Tandem pour l’intérêt général : Martine Coisne Vercken et Aux captifs, la libération

 Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l’intérêt général

5 questions pour 1 tandem :
Cécile Hartig (Fonds Martine Coisne Vercken)  et Thierry Desjuzeur (Aux captifs, la libération)

Pourquoi avez-vous choisi de soutenir Aux captifs, la libération

Cécile Hartig, cofondatrice du fonds Martine Coisne Vercken :

Une des membres du Fonds Martine Coisne Vercken vit à Paris, à côté d’un lieu d’accueil de l’association Aux captifs, la libération.

En discutant avec l’un des bénévoles, elle a découvert l’action essentielle, mais peu connue, de cette association depuis 1981 auprès des personnes de la rue, portée aujourd’hui par 300 bénévoles et 80 professionnels.

Elle a présenté cette action au conseil, et nous avons choisi, ensemble, de soutenir un projet qu’ils avaient du mal à faire financer : le programme Marcel Olivier, qui se penche sur le sujet de la dépendance à l’alcool des personnes sans abri.

Pour nous, le sujet de l’addiction n’était pas un tabou et concerne tout le monde.

En quoi le soutien du fonds Martine Coisne Verken a-t-il été important pour vous ?

Thierry Desjuzeur, Directeur Général de l’association Aux captifs, la libération :

Le Fonds Martine Coisne Vercken soutient un programme phare et innovant de notre association Aux captifs, la libération, sur le sujet complexe de l’addiction à l’alcool des personnes qui vivent dans la rue : le Programme Marcel Olivier.

Ce programme porte le nom d’une personne accompagnée par le passé par notre association, qui a réussi à sortir de la captivité de l’alcool. Il permet aux personnes alcoolodépendantes qui vivent dans la rue de bénéficier d’un accompagnement sans jugement sur le sujet de l’alcool, avec l’appui d’une équipe spécifique, pluridisciplinaire : éducateur, infirmier, psychologue addictologue.

Depuis 2022, il est soutenu en partie par des financements publics (Agence Régionale de Santé, Fonds de Lutte contre les Addictions) mais un cofinancement privé reste et restera indispensable pour assurer son déploiement, au sein de l’association et au-delà, chez d’autres partenaires associatifs.


Qu’est-ce que ce partenariat vous a apporté ?

Cécile Hartig, cofondatrice du fonds Martine Coisne Vercken :

Ce partenariat nous a d’abord permis de vivre de belles rencontres.

Notamment celle d’Apolline, la responsable du Programme Marcel Olivier. Nous l’avons rencontrée dans le lieu qui accueille spécifiquement les personnes alcoolodépendantes, au cœur de Paris. Une jeune femme très engagée sur le sujet, débordante d’énergie, malgré la grande difficulté du sujet et des personnes qu’elle accompagne !

Au-delà, le partenariat nous a permis d’en savoir plus sur le sujet de la dépendance à l’alcool des personnes sans abri, et de comprendre que le sujet de la grande précarité et du sans-abrisme est un sujet complexe, qui nécessite du temps long.

On ne sort pas facilement de la rue quand on y a passé des années. L’expérience des Captifs sur la question, depuis plus de 40 ans, est très intéressante : elle montre que le lien est premier pour remettre la personne debout. Ils sont d’ailleurs reconnus par les pouvoirs publics comme étant les seuls à savoir faire cette prise en charge complète de la personne.

Quel impact ce partenariat a-t-il eu pour répondre aux enjeux de votre secteur ?

Thierry Desjuzeur, Directeur Général de l’association Aux captifs, la libération :

« Les Captifs » – le surnom de notre association – sont présents dans la rue depuis 1981 auprès des personnes sans logement ou en situation de prostitution. Nous constatons que l’addiction à l’alcool représente une double peine pour ces personnes : elles n’ont pas accès aux dispositifs de droits communs, aux établissements de santé…

Notre action a un impact visible : avec un accompagnement adapté, les personnes alcoolodépendantes reprennent confiance en leur dignité et en leur capacité à « apprivoiser leur consommation d’alcool » et à poser des choix sur ce sujet.

Le partenariat avec le Fonds Martine Coisne Vercken a représenté une aide très concrète, et aussi une marque de reconnaissance pour notre action sur ce sujet de santé publique. C’est un gage de confiance très important pour convaincre d’autres acteurs publics et privés de nous accompagner.

Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

Cécile Hartig, cofondatrice du fonds Martine Coisne Vercken :

Deux clés essentielles sont la confiance et la transparence. Quand nous avons rencontré les Captifs, ils nous ont présenté un projet clair, des objectifs précis, des comptes certifiés. Ils ont répondu à nos questions. Mais ensuite nous les avons laissé avancer sur leur projet, avec un point d’étape annuel. Ce sont eux les « pros » du sujet.

En parallèle, ils nous ont invités à différents événements qui nous ont permis de mieux faire connaissance et de découvrir toute la complexité de la très grande précarité. Les différentes rencontres proposées, et notamment leur Atelier des Partenaires, ont également participé à renforcer nos liens.

Thierry Desjuzeur, Directeur Général de l’association Aux captifs, la libération :

La première clé, c’est la rencontre que nous avons pu réaliser avec les membres du fonds, sur notre espace Marcel Olivier, vitrine du Programme (Paris, 9e). Elle nous a permis de nous connaître, de nous comprendre et d’établir une confiance réciproque.

Ensuite, leur engagement financier pluri annuel, sur des dépenses de fonctionnement (prise en charge du salaire de la responsable du Programme) nous permet de projeter le programme sur le temps long.

Dans ce cadre, en 2026, nous allons organiser une présentation de nos actions et de nos besoins à nos partenaires financiers actuels et potentiels, pour qu’ils nous aident à démultiplier l’impact de notre action.

      Tandem pour l’intérêt général : Siska et O’tech – Ecole de production

      – Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l’intérêt général

      5 questions pour 1 tandem :
      Laurent Bataille (fondation Siska) et Bruno Batailly (O’tech – Ecole de production)

      Pourquoi avez-vous choisi de soutenir l’école de production O’tech ?

      Laurent Bataille, fondateur de la fondation Siska :

      Chef d’entreprise depuis 40 ans, je me suis toujours investi dans le recrutement, la formation professionnelle sur notre territoire et l’attractivité de notre industrie. Quand j’ai découvert ce modèle des écoles de production à Toulouse, j’ai tout de suite été séduit car il répondait très bien à ces préoccupations d’insertion en faisant le pari de redonner de l’avenir à des jeunes qui ne se retrouvaient plus dans le système scolaire et en les formant à nos métiers industriels.

      J’ai mobilisé des amis industriels et nous avons créé O TECH Ecole de Production à Compiègne avec 3 objectifs :
      – faire de l’insertion de jeunes souvent issues de familles fracassées,
      – montrer que l’industrie a un avenir en France,
      – et enfin former des jeunes à des métiers plein d’avenir que les entreprises recherchent.

      Soutenir O TECH aujourd’hui, c’est lui donner les moyens de continuer son œuvre au service des jeunes et de l’industrie.


      En quoi le soutien de la fondation Siska a-t-il été important pour vous ?

      Bruno Batailly, directeur O’tech – Ecole de production :

      La fondation Siska nous a apporté une aide précieuse récente dans le financement d’un agrandissement. Le local trouvé à l’ouverture de l’école correspondait à l’ensemble de nos critères de localisation, de répartition et composition, mais ne possédait pas assez de surface pour accueillir l’ensemble des jeunes de nos 3 filières : usinage, chaudronnerie et soudure.
      Ainsi dès le démarrage de O’TECH, nous avions le projet d’agrandir notre atelier de chaudronnerie/soudure et de créer 3 salles de classes. Siska fût l’un des premiers donateurs, nous permettant d’en convaincre d’autres.
      Après environ 1 année de travaux, notre agrandissement fût inauguré en mai 2024 pour donner à nos jeunes les meilleures conditions d’apprentissage.

       

       

      Qu’est-ce que ce partenariat vous a apporté ?

      Laurent Bataille, fondateur de la fondation Siska :

      La première satisfaction est de voir des jeunes qui étaient en déshérence, retrouver goût à la vie, heureux d’apprendre et s’engager dans des voies professionnelles industrielles prometteuses pour leur avenir.

      Ensuite, ce partenariat est une longue aventure collective, initialement avec quelques entreprises membres fondateurs et les territoires puis progressivement avec un grand nombre d’industriels et d’institutions en charge des jeunes.

      Les jeunes des premières promotions arrivent progressivement sur le marché du travail et les entreprises se les arrachent !


      Quel impact ce partenariat a-t-il eu pour répondre aux enjeux de votre secteur ?

      Bruno Batailly, directeur O’tech – Ecole de production :

      Le partenariat avec la fondation Siska est avant tout un partenariat de très long terme, puisque Laurent Bataille fait partie de nos membres fondateurs et il est actuellement président de notre association. Ainsi, son engagement du quotidien nous a permis non seulement de lancer O’TECH, mais également de prendre l’essor projeté, afin d’accueillir des jeunes du territoire de Compiègne et au-delà.

      A ces jeunes, qui “n’aiment pas être assis toute la journée sur une chaise”, nous proposons, à travers la pédagogie innovante du “Faire pour apprendre”, une nouvelle voie pour se former aux métiers de l’usinage, de la chaudronnerie et de la soudure.


      Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

      Laurent Bataille, fondateur de la fondation Siska :

      Le succès du tandem Fondation – Ecole est un alignement très fort sur les valeurs aussi bien avec la direction de l’école qu’avec son conseil d’administration.
      Avec 50 jeunes, l’école est à l’image d’une grande famille que nous sommes heureux de soutenir et d’accompagner dans son développement afin qu’elle puisse atteindre son objectif de 70 jeunes.
      La clé du succès est bien la confiance partagée.

      Bruno Batailly, directeur O’tech – Ecole de production :

      Une première clé de la réussite est avant tout un accompagnement sur le moyen-long terme. En effet, monter une école de production c’est déjà près de 1,5 années d’avant-projet, puis une fois lancé,e c’est environ 6-7 années de montée en charge et de stabilisation. Il est donc très précieux pour nous de pouvoir compter sur la fondation Siska et son président à nos côtés au moins pendant ces années !

      Une seconde clé est l’accompagnement en proximité afin de pouvoir intervenir et nous accompagner au meilleur moment, d’un point de vue financier comme sur le conseil.

      Le dernier c’est avant tout la passion et le plaisir : la passion du métier de l’usinage et le plaisir de voir ces jeunes s’ouvrir au monde, se développer et devenir, petit à petit, de bons professionnels.

      Tandem pour l’intérêt général : Générations Solidaires et Les Ecoles de la Chance

       Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l’intérêt général

      5 questions pour 1 tandem :
      Laurent Repelin (Fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires) et Jean de Dieu Ratzimbazafy (Les Écoles de la Chance)

      Pourquoi avez-vous choisi de soutenir Les Ecoles de la Chance à Madagascar ?

      Laurent REPELIN, Président de la Fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires :

      L’éducation des jeunes dans les pays les plus défavorisés est un des 3 axes de travail de notre Fondation.

      La gratuité totale de l’éducation proposée aux enfants par Les Ecoles de la Chance, la garantie d’un repas 4 fois par semaine et la localisation pour la majorité des 12 écoles dans le sud de Madagascar ont été des critères de choix importants.

       

       

      En quoi ce soutien de la fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires a-t-il été important pour vous ?

      Jean de Dieu RATZIMBAZAFY, Fondateur des Écoles de la Chance :

      Le soutien de la fondation Générations Solidaires a permis d’assurer notre développement. Chaque année les enfants grandissent et de nouvelles classes sont à ouvrir. Cela signifie plus d’enfants à nourrir (7 000 aujourd’hui), plus d’éducateurs nécessaires pour les former et plus d’infrastructures dans nos 12 écoles.


      Qu’est-ce que ce partenariat vous a apporté ?

      Laurent REPELIN, Président de la Fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires :

      Pour notre Fondation, un exercice de « Lâcher-prise » sur une bonne partie de nos processus d’attribution de subventions et un travail en confiance.

      A titre personnel, une expérience de VIE décapante au contact des enfants et des éducateurs.

       

      Quel impact ce partenariat a-t-il eu pour répondre aux enjeux de votre secteur ?

      Jean de Dieu RATZIMBAZAFY, Fondateur des Écoles de la Chance :

      Notre système d’école à mi-temps (l’autre mi-temps étant nécessaire aux travaux familiaux) avec des diplômes reconnus par l’état, permet à une jeunesse sans grand espoir d’accéder à une vie meilleure.

      Leur motivation est forte et le taux de réussite aux examens est exceptionnel.

       

      Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

      Laurent REPELIN, Président de la Fondation Henri Baboin-Jaubert / Générations Solidaires :

      La confiance réciproque, un bon reporting et une communication fluide entre nos deux organisations.

      Jean de Dieu RATZIMBAZAFY, Fondateur des Écoles de la Chance :

      La transparence, la confiance réciproque et la tenue des engagements.

      Mais aussi la mise en relation avec d’autres fondations qui sont venus nous soutenir (par exemple BEL ou AXIAN …).

          Tandem pour l’intérêt général : La Rotonde et Maison Daddy

          Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l’intérêt général

          5 questions pour 1 tandem :
          Stéphanie Roth (fonds La Rotonde) et Arnaud Bucaille (Maison Daddy)

          Pourquoi avez-vous choisi de soutenir Daddy ?

          Stéphanie Roth, co-fondatrice du fonds La Rotonde :

          Le Covid a mis en lumière le sujet sensible de la solitude et de l’isolement de nombre de nos aînés. L’idée d’intégrer des cafés dédiés aux personnes âgées d’un quartier à des habitats intergénérationnels nous a paru excellente. Les témoignages des locataires ou adhérents de Daddy autant que les chiffres parlaient d’eux même pour en démontrer l’efficience.

          En valorisant naturellement le souci de l’autre, Daddy recréé du lien, des échanges et de l’attention.
          Le bénéfice est double car lorsque les plus jeunes prennent soin des plus âgés, cela nourrit également leur propre quête de sens.


          En quoi ce soutien du fonds La Rotonde a-t-il été important pour vous ?

          Arnaud Bucaille, fondateur Maison Daddy :

          Le soutien de La Rotonde a été déterminant dans une phase stratégique de développement. L’implication pionnière dans notre foncière solidaire a permis de déclencher un effet de levier d’investissement x2 à x4, rendant possible notre projet à Douai : un lieu de vie intergénérationnel avec 31 logements (9 étudiants, 22 seniors) et un café associatif Chez Daddy. Ce lieu vise à lutter contre l’isolement, avec une capacité d’accueil de 1 500 à 2 000 adhérents.

          Ce soutien est arrivé au moment où nous devions prouver la viabilité de notre modèle économique avant un déploiement à l’échelle.

           

          Qu’est-ce que ce partenariat vous a apporté ?

          Stéphanie Roth, co-fondatrice du fonds La Rotonde :

          Nous avons découvert une forme de philanthropie entrepreneuriale : nous avions initialement envisagé d’accompagner le projet sous la forme classique d’un mécénat, mais Arnaud et Philippe nous ont incité à investir dans une foncière solidaire, créant ainsi une structure économique pérenne pour financer les lieux de vie.

          La recherche du profit n’est évidemment pas l’objectif poursuivi, mais si le capital est en tout ou partie préservé, il pourra servir à financer d’autres projets par la suite.
          Ce modèle économique est intéressant lorsqu’il correspond à la philosophie du projet et sert des associations bien gérées comme Daddy.


          Quel impact ce partenariat a-t-il eu pour répondre aux enjeux de votre secteur ?

          Arnaud Bucaille, fondateur Maison Daddy :

          L’un des grands défis de notre société est l’isolement des personnes âgées : en France, près de 40 % des plus de 60 ans sont touchés par la solitude. Le partenariat avec La Rotonde nous aide à apporter une réponse concrète à cet enjeu, en combinant logement inclusif et lien social via nos cafés Chez Daddy.

          Il renforce notre capacité à démontrer un modèle économique viable / réplicable et à attirer d’autres acteurs solidaires.
          Exemple concret : grâce à ce soutien, nous finalisons l’acquisition d’un ancien hôtel de 1 200 m² à Douai pour y déployer notre concept.

          Ce projet fait partie des tout premiers investissements qui nous permettront ensuite d’attirer des montants de fonds plus ambitieux afin de démultiplier notre impact sur le territoire.


          Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

          Stéphanie Roth, co-fondatrice du fonds La Rotonde :

          Au-delà du capital apporté sur un projet spécifique, notre souhait est de pouvoir contribuer à fédérer d’autres philanthropes vers ce projet ambitieux, dont les importants besoins en capitaux nécessaires pour démultiplier son impact sont contrebalancés par un modèle économique visant à une forme d’autonomie.

          Arnaud Bucaille, fondateur Maison Daddy :

          Le succès de notre tandem avec La Rotonde repose sur une vision partagée : celle d’une philanthropie entrepreneuriale, tournée vers l’impact durable. Leur engagement, leur regard d’investisseur exigeant et leur réseau nous poussent à viser l’équilibre économique, la réplicabilité, et l’autonomie.

          Ce partenariat nous aide à poser les fondations d’un modèle solide, où chaque euro introduit sert à construire une solution pérenne et duplicable. Là où beaucoup de dons financent de l’exploitation sans perspective d’élargissement, nous voulons démontrer qu’un investissement bien pensé peut créer de la valeur sociale… et générer de nouvelles capacités d’action.

              Tandem pour l’intérêt général : Alter&Care et Parlons Démocratie

               Philanthropie familiale et associations : ENSEMBLE pour l’intérêt général

              5 questions pour 1 tandem en trio :
              Bénédicte Gueugnier, Lucie Gueugnier (fondation Alter&Care) et Raphaël Culliford (Parlons Démocratie)

              Pourquoi avez-vous choisi de soutenir Parlons Démocratie ?

              Bénédicte et Lucie Gueugnier, présidente et directrice générale de la fondation Alter&Care :

              Nous avons choisi de soutenir Parlons Démocratie dans le cadre d’un nouvel axe de soutien que nous développons depuis 2 ans au sein de notre fondation : la Citoyenneté. 

              Dans une société de plus en plus individualiste, dans laquelle les valeurs collectives ne séduisent plus, il nous semble essentiel de développer la cohésion sociale et d’éduquer – en particulier les jeunes – à la citoyenneté, afin qu’ils deviennent des acteurs responsables et engagés.

              Parlons Démocratie est né en 2020 autour du même constat de l’affaiblissement de nos démocraties (baisse de la participation électorale, montée des discours de rejet des institutions, et méfiance généralisée). Convaincus (comme nous) que l’éducation est le premier rempart contre ces menaces, l’association répond à cet enjeu en sensibilisant des milliers de jeunes chaque année autour de modules pédagogiques pour renforcer l’éducation à la démocratie.


              En quoi ce soutien de la fondation Alter&Care a-t-il été important pour vous ?

              Raphaël Culifford, délégué général de l’association Parlons Démocratie :

              Le soutien de la Fondation Alter&Care a été décisif pour permettre à Parlons Démocratie de répondre à une demande croissante des établissements : accompagner des réécritures participatives – par les élèves – des règlements intérieurs des établissements scolaires.

              C’est un format que nous avions testé, qui montrait de très forts résultats sur les jeunes : une participation accrue, un climat scolaire apaisé, une confiance retrouvée dans leur capacité à agir, et un engagement renforcé dans leurs choix d’orientation et pour l’intérêt général. Ce format intéressait l’Éducation nationale, et nous recevions de nombreuses demandes d’établissements souhaitant s’engager dans cette démarche, sans disposer des moyens pour y répondre.

              La Fondation Alter&Care a pris le risque de nous faire confiance pour le développer à grande échelle, et grâce à leur soutien, près de 10 000 jeunes vont directement bénéficier de cette action, dans une période où il est essentiel de renforcer leurs compétences citoyennes et leur capacité à agir dans leur environnement.

              Il est aujourd’hui très important de les inclure directement dans la réflexion sur les règles qui les concernent, de leur montrer que leur voix compte et qu’elle peut transformer leur quotidien.


              Qu’est-ce que ce partenariat vous a apporté ?

              Bénédicte et Lucie Gueugnier, présidente et directrice générale de la fondation Alter&Care :

              Parlons démocratie fait intervenir des professionnels des institutions publiques dans les établissements scolaires pour contribuer à un enseignement moral et civique captivant. Cette association nous a montré que les élèves, les enseignants et les nombreux intervenants bénévoles étaient très motivés à l’idée de renforcer le pouvoir d’agir citoyen.

              Nous avons assisté à une simulation de débat parlementaire, organisée avec des élèves de sixième, qui se sont vu remettre une proposition de loi fictive sur le vote à 16 ans. Après avoir préparé leurs amendements avec leur professeur, les élèves ont débattu de manière très impliquée et respectueuse. L’envie est donc bien là (dès le plus jeune âge), il faut juste la faire émerger !

              Nous sommes la première fondation privée à avoir accompagné l’association, essentiellement soutenue par les pouvoirs publics. Dans ce cadre, Raphaël a eu à cœur de nous donner régulièrement des nouvelles et de nous impliquer en tant qu’acteur à part entière. Notre collaboration montre que l’alliance du privé et du public peut contribuer à de belles aventures associatives.


              Quel impact ce partenariat a-t-il eu pour répondre aux enjeux de votre secteur ?

              Raphaël Culifford, délégué général de l’association Parlons Démocratie :

              Ce partenariat avec la Fondation Alter&Care a eu un impact structurant pour Parlons Démocratie et, plus largement, pour le secteur de l’éducation à la citoyenneté.

              En nous permettant de déployer à grande échelle une démarche participative innovante, il nous a donné les moyens de répondre concrètement aux besoins des établissements et aux attentes de l’Éducation nationale, tout en maintenant une exigence de qualité et de proximité avec le terrain.

              Grâce à ce soutien, nous avons pu démontrer que des initiatives ambitieuses, centrées sur l’inclusion des jeunes et la valorisation de leur voix, produisent des résultats tangibles : des élèves qui s’impliquent davantage dans la vie collective, qui développent leur esprit critique, qui affinent leur projet d’orientation et qui s’engagent dans l’intérêt général.

              Ce partenariat illustre la capacité des fondations familiales à jouer un rôle pionnier pour l’innovation sociale, en donnant aux associations les moyens de transformer des idées prometteuses en actions à fort impact, au bénéfice direct des jeunes et de la société


              Quelles sont les clés du succès de votre tandem ?

              Bénédicte et Lucie Gueugnier, présidente et directrice générale de la fondation Alter&Care :

              Les clés du succès de notre tandem reposent sur la confiance, sur la transparence et sur les échanges réguliers et non « officiels » (en dehors des rapports d’activités, des comptes annuels etc.) entre l’association et la fondation.

              Nous avons également invité Raphaël à une journée organisée par notre fondation pour les dirigeants d’associations (sans notre présence) afin qu’ils puissent échanger entre pairs avec l’aide d’un coach spécialisé. Ce soutien extra-financier a renforcé les liens avec Raphaël et Parlons Démocratie |, car il permet de sortir du cadre et de la relation financé / financeur.

              Raphaël Culifford, délégué général de l’association Parlons Démocratie :

              Les clés de notre tandem avec la Fondation Alter&Care tiennent d’abord à la confiance mutuelle et à la simplicité de nos échanges, qui nous permettent d’agir ensemble avec efficacité et sincérité. Nous partageons un objectif commun : renforcer la cohésion sociale en donnant aux jeunes les moyens de devenir des citoyens responsables et engagés.

              La Fondation Alter&Care est la première fondation privée à nous avoir soutenus, à un moment où nous étions essentiellement financés par des partenaires publics. À ce titre, cette relation est particulièrement précieuse : leur confiance a inspiré d’autres mécènes et nous a permis de structurer notre développement tout en conservant notre capacité à innover.

              Leur soutien dépasse le cadre financier : ils nous accompagnent par leurs conseils, leurs mises en relation et des moments de réflexion qui nourrissent notre action. La journée de formation qu’ils ont organisée pour les dirigeants associatifs a été, à titre personnel, un moment précieux : elle m’a permis de rencontrer d’autres responsables d’associations, d’échanger sur nos pratiques et de progresser dans mon rôle de dirigeant.

              Cette relation de confiance nous donne la liberté d’expérimenter et d’innover au cœur de notre mission, en sachant que nous avançons ensemble, dans un esprit d’équipe, pour répondre aux défis de notre société.

               

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