Cela a renforcé notre conviction quant à l’importance de l’accompagnement extra-financier. Chez Anyama, nous essayons de nous positionner non plus comme de simples financeurs, mais comme de véritables partenaires, capables d’apporter une expertise en matière de gouvernance, de ressources humaines ou de structuration juridique.

Pouvez-vous donner un exemple de ce que ce soutien a rendu possible ?

Laure de la Cotardière, France Répit :

Le soutien d’Anyama a été déterminant dans une phase charnière de notre évolution. Plutôt que de financer exclusivement des projets visibles du grand public, Anyama a accepté de soutenir notre structuration interne, un besoin vital mais souvent très difficile à faire financer. Leur appui nous a permis de consolider notre équipe et d’améliorer nos outils de gestion et de communication.


Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

Audrey Schmitt, fonds de dotation Anyama :

La confiance mutuelle, l’exigence et la notion de temps long. Notre partenariat repose sur un dialogue transparent, où les difficultés peuvent être abordées sans crainte.

Pour une fondation familiale, la clé n’est pas nécessairement d’apporter des montants colossaux, mais d’intervenir au bon moment et sur les bons leviers. Un financement ciblé, même modeste, couplé à un appui stratégique, offre un effet de levier considérable. Nous acceptons de financer ce qui est souvent délaissé par les subventions classiques : le fonctionnement, la structuration interne et le temps de coordination.

C’est cette acceptation du risque structurel et cette volonté de construire une vision partagée, dans un cadre exigeant mais bienveillant, qui font aujourd’hui la réussite de notre tandem.

Laure de la Cotardière, France Répit :

La transparence, la proximité et la capacité d’adaptation. Avec Anyama, nous avons la liberté de partager nos doutes, nos vulnérabilités et nos ajustements stratégiques sans craindre de remettre en cause notre financement. Cette honnêteté intellectuelle est la clé de voûte de notre relation.

De plus, la souplesse inhérente à une fondation familiale leur permet d’ajuster leur soutien à nos besoins réels, plutôt que de nous imposer un cadre rigide. Ils ont compris qu’une aide financière, même lorsqu’elle n’est pas assortie de montants démesurés, devient extrêmement puissante dès lors qu’elle est ciblée et assortie d’un accompagnement extra-financier.

C’est cette alliance entre agilité, soutien structurel et exigence partagée qui garantit la pérennité de notre action commune.

Tandem pour l’intérêt général : Tout Pour Etre Heureux et Plus Fort

 Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l’intérêt général

5 questions pour 1 tandem à 3 :
Jérôme Adam (fondation Tout Pour Être Heureux), Guénaëlle Pérelle et Sandrine Lamétairie (association Plus Fort)

Qu’est-ce qui vous a convaincu de soutenir Plus fort ?

Jérôme Adam, fondateur de la fondation Tout Pour Être Heureux  :

Plus Fort est une pépite pour laquelle nous avons eu un gros coup de cœur.

Depuis 17 ans, l’association agit pour renforcer la santé mentale, prévenir les comportements à risques et favoriser la réussite éducative et sociale, avec déjà 100 000 enfants et adolescents accompagnés et 2 000 adultes formés.

Depuis neuf ans, elle déploie le programme « Plus forts ensemble » auprès des 6-11 ans, en mobilisant à la fois les professionnels de l’enfance, les parents et les enfants à l’échelle d’un quartier, entendu comme une école et son environnement. Cette approche systémique, encore rare, permet une action en profondeur et durable. Les professionnels formés deviennent autonomes et peuvent déployer le programme, notamment s’ils viennent à changer de quartier. Enfin, son impact se mesure aussi à son appropriation par les familles : il est aujourd’hui demandé par les parents eux-mêmes, et pas seulement par les écoles.

Qu’est-ce qui fait la force de votre partenariat avec Tout pour être heureux ?

Guénaëlle Pérelle et Sandrine Lamétairie co-directrices de l’association Plus Fort :

La force de notre partenariat repose avant tout sur une confiance solide et une réelle liberté d’action accordée par la Fondation, qui nous permet de déployer nos initiatives au plus près du terrain.

Nous partageons également une vision profondément commune : placer l’humain, l’éducation et le bien-être mental au cœur de chaque action.

Grâce à ce socle, Plus Fort peut intervenir avec précision et pertinence, en s’appuyant sur une connaissance fine des besoins et des réalités vécues par les enfants, les familles et les professionnels de l’éducation à Marseille.

Qu’avez-vous appris au contact de cette association ?

Jérôme Adam, fondateur de la fondation Tout Pour Être Heureux  :

Pendant deux ans, j’ai sillonné la France avec le film documentaire « Tout pour être heureux ? », à travers plus de 150 ciné-débats réunissant 18 000 spectateurs. Au-delà du constat alarmant sur notre jeunesse (un jeune sur quatre en situation de vulnérabilité psychique), j’ai mesuré le rôle clé des programmes de développement des compétences psychosociales (CPS) pour prévenir les comportements à risque (harcèlement, addictions…) et favoriser la réussite des jeunes. Encore insuffisamment soutenus en France, ces programmes sont souvent portés soit par le champ de la santé, soit par celui de l’éducation.

L’association Plus Fort se distingue en créant un véritable pont entre ces deux univers, habituellement cloisonnés. La permanence psychologique intégrée au programme « Plus forts ensemble » en est une illustration forte : elle renforce la prévention, accompagne les jeunes et leurs familles, et favorise un dialogue essentiel entre éducation et santé.

Pouvez-vous donner un exemple de ce que ce soutien a rendu possible ?

Guénaëlle Pérelle et Sandrine Lamétairie co-directrices de l’association Plus Fort :

Ce soutien nous a permis de répondre concrètement aux besoins exprimés par les familles du quartier Belle de Mai à Marseille, en déployant le programme « Plus Fort ensemble ». Porté par les psychologues de l’association sur trois ans, ce dispositif vise à renforcer les compétences psychosociales des enfants.

En complément du soutien de la Cité éducative, l’appui de la Fondation nous permet aujourd’hui d’accompagner l’ensemble de l’école Cadenat ainsi que le centre social Belle de Mai.

Au total, ce sont 400 enfants et leurs familles, ainsi que 30 professionnels, qui bénéficient de cet accompagnement structurant.


Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

Jérôme Adam, fondateur de la fondation Tout Pour Être Heureux :

S’il ne fallait en retenir qu’une, ce serait l’alignement parfait entre la mission de la fondation et le programme « Plus forts ensemble »

Ce programme couvre en effet les trois piliers d’intervention de la fondation :

  1. Le jeune, avec ses terrains de vulnérabilité : stress, angoisse, troubles…
  2. Son environnement, notamment ses deux premiers cercles de socialisation : la famille et l’école)
  3. Ses connaissances sur les comportements à risque et le développement de ses compétences psychosociales : confiance en soi, liberté de jugement, sécurisation affective.

A cela s’ajoute une relation fondée sur une confiance et une transparence totale, aussi bien dans nos réussites que dans nos difficultés.
Enfin, une conviction partagée : lorsque l’impact est là, il faut savoir rester agile. Éviter les lourdeurs inutiles pour concentrer l’énergie là où elle compte vraiment.

Guénaëlle Pérelle et Sandrine Lamétairie co-directrices de l’association Plus Fort :

  1. Une vision commune forte
    Nous partageons la même ambition : agir simultanément et concrètement pour le mieux-être des enfants, des parents et des professionnels.
  2. Une complémentarité naturelle
    L’association Plus Fort apporte l’ancrage terrain, la proximité et la connaissance des besoins. La fondation apporte les moyens, la structuration et la capacité à donner de l’ampleur aux actions.
  3. Une relation de confiance
    Au fil du temps, nous avons construit une collaboration fluide, fondée sur l’écoute, la transparence et le respect des rôles de chacun.
  4. Une capacité à co-construire
    Les idées, les projets et les réussites ou les déceptions sont partagés, ce qui renforce le sentiment d’unité et d’utilité.

En résumé, Notre succès repose sur un bel équilibre : des valeurs communes, des forces complémentaires et une relation humaine authentique.

Tandem pour l’intérêt général : Martine Coisne Vercken et Aux captifs, la libération

 Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l’intérêt général

5 questions pour 1 tandem :
Cécile Hartig (Fonds Martine Coisne Vercken)  et Thierry Desjuzeur (Aux captifs, la libération)

Pourquoi avez-vous choisi de soutenir Aux captifs, la libération

Cécile Hartig, cofondatrice du fonds Martine Coisne Vercken :

Une des membres du Fonds Martine Coisne Vercken vit à Paris, à côté d’un lieu d’accueil de l’association Aux captifs, la libération.

En discutant avec l’un des bénévoles, elle a découvert l’action essentielle, mais peu connue, de cette association depuis 1981 auprès des personnes de la rue, portée aujourd’hui par 300 bénévoles et 80 professionnels.

Elle a présenté cette action au conseil, et nous avons choisi, ensemble, de soutenir un projet qu’ils avaient du mal à faire financer : le programme Marcel Olivier, qui se penche sur le sujet de la dépendance à l’alcool des personnes sans abri.

Pour nous, le sujet de l’addiction n’était pas un tabou et concerne tout le monde.

En quoi le soutien du fonds Martine Coisne Verken a-t-il été important pour vous ?

Thierry Desjuzeur, Directeur Général de l’association Aux captifs, la libération :

Le Fonds Martine Coisne Vercken soutient un programme phare et innovant de notre association Aux captifs, la libération, sur le sujet complexe de l’addiction à l’alcool des personnes qui vivent dans la rue : le Programme Marcel Olivier.

Ce programme porte le nom d’une personne accompagnée par le passé par notre association, qui a réussi à sortir de la captivité de l’alcool. Il permet aux personnes alcoolodépendantes qui vivent dans la rue de bénéficier d’un accompagnement sans jugement sur le sujet de l’alcool, avec l’appui d’une équipe spécifique, pluridisciplinaire : éducateur, infirmier, psychologue addictologue.

Depuis 2022, il est soutenu en partie par des financements publics (Agence Régionale de Santé, Fonds de Lutte contre les Addictions) mais un cofinancement privé reste et restera indispensable pour assurer son déploiement, au sein de l’association et au-delà, chez d’autres partenaires associatifs.


Qu’est-ce que ce partenariat vous a apporté ?

Cécile Hartig, cofondatrice du fonds Martine Coisne Vercken :

Ce partenariat nous a d’abord permis de vivre de belles rencontres.

Notamment celle d’Apolline, la responsable du Programme Marcel Olivier. Nous l’avons rencontrée dans le lieu qui accueille spécifiquement les personnes alcoolodépendantes, au cœur de Paris. Une jeune femme très engagée sur le sujet, débordante d’énergie, malgré la grande difficulté du sujet et des personnes qu’elle accompagne !

Au-delà, le partenariat nous a permis d’en savoir plus sur le sujet de la dépendance à l’alcool des personnes sans abri, et de comprendre que le sujet de la grande précarité et du sans-abrisme est un sujet complexe, qui nécessite du temps long.

On ne sort pas facilement de la rue quand on y a passé des années. L’expérience des Captifs sur la question, depuis plus de 40 ans, est très intéressante : elle montre que le lien est premier pour remettre la personne debout. Ils sont d’ailleurs reconnus par les pouvoirs publics comme étant les seuls à savoir faire cette prise en charge complète de la personne.

Quel impact ce partenariat a-t-il eu pour répondre aux enjeux de votre secteur ?

Thierry Desjuzeur, Directeur Général de l’association Aux captifs, la libération :

« Les Captifs » – le surnom de notre association – sont présents dans la rue depuis 1981 auprès des personnes sans logement ou en situation de prostitution. Nous constatons que l’addiction à l’alcool représente une double peine pour ces personnes : elles n’ont pas accès aux dispositifs de droits communs, aux établissements de santé…

Notre action a un impact visible : avec un accompagnement adapté, les personnes alcoolodépendantes reprennent confiance en leur dignité et en leur capacité à « apprivoiser leur consommation d’alcool » et à poser des choix sur ce sujet.

Le partenariat avec le Fonds Martine Coisne Vercken a représenté une aide très concrète, et aussi une marque de reconnaissance pour notre action sur ce sujet de santé publique. C’est un gage de confiance très important pour convaincre d’autres acteurs publics et privés de nous accompagner.

Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

Cécile Hartig, cofondatrice du fonds Martine Coisne Vercken :

Deux clés essentielles sont la confiance et la transparence. Quand nous avons rencontré les Captifs, ils nous ont présenté un projet clair, des objectifs précis, des comptes certifiés. Ils ont répondu à nos questions. Mais ensuite nous les avons laissé avancer sur leur projet, avec un point d’étape annuel. Ce sont eux les « pros » du sujet.

En parallèle, ils nous ont invités à différents événements qui nous ont permis de mieux faire connaissance et de découvrir toute la complexité de la très grande précarité. Les différentes rencontres proposées, et notamment leur Atelier des Partenaires, ont également participé à renforcer nos liens.

Thierry Desjuzeur, Directeur Général de l’association Aux captifs, la libération :

La première clé, c’est la rencontre que nous avons pu réaliser avec les membres du fonds, sur notre espace Marcel Olivier, vitrine du Programme (Paris, 9e). Elle nous a permis de nous connaître, de nous comprendre et d’établir une confiance réciproque.

Ensuite, leur engagement financier pluri annuel, sur des dépenses de fonctionnement (prise en charge du salaire de la responsable du Programme) nous permet de projeter le programme sur le temps long.

Dans ce cadre, en 2026, nous allons organiser une présentation de nos actions et de nos besoins à nos partenaires financiers actuels et potentiels, pour qu’ils nous aident à démultiplier l’impact de notre action.

      Tandem pour l’intérêt général : Siska et O’tech – Ecole de production

      – Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l’intérêt général

      5 questions pour 1 tandem :
      Laurent Bataille (fondation Siska) et Bruno Batailly (O’tech – Ecole de production)

      Pourquoi avez-vous choisi de soutenir l’école de production O’tech ?

      Laurent Bataille, fondateur de la fondation Siska :

      Chef d’entreprise depuis 40 ans, je me suis toujours investi dans le recrutement, la formation professionnelle sur notre territoire et l’attractivité de notre industrie. Quand j’ai découvert ce modèle des écoles de production à Toulouse, j’ai tout de suite été séduit car il répondait très bien à ces préoccupations d’insertion en faisant le pari de redonner de l’avenir à des jeunes qui ne se retrouvaient plus dans le système scolaire et en les formant à nos métiers industriels.

      J’ai mobilisé des amis industriels et nous avons créé O TECH Ecole de Production à Compiègne avec 3 objectifs :
      – faire de l’insertion de jeunes souvent issues de familles fracassées,
      – montrer que l’industrie a un avenir en France,
      – et enfin former des jeunes à des métiers plein d’avenir que les entreprises recherchent.

      Soutenir O TECH aujourd’hui, c’est lui donner les moyens de continuer son œuvre au service des jeunes et de l’industrie.


      En quoi le soutien de la fondation Siska a-t-il été important pour vous ?

      Bruno Batailly, directeur O’tech – Ecole de production :

      La fondation Siska nous a apporté une aide précieuse récente dans le financement d’un agrandissement. Le local trouvé à l’ouverture de l’école correspondait à l’ensemble de nos critères de localisation, de répartition et composition, mais ne possédait pas assez de surface pour accueillir l’ensemble des jeunes de nos 3 filières : usinage, chaudronnerie et soudure.
      Ainsi dès le démarrage de O’TECH, nous avions le projet d’agrandir notre atelier de chaudronnerie/soudure et de créer 3 salles de classes. Siska fût l’un des premiers donateurs, nous permettant d’en convaincre d’autres.
      Après environ 1 année de travaux, notre agrandissement fût inauguré en mai 2024 pour donner à nos jeunes les meilleures conditions d’apprentissage.

       

       

      Qu’est-ce que ce partenariat vous a apporté ?

      Laurent Bataille, fondateur de la fondation Siska :

      La première satisfaction est de voir des jeunes qui étaient en déshérence, retrouver goût à la vie, heureux d’apprendre et s’engager dans des voies professionnelles industrielles prometteuses pour leur avenir.

      Ensuite, ce partenariat est une longue aventure collective, initialement avec quelques entreprises membres fondateurs et les territoires puis progressivement avec un grand nombre d’industriels et d’institutions en charge des jeunes.

      Les jeunes des premières promotions arrivent progressivement sur le marché du travail et les entreprises se les arrachent !


      Quel impact ce partenariat a-t-il eu pour répondre aux enjeux de votre secteur ?

      Bruno Batailly, directeur O’tech – Ecole de production :

      Le partenariat avec la fondation Siska est avant tout un partenariat de très long terme, puisque Laurent Bataille fait partie de nos membres fondateurs et il est actuellement président de notre association. Ainsi, son engagement du quotidien nous a permis non seulement de lancer O’TECH, mais également de prendre l’essor projeté, afin d’accueillir des jeunes du territoire de Compiègne et au-delà.

      A ces jeunes, qui “n’aiment pas être assis toute la journée sur une chaise”, nous proposons, à travers la pédagogie innovante du “Faire pour apprendre”, une nouvelle voie pour se former aux métiers de l’usinage, de la chaudronnerie et de la soudure.


      Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

      Laurent Bataille, fondateur de la fondation Siska :

      Le succès du tandem Fondation – Ecole est un alignement très fort sur les valeurs aussi bien avec la direction de l’école qu’avec son conseil d’administration.
      Avec 50 jeunes, l’école est à l’image d’une grande famille que nous sommes heureux de soutenir et d’accompagner dans son développement afin qu’elle puisse atteindre son objectif de 70 jeunes.
      La clé du succès est bien la confiance partagée.

      Bruno Batailly, directeur O’tech – Ecole de production :

      Une première clé de la réussite est avant tout un accompagnement sur le moyen-long terme. En effet, monter une école de production c’est déjà près de 1,5 années d’avant-projet, puis une fois lancé,e c’est environ 6-7 années de montée en charge et de stabilisation. Il est donc très précieux pour nous de pouvoir compter sur la fondation Siska et son président à nos côtés au moins pendant ces années !

      Une seconde clé est l’accompagnement en proximité afin de pouvoir intervenir et nous accompagner au meilleur moment, d’un point de vue financier comme sur le conseil.

      Le dernier c’est avant tout la passion et le plaisir : la passion du métier de l’usinage et le plaisir de voir ces jeunes s’ouvrir au monde, se développer et devenir, petit à petit, de bons professionnels.

      Tandem pour l’intérêt général : Générations Solidaires et Les Ecoles de la Chance

       Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l’intérêt général

      5 questions pour 1 tandem :
      Laurent Repelin (Fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires) et Jean de Dieu Ratzimbazafy (Les Écoles de la Chance)

      Pourquoi avez-vous choisi de soutenir Les Ecoles de la Chance à Madagascar ?

      Laurent REPELIN, Président de la Fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires :

      L’éducation des jeunes dans les pays les plus défavorisés est un des 3 axes de travail de notre Fondation.

      La gratuité totale de l’éducation proposée aux enfants par Les Ecoles de la Chance, la garantie d’un repas 4 fois par semaine et la localisation pour la majorité des 12 écoles dans le sud de Madagascar ont été des critères de choix importants.

       

       

      En quoi ce soutien de la fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires a-t-il été important pour vous ?

      Jean de Dieu RATZIMBAZAFY, Fondateur des Écoles de la Chance :

      Le soutien de la fondation Générations Solidaires a permis d’assurer notre développement. Chaque année les enfants grandissent et de nouvelles classes sont à ouvrir. Cela signifie plus d’enfants à nourrir (7 000 aujourd’hui), plus d’éducateurs nécessaires pour les former et plus d’infrastructures dans nos 12 écoles.


      Qu’est-ce que ce partenariat vous a apporté ?

      Laurent REPELIN, Président de la Fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires :

      Pour notre Fondation, un exercice de « Lâcher-prise » sur une bonne partie de nos processus d’attribution de subventions et un travail en confiance.

      A titre personnel, une expérience de VIE décapante au contact des enfants et des éducateurs.

       

      Quel impact ce partenariat a-t-il eu pour répondre aux enjeux de votre secteur ?

      Jean de Dieu RATZIMBAZAFY, Fondateur des Écoles de la Chance :

      Notre système d’école à mi-temps (l’autre mi-temps étant nécessaire aux travaux familiaux) avec des diplômes reconnus par l’état, permet à une jeunesse sans grand espoir d’accéder à une vie meilleure.

      Leur motivation est forte et le taux de réussite aux examens est exceptionnel.

       

      Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

      Laurent REPELIN, Président de la Fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires :

      La confiance réciproque, un bon reporting et une communication fluide entre nos deux organisations.

      Jean de Dieu RATZIMBAZAFY, Fondateur des Écoles de la Chance :

      La transparence, la confiance réciproque et la tenue des engagements.

      Mais aussi la mise en relation avec d’autres fondations qui sont venus nous soutenir (par exemple BEL ou AXIAN …).

          Tandem pour l’intérêt général : La Rotonde et Maison Daddy

          Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l’intérêt général

          5 questions pour 1 tandem :
          Stéphanie Roth (fonds La Rotonde) et Arnaud Bucaille (Maison Daddy)

          Pourquoi avez-vous choisi de soutenir Daddy ?

          Stéphanie Roth, co-fondatrice du fonds La Rotonde :

          Le Covid a mis en lumière le sujet sensible de la solitude et de l’isolement de nombre de nos aînés. L’idée d’intégrer des cafés dédiés aux personnes âgées d’un quartier à des habitats intergénérationnels nous a paru excellente. Les témoignages des locataires ou adhérents de Daddy autant que les chiffres parlaient d’eux même pour en démontrer l’efficience.

          En valorisant naturellement le souci de l’autre, Daddy recréé du lien, des échanges et de l’attention.
          Le bénéfice est double car lorsque les plus jeunes prennent soin des plus âgés, cela nourrit également leur propre quête de sens.


          En quoi ce soutien du fonds La Rotonde a-t-il été important pour vous ?

          Arnaud Bucaille, fondateur Maison Daddy :

          Le soutien de La Rotonde a été déterminant dans une phase stratégique de développement. L’implication pionnière dans notre foncière solidaire a permis de déclencher un effet de levier d’investissement x2 à x4, rendant possible notre projet à Douai : un lieu de vie intergénérationnel avec 31 logements (9 étudiants, 22 seniors) et un café associatif Chez Daddy. Ce lieu vise à lutter contre l’isolement, avec une capacité d’accueil de 1 500 à 2 000 adhérents.

          Ce soutien est arrivé au moment où nous devions prouver la viabilité de notre modèle économique avant un déploiement à l’échelle.

           

          Qu’est-ce que ce partenariat vous a apporté ?

          Stéphanie Roth, co-fondatrice du fonds La Rotonde :

          Nous avons découvert une forme de philanthropie entrepreneuriale : nous avions initialement envisagé d’accompagner le projet sous la forme classique d’un mécénat, mais Arnaud et Philippe nous ont incité à investir dans une foncière solidaire, créant ainsi une structure économique pérenne pour financer les lieux de vie.

          La recherche du profit n’est évidemment pas l’objectif poursuivi, mais si le capital est en tout ou partie préservé, il pourra servir à financer d’autres projets par la suite.
          Ce modèle économique est intéressant lorsqu’il correspond à la philosophie du projet et sert des associations bien gérées comme Daddy.


          Quel impact ce partenariat a-t-il eu pour répondre aux enjeux de votre secteur ?

          Arnaud Bucaille, fondateur Maison Daddy :

          L’un des grands défis de notre société est l’isolement des personnes âgées : en France, près de 40 % des plus de 60 ans sont touchés par la solitude. Le partenariat avec La Rotonde nous aide à apporter une réponse concrète à cet enjeu, en combinant logement inclusif et lien social via nos cafés Chez Daddy.

          Il renforce notre capacité à démontrer un modèle économique viable / réplicable et à attirer d’autres acteurs solidaires.
          Exemple concret : grâce à ce soutien, nous finalisons l’acquisition d’un ancien hôtel de 1 200 m² à Douai pour y déployer notre concept.

          Ce projet fait partie des tout premiers investissements qui nous permettront ensuite d’attirer des montants de fonds plus ambitieux afin de démultiplier notre impact sur le territoire.


          Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

          Stéphanie Roth, co-fondatrice du fonds La Rotonde :

          Au-delà du capital apporté sur un projet spécifique, notre souhait est de pouvoir contribuer à fédérer d’autres philanthropes vers ce projet ambitieux, dont les importants besoins en capitaux nécessaires pour démultiplier son impact sont contrebalancés par un modèle économique visant à une forme d’autonomie.

          Arnaud Bucaille, fondateur Maison Daddy :

          Le succès de notre tandem avec La Rotonde repose sur une vision partagée : celle d’une philanthropie entrepreneuriale, tournée vers l’impact durable. Leur engagement, leur regard d’investisseur exigeant et leur réseau nous poussent à viser l’équilibre économique, la réplicabilité, et l’autonomie.

          Ce partenariat nous aide à poser les fondations d’un modèle solide, où chaque euro introduit sert à construire une solution pérenne et duplicable. Là où beaucoup de dons financent de l’exploitation sans perspective d’élargissement, nous voulons démontrer qu’un investissement bien pensé peut créer de la valeur sociale… et générer de nouvelles capacités d’action.

              Un Esprit de Famille
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