– Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l’intérêt général
5 questions pour 1 tandem à 3 :
Jérôme Adam (fondation Tout Pour Être Heureux), Guénaëlle Pérelle et Sandrine Lamétairie (association Plus Fort)

Qu’est-ce qui vous a convaincu de soutenir Plus fort ?
Jérôme Adam, fondateur de la fondation Tout Pour Être Heureux :
Plus Fort est une pépite pour laquelle nous avons eu un gros coup de cœur.
Depuis 17 ans, l’association agit pour renforcer la santé mentale, prévenir les comportements à risques et favoriser la réussite éducative et sociale, avec déjà 100 000 enfants et adolescents accompagnés et 2 000 adultes formés.
Depuis neuf ans, elle déploie le programme « Plus forts ensemble » auprès des 6-11 ans, en mobilisant à la fois les professionnels de l’enfance, les parents et les enfants à l’échelle d’un quartier, entendu comme une école et son environnement. Cette approche systémique, encore rare, permet une action en profondeur et durable. Les professionnels formés deviennent autonomes et peuvent déployer le programme, notamment s’ils viennent à changer de quartier. Enfin, son impact se mesure aussi à son appropriation par les familles : il est aujourd’hui demandé par les parents eux-mêmes, et pas seulement par les écoles.
Qu’est-ce qui fait la force de votre partenariat avec Tout pour être heureux ?
Guénaëlle Pérelle et Sandrine Lamétairie co-directrices de l’association Plus Fort :
La force de notre partenariat repose avant tout sur une confiance solide et une réelle liberté d’action accordée par la Fondation, qui nous permet de déployer nos initiatives au plus près du terrain.
Nous partageons également une vision profondément commune : placer l’humain, l’éducation et le bien-être mental au cœur de chaque action.
Grâce à ce socle, Plus Fort peut intervenir avec précision et pertinence, en s’appuyant sur une connaissance fine des besoins et des réalités vécues par les enfants, les familles et les professionnels de l’éducation à Marseille.
Qu’avez-vous appris au contact de cette association ?
Jérôme Adam, fondateur de la fondation Tout Pour Être Heureux :
Pendant deux ans, j’ai sillonné la France avec le film documentaire « Tout pour être heureux ? », à travers plus de 150 ciné-débats réunissant 18 000 spectateurs. Au-delà du constat alarmant sur notre jeunesse (un jeune sur quatre en situation de vulnérabilité psychique), j’ai mesuré le rôle clé des programmes de développement des compétences psychosociales (CPS) pour prévenir les comportements à risque (harcèlement, addictions…) et favoriser la réussite des jeunes. Encore insuffisamment soutenus en France, ces programmes sont souvent portés soit par le champ de la santé, soit par celui de l’éducation.
L’association Plus Fort se distingue en créant un véritable pont entre ces deux univers, habituellement cloisonnés. La permanence psychologique intégrée au programme « Plus forts ensemble » en est une illustration forte : elle renforce la prévention, accompagne les jeunes et leurs familles, et favorise un dialogue essentiel entre éducation et santé.
Pouvez-vous donner un exemple de ce que ce soutien a rendu possible ?
Guénaëlle Pérelle et Sandrine Lamétairie co-directrices de l’association Plus Fort :
Ce soutien nous a permis de répondre concrètement aux besoins exprimés par les familles du quartier Belle de Mai à Marseille, en déployant le programme « Plus Fort ensemble ». Porté par les psychologues de l’association sur trois ans, ce dispositif vise à renforcer les compétences psychosociales des enfants.
En complément du soutien de la Cité éducative, l’appui de la Fondation nous permet aujourd’hui d’accompagner l’ensemble de l’école Cadenat ainsi que le centre social Belle de Mai.
Au total, ce sont 400 enfants et leurs familles, ainsi que 30 professionnels, qui bénéficient de cet accompagnement structurant.
Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?
Jérôme Adam, fondateur de la fondation Tout Pour Être Heureux :
S’il ne fallait en retenir qu’une, ce serait l’alignement parfait entre la mission de la fondation et le programme « Plus forts ensemble »
Ce programme couvre en effet les trois piliers d’intervention de la fondation :
- Le jeune, avec ses terrains de vulnérabilité : stress, angoisse, troubles…
- Son environnement, notamment ses deux premiers cercles de socialisation : la famille et l’école)
- Ses connaissances sur les comportements à risque et le développement de ses compétences psychosociales : confiance en soi, liberté de jugement, sécurisation affective.
A cela s’ajoute une relation fondée sur une confiance et une transparence totale, aussi bien dans nos réussites que dans nos difficultés.
Enfin, une conviction partagée : lorsque l’impact est là, il faut savoir rester agile. Éviter les lourdeurs inutiles pour concentrer l’énergie là où elle compte vraiment.
Guénaëlle Pérelle et Sandrine Lamétairie co-directrices de l’association Plus Fort :
- Une vision commune forte
Nous partageons la même ambition : agir simultanément et concrètement pour le mieux-être des enfants, des parents et des professionnels. - Une complémentarité naturelle
L’association Plus Fort apporte l’ancrage terrain, la proximité et la connaissance des besoins. La fondation apporte les moyens, la structuration et la capacité à donner de l’ampleur aux actions. - Une relation de confiance
Au fil du temps, nous avons construit une collaboration fluide, fondée sur l’écoute, la transparence et le respect des rôles de chacun. - Une capacité à co-construire
Les idées, les projets et les réussites ou les déceptions sont partagés, ce qui renforce le sentiment d’unité et d’utilité.
En résumé, Notre succès repose sur un bel équilibre : des valeurs communes, des forces complémentaires et une relation humaine authentique.