La fondation AMIPI reçoit le prix de l’entrepreneur
de l’année Ernst & Young sur l’engagement sociétal
Pour sa 26è édition, ce Prix de l’Entrepreneur de l’Année pour la région Ouest a été remis en septembre 2018 au président de la fondation AMIPI – Bernard VENDRE, Jean-Marc Richard pour distinguer toutes les usines apprenantes et inclusives des Pays de Loire et Centre Val de Loire créées par la Fondation.
Maryse Vendre, cofondatrice de la fondation, Jean-Marc Richard, président, et Doriane Pastor, directrice de l’usine apprenante et inclusive de Nantes Métropole ont mis en lumière les grands principes de la fondation :
- le refus d’installer les gens dans le handicap ;
- le coût du travail doit toujours être privilégié à celui du non travail. Il est essentiel de bâtir un social responsable qui ne scarifie pas, par la dette excessive, celui des générations futures ;
- l’industrie et ses usines offrent de formidables opportunités pour développer simultanément les personnes et de bons produits.
Pour en savoir plus : Lisez Le travail qui guérit sur l’« expérience AMIPI », rédigé par le professeur et neuropsychiatre Jean-Michel Oughourlian. Pendant plusieurs mois, il s’est immergé au cœur des usines apprenantes d’AMIPI. Son constat ? Chacun des opérateurs, porteur de handicap cognitif, progresse et développe ses capacités et son autonomie grâce au travail.




Isabelle Bouzoud, présidente : fondation de flux créée en 2006, hébergée à la fondation Caritas, la fondation Brageac rassemble notre famille au sens large, composée de nombreux cousins. Nous soutenons des projets de solidarité en France et l’international : éducation, formation, insertion, lutte contre l’exclusion.
François Lemarchand, fondateur : en même temps que l’entreprise Nature et Découvertes, j’ai créé en 1991 la fondation Nature et Découvertes en y reversant 10 % des bénéfices de l’entreprise. Sa mission est la protection de la nature et l’éducation à la nature. Il y a 6 ans, mon fils est devenu président de la fondation en même temps que président de l’entreprise. La fondation est maintenant complètement prise en mains par le personnel de l’entreprise, qui apporte des projets de terrain : c’est un outil formidable de fierté et de sens.
René Barbier de la Serre, fondateur et président : créée en 2004 par ma femme et moi-même, notre fondation reconnue d’utilité publiques (FRUP) dispose d’une dotation définitive qui procure des revenus de 400 000 € par an pour financer des projets qui répondent aux besoins élémentaires des jeunes enfants très défavorisés.
Michèle Guyot-Roze, vice-présidente : la fondation Hippocrène a été créée par mes parents, Jean et Mona Guyot en 1992, sous forme de FRUP. Sa mission : les jeunes et l’Europe. Nous finançons des projets qui permettent à de jeunes Européens de se rencontrer et d’agir ensemble dans les domaines de l’éducation, de la culture ou de l’humanitaire. Ce sujet est devenu important et urgent.
Alexis Merville, président : la majorité du conseil d’administration est constituée de membres de la famille. Depuis sa création, trois générations y coexistent. Chaque membre de la famille peut devenir ambassadeur du projet familial. Les projets nous parviennent par le site Internet. Les membres du conseil donnent leur avis ; in fine le Bureau décide, dans le respect des avis donnés. Il est indispensable de créer les conditions d’un vrai débat, où tous s’expriment, avant la décision finale du président. Il n’y pas de "statue du commandeur" devant laquelle tout le monde s’incline ! Les discussions à 3 générations sont en fait plus faciles qu’à 2 générations ; et c’est possible de s’engager dès l’adolescence. La directrice non salariée de la Fondation est ma sœur, Dorothée Merville. Le Cercle des Amis de la fondation, créé en 2011, est présidé par les conjoints de Michèle et moi-même. Il est important que les conjoints aient leur place : l’engagement dans la Fondation, en plus de la vie professionnelle et familiale, suppose une adhésion de toute la cellule familiale.

Guy de la Martinière, président : notre histoire commence avec un oncle et une tante, Odilon Lannelongue et Marie Cibiel, qui furent très généreux dans leurs dons aux personnes défavorisées ; ils ont notamment créé en 1892 un foyer à Clichy pour les jeunes filles en grande difficulté. En 1949, ce foyer fusionna avec Le Nid, dont la mission était d'aider les personnes en situation de prostitution. Après 1968, l’association Cibiel Lannelongue a été recréée et s’est séparée du Nid pour une divergence de valeurs et de gouvernance. Depuis une trentaine d’années, sa mission est de soutenir financièrement et humainement l’association Claire Amitié, qui a créé et gère des foyers d'accueil de jeunes filles en difficulté : 6 foyers en France, 6 en Afrique, 1 au Cambodge, 1 au Brésil. Environ 2000 jeunes filles sont aidées chaque année.
Louis de Montferrand, président : la Société philanthropique est le fruit de 20 histoires familiales. Par exemple, M. de Ladoucette a amassé une grosse fortune sous le Second Empire. Veuve, Mme de Ladoucette s’est intéressée aux jeunes filles ouvrières qui vivaient dans des conditions insalubres. Elle a créé pour elles des activités de soutien regroupées dans une fondation, que ses neveux ont reprise après sa mort. Ils ont légué la fondation à la Société philanthropique pour la pérenniser. 1 ou 2 membres de la famille Ladoucette sont toujours présents dans le conseil d’administration. Nous ne sommes pas des fondateurs mais des transmetteurs… Ce conseil de 20 personnes comprend une dizaine de descendants des donateurs du 19è siècle. Les dix autres membres sont des personnes très qualifiées, des amis qui nous complètent : médecins, financiers, dirigeants d’entreprise, mères de familles nombreuses… Nous avons besoin de leurs compétences et aussi de leur humanité.

Nathalie Goye
Jacques Vincent,
Manuela d'Halloy,
Alexia Maury-Segard,